Benjamin Wood
Benjamin Wood
Revendiquer la mémoire, signifie s'insérer dans une mémoire plus vaste, plus profonde. Autrement dit collective, donc éternelle, bien qu'enfouie dans les profondeurs des êtres. C'est que la mémoire oubliée a son propre langage, ses propres interdits, son propre paysage, et puise à des sources anciennes. Voilà ce que, en interpellant directement le lecteur, Guy Suarès tente de lui communiquer. Appelé au chevet de son père mourant en Argentine, un homme encore anonyme s'arrache à son milieu pour plonger dans ses souvenirs, dont le sens secret et sacré lui échappe. Du coup, il se retrouve dans un temps enrichi, rendu intense et sonore. Les haines, les séparations, les rancunes s'estompent : redevenu enfant - et juif - le héros assume son mystère d'homme face à celui de l'histoire. Qu'est-ce que l'histoire, finalement, sinon la transmission d'une mémoire vivante et agissante ? Mais il existe une autre mémoire, qui évolue de l'autre côté de l'histoire : faite de silence et d'attente, c'est la mémoire oubliée. La retrouver est difficile, la raconter l'est sept fois davantage. Et ce récit, à la fois vécu et poétique, fort, beau et passionné, est un éloge de cette mémoire. La nôtre.
Si j'écris ce livre, c'est parce que la France a des atouts immenses. Parce que nous avons la capacité de relever les défis, sans renier nos valeurs mais en nous attaquant aux causes profondes plutôt qu'aux symptômes.Mon souhait est de partager ces convictions et ces analyses en formulant un certain nombre de pistes autour desquelles nous pourrons bâtir ensemble un projet pour les Français.Oui, la situation est grave. Mais c'est précisément pour cela qu'il faut la regarder en face.Réveillons-nous !
"Cambridge, de nos jours. Au détour d'une allée du campus, Oscar est attiré par la puissance de l'orgue et des chants provenant de la chapelle de King's College. Subjugué, il ne peut maîtriser un sentiment d'extase. Premier rouage de l'engrenage. Dans l'assemblée, une jeune femme capte son attention. Iris n'est autre que la soeur de l'organiste virtuose, Eden Bellwether, dont la passion exclusive pour la musique baroque s'accompagne d'étranges conceptions sur son usage hypnotique... Un premier roman magistral sur les frontières du génie et de la folie, entre thriller et roman d'apprentissage."
Un matin d'août 1995, Daniel Hardesty, douze ans, et son père Fran, qu'il n'a pas vu beaucoup depuis la séparation de celui-ci d'avec sa mère, prennent la route pour le nord de l'Angleterre. Un road-trip qui représente une chance de resserrer leurs liens. Fran, qui travaille sur les décors d'une série télévisée, L'Artifex, dont Daniel est fan, lui a promis de lui faire visiter les studios à Leeds. Cependant, plus les kilomètres défilent, plus les mensonges et le désespoir de Fran se dévoilent au grand jour, le poussant à des actes d'une violence inouïe.Ce nouveau roman de Benjamin Wood sur les liens entre pères et fils, sur la réconciliation avec ce que l'on est et ce que l'on deviendra, est éblouissant d'intelligence, de tendresse et de beauté. Il met en lumière, sans jugement, les paradoxes des sentiments et montre comment les hommes apprennent à vivre avec leurs ombres." Un roman d'une puissance viscérale. Un magnifique et troublant récit sur les traumatismes et les lents processus de guérison. " Sarah Waters.
" Wood a créé certains des personnages les plus foncièrement humains et sensibles de la littérature contemporaine. Un roman poignant et d'une beauté unique. " Emily St. John Mandel 1972, sur l'île de Heybeliada au large d'Istanbul, le refuge de Portmantle accueille des artistes en burn-out. Knell, talentueuse peintre écossaise, y vit depuis une dizaine d'années quand son quotidien est chamboulé par l'arrivée de Fullerton, un nouveau venu instable, qu'elle retrouve bientôt noyé dans sa baignoire. Cet événement l'oblige à considérer d'un oeil différent ce refuge régi par des lois singulières. Elle replongera aussi dans sa jeunesse en Écosse et dans ses années de formation dans le Londres des sixties. Après le succès du Complexe d'Eden Bellwether, Benjamin Wood s'interroge, dans ce nouveau roman, sur la question de l'intégrité artistique et des conséquences parfois tragiques qu'elle peut engendrer, et sur la fragilité insoupçonnée de la frontière entre réalité et illusion. Doué d'une plume hypnotique qu'il met au service de personnages fascinants, il confirme ici tout son talent pour happer et surprendre le lecteur. " Benjamin Wood se révèle un illusionniste hors pair. " Télérama