Betsy Burke
Betsy Burke
La vérité sort parfois de la bouche de nos ennemis. Pourtant, lorsque Pénélope, la plus peste de toutes mes collègues, m'a traitée de « vulgaire séductrice » je me suis d'abord drapée dans ma dignité, telle une vierge effarouchée. Moi, une séductrice ? C'est vraiment la meilleure ! Depuis que j'ai quitté Mike, il y a trois ans, ma vie sentimentale est aussi déserte que Vancouver au mois d'août ! Ce qui soit dit en passant commence un peu à m'inquiéter. Enfin, c'est du moins ce que je croyais car, ce matin, en allant travailler, mon nouveau voisin m'a dévorée du regard, comme si j'étais le sosie de Gisele Bündchen en goguette sur une plage de Rio. Et ce n'est pas tout, lorsque je suis arrivée au bureau, notre sublimissime patron m'a invitée à déjeuner. Alors j'ai été prise d'un doute. Et si Pénélope avait raison ? Et si j'étais une séductrice qui s'ignore, une sorte de George Clooney en jupons ?
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Lorsque mon prétendu fiancé m'a plantée en plein milieu de Londres, une ville où je ne connais personne, et sous une pluie battante en plus, je me suis dit : « Ma petite Miranda, tu as touché le fond, mais au moins il ne pourra jamais rien t'arriver de pire ! ». J'avais tort... Car, non contente de me retrouver célibataire, j'ai également perdu dans la même semaine mon job ET mon appart' ! Incroyable, non ? Mais hélas totalement vrai... Dans ce genre de situation, croyez-moi, il n'y a que deux options : se faire hara-kiri à coup de maxi-pot de Ben & Jerry's, ou bien alors contre-attaquer. Eh bien moi, j'ai choisi la seconde option. En effet, je n'ai pas dit mon dernier mot et, même si je ne sais pas encore tout à fait comment m'y prendre, je suis bien déterminée à récupérer un boulot, un appart' et bien sûr, last but not least, un fiancé...