Catherine Grive
Catherine Grive
Commenter une oeuvre d'art est paradoxalement nécessaire et impossible. Nécessaire car il faut parler. Impossible car toute parole rompt le silence de l'oeuvre et lui substitue le vacarme du concept. Tout commentateur est condamné à la contradiction d'une parole qui quitte l'oeuvre et qui pourtant lui reste connivente. L'auteur du présent essai s'efforce de rejoindre le lieu propre de l'image picturale magrittiene. Trois sources d'inspiration l'ont guidé dans ce travail. D'abord, l'image elle-même, dans sa dimension poétique, production de visibilité pensée et qui sollicite un voir épuré de tout regard. Ensuite, les Écrits du peintre qui témoignent d'une rare lucidité. Enfin, la pensé d'un propos en science humaine qui puisse interroger son objet dans le propre des raisons culturelles qui le spécifient. Néanmoins, l'image ici reste primordiale. L'auteur analyse une centaine de tableaux, laissant ceux-ci à la fois alimenter son propos et l'illustrer. L'objet du propos est l'invisible que l'image magrittienne rend visible. Ou encore le visible imagé dans son exclusive justesse pensée. L'intention du propos est une parole qui ne désespère pas de se taire en parlant, de dire l'oeuvre tout en laissant la « parole » à l'image. L'auteur espère ainsi contribuer à une compréhension épurée de l'esthétique magrittienne. À l'opposé des tendances sémantisantes, qui inclinent à réduire l'image au document représentatif ou illustratif, l'auteur s'efforce de rejoindre la conception magrittienne d'une image auto-fondée, qui, sans rien cacher montre tout ce qu'elle montre et rien que ce qu'elle montre.
'Au collège, on m'appelle "it" et le genre neutre du pronom anglais me va bien. Ce qui ne me va pas, c'est mon corps de fille sous la douche, dans le miroir... Car je sais que je suis un garçon.' Quand une jeune fille de quatorze ans trouve le courage et les mots pour dire à sa famille qu'elle se sent mal dans son genre.
'Au collège, on m'appelle "it" et le genre neutre du pronom anglais me va bien. Ce qui ne me va pas, c'est mon corps de fille sous la douche, dans le miroir... Car je sais que je suis un garçon.' Quand une jeune fille de quatorze ans trouve le courage et les mots pour dire à sa famille qu'elle se sent mal dans son genre.
Une adolescente découvre, à l'occasion du divorce conflictuel de ses parents, qu'elle n'est la fille ni de son père, ce qu'il soupçonnait, mais de sa mère non plus ! A la maternité, une infirmière a échangé deux nourrissons. Qui sont ses véritables parents ? Car amour et biologie ne vont pas toujours de pair... Inspiré d'un fait divers, un roman bouleversant sur des questions très actuelles.
Mais pourquoi ment-elle tout le temps, Kimberley ? Gros mensonges ou mensonges drôles et gratuits.... Comme son père, d'origine suédoise et chauffeur poids lourds vers les pays du grand Nord, elle a une capacité à s'évader tout le temps, au collège, en famille, en disant n'importe quoi. Jusqu'à ce que sa mère semble, elle aussi, être entrée dans un grand mensonge par omission. Une tranche de vie pleine de charme, souvent drôle et très juste dans son personnage d'ado encore très indécise dans la recherche de sa vérité.
Raph fait la gueule, tout le monde le dit, pourtant, sa famille est sympa, non ? Lors d'une sortie avec son copain Bastien, Raph fait la connaissance de sa cousine, Sarah, et sympathise avec elle. C'est si rare, pour Raph. Raph qu'on appelle « jeune homme » dans la rue, Raph qui ne se reconnaît en aucune fille et ne partage aucune confidence avec elle. Avec finesse et émotion, Je suis qui je suis dessine la figure d'une ado qui, au cours d'un été, va traverser son chagrin, en finissant par se sentir complète, et plus moitié garçon, moitié fille.
« Mais finalement, c'est quoi une prison ? Une prison, c'est un endroit où la société rejette les gens pour les punir. Un endroit où le soleil n'entre pas. Et pas seulement lui, mais aussi les papillons, l'odeur de gâteau du voisin, le silence. Un endroit où la nuit non plus n'entre pas. Il y a toujours un maton qui fait sa ronde en agitant son trousseau de clés, un détenu qui ne trouve pas le sommeil, refaisant cent fois dans sa tête le moteur qui n'a pas démarré, l'arme qui n'a pas tiré. Mais une prison, ça peut aussi être un endroit où vit ta mère. Une mère comme toutes les autres, qui est là à sa manière, te gronde quand il faut, te montre tes boutons comme si tu ne les avais pas déjà vus. »Zoé n'a pas seulement sa mère en prison, mais aussi sa tante et sa grand-mère, braqueuses professionnelles de bijouteries. Seule fille au milieu des hommes de la famille, elle n'a qu'une idée en tête : se montrer digne de l'héritage familial.
En mai 1930, un paquebot quitte New York avec, à son bord, un groupe de mères et d'épouses qui vont se recueillir pour la première fois sur la tombe de leur fils, de leur mari. Reste le chagrin est le récit de cette traversée, le premier pèlerinage des Gold Star Mothers. Ces femmes très différentes vont devoir partager leurs souvenirs, mesurer l'impact du temps sur leur douleur. Réfléchir. Quinze ans après, il n'est plus question d'honorer, de célébrer, de déplorer, mais de comprendre. Catherine Troake est l'une de ces femmes. Son fils Alan - inspiré par la figure d'Alan Seeger, jeune poète épris de liberté - s'est engagé à dix-huit ans et est mort les premiers jours de la guerre. Catherine n'a jamais compris, jamais accepté, jamais pardonné : à elle-même, à ce fils, à ceux qui l'ont laissé s'engager. Sa colère, sa solitude ne sont pas celles des autres femmes, elle se tient à l'écart, comme elle s'est tenue à l'écart de ceux qu'elle aimait toutes ces années, comme elle s'est tenue à l'écart de la vérité. Mais sur le bateau, dans ce huit clos, elle ne peut maintenir cette distance : en elle quelque chose doit se briser, céder. Elle a déjà fait ce voyage New York-Cherbourg, mais c'était un autre temps et elle était une autre femme : son fils était vivant et elle voulait lui faire découvrir Paris : les deux traversées se superposent, les deux vies, l'amour le plus fou et la douleur.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Germain Grandpin qui recherche Ariane de Troïl finit par rencontrer le roi Louis XIII et lui confie ses inquiétudes à propos de la jeune femme. Il lui apprend aussi que le comte du Chalais, la duchesse de Chevreuse et son frère Gaston d'Orléans conspirent contre lui. Flanqué d'Athos, de Portos, d'Aramis et du jeune d'Artagnan, Germain Grandpin n'a qu'une seule préoccupation : le destin d'Ariane qui est aussi le sien. Avec ce septième volume, la série Coeur Brûlé s'achève. Débutée par Jean-Paul Dethorey (2 albums), elle a permis au jeune dessinateur Michel Méral de s'imposer comme un auteur talentueux au trait original et prometteur. Ceux qui souhaitent en savoir plus sur l'avenir des protagonistes de ce cycle des Sept vies de l'Epervier peuvent lire le Fou du Roy , toujours écrit par Patrick Cothias, dessiné par Brice Goepfert.