Brigitte Paulino-neto
Brigitte Paulino-neto
Il y a un pays : le Portugal. Il y a le narrateur, géographe, qui s'interroge : comment peut-on être portugais, comment sans désespérer, être à la fois l'héritier de l'épopée des découvertes et le contemporain de cette grande misère qu'est l'émigration ? Il y a Morgado : l'ami d'enfance du narrateur, le traître qui lui vola la femme aimée, le fils de paysan enrichi. Il y a surtout, personnage central de ce livre, Rosa Maria la magnifique, paysanne analphabète, aux antipodes de la séduction et qui exercera sur Morgado une totale fascination. Chacun des deux hommes, à sa manière et grâce à elle, parviendra à se déprendre de cette faiblesse de l'âme qu'est la mélancolie. S'ouvrira alors pour eux une autre dimension : celle qui, peut-être, permet de vivre.
Une fille, la narratrice, parle de sa mère, Faustine de Sousa Amen. Portugaise née en France dans les années 30, le clair obscur de sa lumière porté sur un souvenir de la Grande Guerre comme sur la traversée intime de la Révolution des oeillets. Entre la mère et la fille un certain nombre d'hommes a pesé. En toute complicité. Mais un seul a hanté les deux femmes, un seul les a enchaînées l'une à l'autre. Et c'est par lui que cette histoire commence.
Une fille, la narratrice, parle de sa mère, Faustine de Sousa Amen. Portugaise née en France dans les années 30, le clair obscur de sa lumière porté sur un souvenir de la Grande Guerre comme sur la traversée intime de la Révolution des oeillets. Entre la mère et la fille un certain nombre d'hommes a pesé. En toute complicité. Mais un seul a hanté les deux femmes, un seul les a enchaînées l'une à l'autre. Et c'est par lui que cette histoire commence.