Boileau-Narcejac
Boileau-Narcejac
Le Serment d'Arsène LupinQui réussira à faire la lumière sur l'assassinat du député Auguste Aubertet, membre du parti radical, et sur les morts mystérieuses qui ont suivi ? Le brillant chef de la Sûreté Lenormand, mandaté par le gouvernement, ou Arsène Lupin, gentleman cambrioleur ? Excellente question, surtout si on se rappelle que Lenormand et Arsène Lupin ne font qu'un !L'Affaire OliveiraRamon Oliveira mène à Paris une vie dissolue. Mais pour l'heure, tandis qu'il attend l'arrivée de sa pupille Incarnación, il craint surtout pour sa vie. À raison, puisque le vicomte Maurice de Castel-Bernac le sauve in extremis d'une tentative de meurtre. Sauf que, quand l'assassin frappe une seconde fois, Castel-Bernac n'est plus nulle part en vue et le nom d'Arsène Lupin fait son entrée en scène...
Le célèbre professeur Marek a réussi la mise au point de la greffe intégrale. Une série de transplantations va permettre à sept accidentés de retrouver leur activité dans un corps nouveau, porteur chacun d'un organe du corps démantelé d'un condamné à mort, René Myrtil. Mais, une fois les opérations réussies, commence une singulière aventure : chaque greffé vit dans son nouveau corps des événements très étranges, jusqu'à ce que six d'entre eux trouvent la mort d'une manière bien suspecte.
Il commence par rencontrer une étudiante russe par une chaude journée de mai 68. Puis, sous un faux nom, il dirige pour le compte du K.G.B. une clinique où viennent se reposer des artistes, des professeurs et des industriels. Et quand, ayant repris son vrai nom, il essaie de se faire oublier dans la grisaille d'un petit hôtel anonyme, il est épié à son tour depuis la chambre voisine de la sienne... Engrenage infernal ou délire paranoïaque ? Un Boileau-Narcejac différent, à la croisée du politique et du psychanalytique.
De l'autre côté du couloir, des pieds glissent sur le parquet de la chambre. Le lustre s'allume. Le bas de la porte du bureau s'éclaire. Elle est derrière, juste derrière, et pourtant, il ne peut y avoir quelqu'un derrière. À travers l'obstacle, ils s'écoutent, le vivant et le mort. Mais de quel côté est le vivant, de quel côté est le mort ?
Jadis jeune et brillant industriel, Richard Hermantier est désormais un homme dépendant depuis qu'il a perdu accidentellement la vue. Il doit apprendre à faire confiance à son entourage - sa femme, son frère, son meilleur ami. Pourtant il a sans cesse l'impression que tous lui mentent et le manipulent. Une inquiétude sourde ne le quitte plus... Est-il le jouet de ses proches ou celui de son imagination ?
Il aurait sans doute suffi que personne ne réponde cette fois-là à la villa sur la falaise pour que la vie de François, existence lente de vétérinaire en Vendée, ne tourne pas à l'obsession d'un homme pour une femme ; à la fascination, au manque et à la peur. Il y a des gens qui, en aimant, deviennent des fauves portés par les seules exigences somptueuses de leur passion. À Noirmoutier, trait violet sur l'horizon où la mer se devine au bout des marais salants, Myriam aime François. Elle est veuve, revenue d'Afrique avec son guépard, et vit entourée de mystères. Lui est marié et sans forces apparentes pour le crime. Elle ne le veut que pour elle. Est-il fou ? Manipulé ? N'est-il que parano ? Comment ne pas s'inquiéter des maux dont souffre subitement son épouse par hasard tombée dans un puits ? Comment fait-elle pour rester à ce point si douce et ne rien voir venir ?...
Les Hibiscus... Une maison de retraite quatre étoiles, sur la Côte d'Azur... Le calme et la sécurité assurés ; l'imprévu interdit... Autrement dit, le dernier endroit où puissent se donner rendez-vous l'amour, le mystère et le crime... Et pourtant...
Il était une fois deux soeurs virtuoses, l'une pianiste, l'autre violoniste. Un soir, alors que l'aînée conduisait, ce fut l'accident, et la pianiste perdit à jamais l'usage de ses mains. Soixante ans plus tard, dans une île pour millionnaires au large de la Côte, la cadette tient enfin sa vengeance : puisque sa soeur tire tant de vanité d'être bientôt centenaire, Il suffit de lui trouver une rivale en gloire et en âge et de l'introduire sur l'île...
24 juillet : Christine épouse Bernard Vauchelle, assez laid, mais travailleur, riche, philatéliste de profession. Le 25 juillet, c'est le drame : Bernard est impuissant. Christine prend un amant. Liaison éphémère, au terme de laquelle la jeune femme tente de se suicider. Elle en réchappe, non sans avoir "vu" l'autre monde. Non sans avoir été, quelque temps, un fantôme.
Un ingénieur spécialisé dans la recherche atomique a été assassiné et le prototype sur lequel il travaillait, dérobé. Pourtant, personne n'a pu sortir de son bureau ou y entrer sans être vu... Comment le criminel a-t-il pu s'enfuir avec un tube d'uranium pesant vingt kilos ? Sait-il seulement qu'il pourrait anéantir Paris en quelques secondes ? Voilà le commissaire Mareuil confronté à un véritable "mystère de la chambre close"...
Pour donner une leçon à leur jeune et jolie professeur qui les a exclus après plusieurs mois de chahut et de mauvais tours, deux collégiens décident de la kidnapper. Ils mettent leur plan à exécution et la retiennent dans une maison isolée. Mais l'affaire se complique lorsque l'un des adolescents a un grave accident de voiture. Son camarade se retrouve seul et désemparé. Il doit trouver un moyen de libérer la jeune femme sans révéler son identité. Germe alors un plan machiavélique...
"C'est la règle de ce jeu à la fois bouleversant et terrifiant : on ne doit pas savoir ce que l'on cherche, mais, quand le désir a surgi, au détour d'un comptoir, il faut déployer toutes les audaces. Prendre sans être pris. À chaque fois, la petite mort et la lente résurrection. Mais le jeu n'est pas fini. Il convient d'acheter une babiole quelconque pour justifier le petit paquet qu'on emporte et qui masque la vraie proie, celle dont on est fier, qu'on sent dans sa main comme une petite bête captive et qu'on regardera avec amour à la maison. Qu'est-ce que c'est : un poudrier, ou un Waterman, ou une boîte à secret..."
Toute la journée, Raoul masse de femmes riches aux chairs flasques... Le soir, il rentre chez lui pour retrouver Véronique qu'il ne supporte plus. Il en a assez de ses caprices et de son argent. Il veut qu'elle le laisse tranquille, qu'elle meure, qu'elle lui lègue sa fortune qu'il puisse enfin réaliser ses rêves ! Il a bien essayé de se débarrasser d'elle mais tout ce qu'il y a gagné, c'est une menace de divorce. Raoul découvre alors qu'il vient de faire un gros héritage... Malheureusement, sa joie est de courte durée : un coup de téléphone lui apprend que sa femme a été victime d'un terrible accident de voiture près d'Amboise. Éperdu, Raoul se précipite. Mais qui est cette femme qui gît sur ce lit d'hôpital, entre la vie et la mort ?
Une histoire peu banale dans un cadre assez macabre. Pourquoi ces lettres anonymes, pourquoi ces deux meurtres autour de Carrington, l'inventeur des prothèses sophistiquées ? Une firme concurrente, qui veut monopoliser le marché des membres artificiels, est soupçonnée d'avoir un complice dans la place. Pendant ce temps, Carrington utilise sa propre fille comme cobaye... Tout compte fait, c'est une belle histoire de pitié et de haine.
G. est tueur à gages. Pour un métier aussi discret, une simple initiale suffit. Bien avant d'exercer cette sinistre profession, G. tirait à la winschester dans un cirque. Un as, dont la réputation avait alerté M. Louis, l'énigmatique commanditaire des missions définitives. Mais tant qu'il s'agissait d'effacer des crapules, G. n'avait pas bronché. Le malheur (ou le bonheur?) voulut pourtant qu'un jour il blessât un chien-loup en exécutant son vieux maître. Et de traqueur il devint traqué n'ayant point voulu abandonner la bête désormais boiteuse qui le signale pourtant à l'attention de la police et des sbires de M. Louis. Si Le contrat n'est pas un roman policier comme les autres, c'est que Boileau-Narcejac ont accru le suspense par la bouleversante histoire d'amour entre l'homme et le chien, car il s'agit là, somme toute, de la rédemption du tueur par la bête.
À la suite d'une chute, Rémy est resté paralysé. Puis soudain, miracle : un jour, il se lève et décide de se rendre sur la tombe de sa mère. Mais au cimetière du Père-Lachaise, nulle trace d'elle dans le caveau familial. Le jeune homme comprend peu à peu qu'il a oublié de nombreux événements depuis son accident et que son entourage ne lui a peut-être pas dit toute la vérité...
"Je suis bouleversé. En deux mots, j'ai trouvé dans ma boîte une lettre anonyme. Juste comme je revenais pour m'occuper du dîner. Heureusement, Hélène, en ce moment, rentre tard. Sinon, c'était elle qui aurait découvert l'horrible chose. Oh ! Le texte n'est pas compliqué : PREMIER AVERTISSEMENT. En lettres majuscules. C'est tout. Mais c'est suffisant. J'ai tout de suite compris d'où venait le coup." L'histoire d'une vengeance raffinée et implacable.
"La porte se referma. J'étais seul avec ces trois femmes qui tenaient ma destinée entre leurs mains et pouvaient, à chaque minute, me détruire. Maintenant, il n'y avait plus rien à tenter. J'étais leur chose."
À la mort de son père, le professeur Alberto, Pierre découvre un monde dont il avait été jusqu'alors tenu éloigné, un monde fait de malles à double fond, d'épées à lame rétractable, de colombes et de lapins qui sortent des chapeaux... Le jeune homme endosse alors le frac de magicien pour un spectaculaire numéro d'illusionniste avec deux soeurs jumelles. Mais l'illusion se prolonge en coulisses : embrasse-t-il Hilda ou Greta ? Laquelle des deux serre-t-il dans ses bras ? Est-ce Greta ou Hilda qui le repousse ?
Serge, acteur qui court le cachet et écrivain à ses heures, est d'une jalousie maladive. Il traque sa femme, la fait suivre, fouille dans ses affaires, vérifie le compteur kilométrique de sa voiture... Lorsqu'il se rend compte de son erreur, il est déjà trop tard : il a tué
Georges décide de suivre les conseils de son ami Paul : plutôt que de prendre des calmants ou d'aller voir un thérapeute, tenir son journal, écrire la vie qui passe, pas ses états d'âme, mais le monde qui existe autour de lui. Comme en remède. Seulement sa maladie s'appelle Évelyne et c'est la fille de sa compagne, elle a vingt-deux ans et il n'arrive pas à se soigner d'elle. Georges est médecin du sport, à Grenoble, et pendant qu'il essaie d'oublier Évelyne, il participe à l'élaboration de nouveaux skis. Car l'entreprise de sa compagne, dans laquelle il est actionnaire, s'apprête à lancer un nouveau modèle révolutionnaire. Seulement, la fracture du crâne que le prototype cause chez le skieur professionnel qui faisait les tests entraîne son décès. Le lendemain, les journaux titrent "Et si ce n'était pas un accident ?". Simple collision, défaut de fabrication, espionnage industriel ou sabotage, c'est à celui qui le premier découvrira la vérité.
Lucienne ne fait rien. Ou plutôt elle attend. Son mari, Chavane, fait des allers-retours entre Paris et Nice. Elle n'a pas de désirs, ne s'ennuie même pas. Gamine, elle a été trouvée par un militaire en Algérie dans les ruines brûlantes d'une ferme, entourée de cadavres. L'homme l'a mariée à son neveu. Tout semble figé dans ce couple. Chavane le premier décide de partir, laisse une lettre... La réponse sera un terrible accident de la route. Lucienne est dans le coma. Sa voiture a été percutée par un chauffard en pleine nuit, dans un quartier où elle n'avait aucune raison d'être. Chavane réalise que sa femme avait le permis et qu'elle porte un autre nom. Ce n'est que le début de ses surprises. L'homme qui s'ennuyait découvre une autre personne, d'autres habitudes, une tout autre vie...
Quelques semaines après la mort de son mari, Ève reçoit un enregistrement sur lequel est gravé À coeur perdu, une chanson qu'il lui demande d'interpréter, ainsi que ces quelques mots : "Si, un jour, tu entends ce disque, la preuve sera faite que j'étais de trop..." Or son mari a été tué par Jean, jeune pianiste talentueux et son amant depuis plusieurs mois, mais le meurtre a passé pour un accident. Bientôt À coeur perdu est diffusé sur toutes les radios et devient un succès tandis qu'Ève reçoit de nouveaux enregistrements...
Ce sont certainement les dernières vacances que François, dit Sans Atout, va passer au château familial de Kermoal. Son père, l'avocat maître Robion, veut le vendre. Le coeur serré, le jeune garçon retrouve la vieille forteresse et les Jaouen qui veillent sur elle. Il ne les reconnaît pas : ils ont un comportement si étrange! Pourquoi parlent-ils tous si bas? Sans Atout sent planer un mystère. C'est alors que Jean-Marc, le fils des Jaouen, l'avertit : «A minuit, regarde à travers les fentes des volets...»
Trente-trois nouvelles composent ce recueil. Pierre Boileau et Thomas Narcejac, le plus célèbre couple d'auteurs du roman policier, ont classé ces Manigances en quatre séries : les histoires farfelues des "dingues", les énigmes classiques des "durs", les chefs-d'oeuvre de cruauté des "affreux" et enfin "les autres"...
Trente-trois nouvelles composent ce recueil. Pierre Boileau et Thomas Narcejac, le plus célèbre couple d'auteurs du roman policier, ont classé ces Manigances en quatre séries : les histoires farfelues des "dingues", les énigmes classiques des "durs", les chefs-d'oeuvre de cruauté des "affreux" et enfin "les autres"...
La social-écologie, c'est d'abord une nouvelle grille de lecture des grands problèmes environnementaux, locaux et mondiaux. C'est aussi un nouvel horizon politique. Car les questions écologiques sont devenues des questions sociales. Ce livre met en lumière le rôle fondamental que jouent les inégalités sociales dans les crises écologiques : la richesse excessive et la pauvreté extrême, et plus généralement les inégalités de revenu et de pouvoir, sont responsables de nombreuses dégradations environnementales. Il montre ensuite que ces dégradations ne peuvent se réduire ni à un excès ni à un défaut de développement économique : elles sont surtout la conséquence d'une carence de développement humain et institutionnel. Il montre alors que la démocratie se révèle notre meilleur recours pour faire face aux crises écologiques, à la condition que nous affirmions la centralité du principe de justice et d'égalité. Elle est aussi notre meilleure protection pour affronter les catastrophes écologiques, qui sont marginalement naturelles et réellement sociales. La social-écologie permet de réconcilier les impératifs contradictoires de progrès et de conservation. De mieux comprendre les enjeux écologiques pour mieux les gouverner. Cet essai documenté et engagé est une démonstration accessible à tous et une invitation à l'action. Il porte un message d'espoir : nos sociétés seront plus justes si elles sont plus soutenables ; plus soutenables, elles n'en seront que plus justes.