Bernard Claverie
Bernard Claverie
L'idée directrice de cet ouvrage est une évidence, toujours discutée aujourd'hui. Les sciences humaines et sociétales ne peuvent se tenir éloignées des évolutions de la science du XX et XXIe siècle. L'apparition de la physique quantique, le mouvement structuraliste, la naissance des sciences cognitives et des neurosciences sont autant d'exemples repris dans cet ouvrage pour illustrer cette exigence.
Que la connaissance soit spontanée, construite, conservée, transmise, valorisée, au plan pratique il faut la gérer. La machine informatique joue un rôle primordial, sans lequel la connaissance ne serait pas exploitée avec les performances qu'on connaît actuellement. C'est de cette relation de l'Homme à cette machine à penser et à aider à penser qu'il est question dans cet ouvrage. On y aborde également les moyens de la cognitique, nouvelle "sciences du traitement automatique de la connaissance", et la pénétration de l'esprit par la technologie.
L'homme contemporain vit dans un flot d'informations qui le rendent dépendant des nouvelles technologies. Le projet d'un homme augmenté permet d'espérer une rencontre des technologies du numérique et de celles des nanomondes pour un dépassement des limites biologiques du corps et de la pensée.
Les sciences cognitives sont en marketing, en gestion des ressources humaines, en management, les conditions d'un savoir réaliste et efficace. Mais elles ne sont pas seulement instrumentales dans le cadre finalisé des sciences de gestion. Elles sont aussi probablement récipiendaires des connaissances que les contextes de gestion leur permettent de mettre au jour dans leur champ spécifique. Les sciences cognitives peuvent utiliser le terrain managérial comme terrain d'investigation.
L'activité de recherche, qu'elle soit fondamentale ou appliquée, est l'une des dimensions du travail des ingénieurs et des scientifiques de l'industrie. Souvent confrontés à des problématiques complexes, ils se doivent d'y apporter des réponses concrètes, efficaces et argumentées, de prendre les décisions rationnelles et parfois d'éclairer les décideurs sur les choix les plus conformes aux critères de vérité scientifique. Il est alors parfois utile de revenir aux bases de la pensée scientifique moderne et l'épistémologie et la méthode en sont deux pierres d'achoppement.