Auguste Gilbert De Voisins
Auguste Gilbert De Voisins
1909, Chine occidentale : partez sur les traces d’Auguste Gilbert de Voisins et de Victor Segalen, à cheval sur les routes poussiéreuses du loess.
1909, Chine occidentale : partez sur les traces d’Auguste Gilbert de Voisins et de Victor Segalen, à cheval sur des routes poussiéreuses de loess et des fleuves tumultueux.
Auguste Gilbert de Voisins (1877-1939) "À peine l'aube commençait-elle de dissiper la nuit. Sur toute l'étendue des champs et des cultures, aux environs de Nazareth, l'ombre régnait encore, mais dans le ciel oriental, tout aux confins de la plaine, des lueurs bleuâtres et grises montaient, annonçant, timidement, un beau jour. Les astres paraissaient plus pâles ; une brise fraîche surgit, comme un souffle de la terre dormante, qui dépouilla les oliviers de leur vêtement nocturne. Un coq chanta clair dans une ferme, au loin. D'autres coqs lui répondirent. Soudain, vers le zénith, l'atmosphère à demi opaque de cette heure matinale se déchira sous le tranchant d'un éclair et, bien que nul orage ne fût visible au-dessus de l'horizon, le tonnerre gronda sourdement. Effrayés, les oiseaux se levèrent des arbres, des buissons, en une seule bouffée de plumes, voletèrent en piaillant, puis regagnèrent leurs nids. Des lièvres qui broutaient s'enfuirent ; les bêtes qui fréquentent l'ombre se sentirent pénétrées d'une brusque épouvante et des boeufs que l'on avait laissés aux champs tournèrent lentement leurs lourdes têtes pour reprendre ensuite le cours monotone d'un long rêve. Ce fut tout. Déjà retombaient les tourbillons poudreux qui s'étaient formés sur la route. Contre son bas côté, près du fossé de droite, gisait le corps d'un homme. Se trouvait-il là quelques moments plus tôt ? On n'aurait su le dire. D'ailleurs, la nuit traînait encore ses derniers voiles dans cette piste creuse que des arbres abritaient ; l'aube n'y jetait pas ses lueurs." Il y a longtemps, en Palestine, une nouvelle étoile apparaît dans le ciel...
Auguste Gilbert de Voisins (1877-1939) "L'averse venait de fuir. Sur l'horizon, un arc-en-ciel dessinait sa fabuleuse fusée. Mon père m'appela : « Si tu faisais attention à ton travail, grand imbécile ! au lieu de regarder les nuages ! » Je me trouvais chez nous, au fond de l'enclos des poneys. C'était l'époque où l'on poussait vers l'ouest le chemin de fer du Nord entre Skykomish et Tocoma, dans l'extrême Far-West, au-delà de l'Idaho. « Hé !... Viens par ici ! » Depuis seize ans que maman avait succombé en me mettant au monde, l'humeur de mon père était restée constante : je veux dire acariâtre, orageuse ou, pour le moins, bizarre. « Arrive !... et plus vite que ça ! » Ce jour-là, mon père se fâchait de peu. J'avais simplement oublié d'attacher le licol de Cruchette et Cruchette s'était échappée. Bien que l'on eût ramené la bête à l'écurie, tout aussitôt et sans accident, mon père m'injuriait. « Regarde-moi dans les yeux, canaille ! Regarde-moi ! » Je m'étais approché de lui, tenant par le bridon Loupard, un petit cheval bai que je menais chez le maréchal-ferrant. Je regardai mon père." Olivier, un adolescent orphelin de mère et guère aimé de son père, fait la connaissance d'un étrange aventurier : Van Horst. Il décide de tout quitter afin de suivre celui-ci, dans son périple...
Auguste Gilbert de Voisins (1877-1939) "Une mouche tournoya longuement dans le rayon de soleil qui tombait sur le tapis rouge de la chambre, fit, en bourdonnant, un crochet dans l'ombre d'un paravent, alla se baigner encore au sein de la poussière solaire pour se poser enfin sur la table de chêne où, dans un vase de terre grise, fleurissait une anémone. L'enfant suivait ce manège d'un oeil charmé. Il aimait les mouches, elles lui tenaient compagnie. Leur vol affairé le séduisait et leur chant continuel lui faisait plaisir. Il se souleva un peu dans son lit pour voir ce que celle-là était devenue, mais, bientôt, son attention fut requise par la belle anémone mauve, largement épanouie dans le vase de terre. Puis, son regard glissa vers la fenêtre." Jacquot est un enfant, fils de notaire, qui est curieux de tout et qui réfléchit beaucoup. Trop tôt, il va connaître la douleur humaine...
Auguste Gilbert de Voisins (1877-1939) "Sylvius Persane avait mille raisons d'être content de lui-même. La première était qu'il faisait beau. On s'attribue volontiers les grâces que l'on estime chez autrui et l'agrément de la nature est un motif d'être avantageux. Aussi bien la tiédeur admirable de l'air, l'aménité du vent et le ciel turquoise donnaient-ils, ce jour-là, un plaisir d'autant plus vif, qu'à Paris les après-midi de février sont trop souvent glaciales. Autre raison : Sylvius Persane se sentait jeune. Le matin même, il s'était trouvé au miroir de son porte-manteau, du teint et de la mine. Ses vingt-cinq ans avaient tout à fait bonne allure. Étroitement pris dans un veston de coupe juste, avec une face fraîche, de grands yeux bleus, un casque de cheveux blonds et ce peu de moustache qui relevait la lèvre, Sylvius figurait fort bien l'adolescent délicat, rêveur, curieux de tout, mais qui tâche à ne point se commettre ni se crotter. Aussi marchait-il sur les Champs-Élysées avec un petit air de coq vainqueur où il y avait aussi un peu de la satisfaction du paon qui se déploie." "Le roman que j'ai le très grand honneur de vous présenter ici aurait de quoi vous surprendre avant de vous charmer, si quelqu'un ne se hasardait pas à vous l'expliquer tout d'abord. En deux mots, voici comment : c'est une intrigue entre jeunes gens contemporains et personnages fabuleux...." (Pierre Louÿs)
Auguste Gilbert de Voisins (1877-1939) "Que notre habitation chinoise m'offre donc un charmant accueil ! - Voici le lieu où, quelques semaines, nous vivrons avant de repartir. Au centre, est une cour plantée de fleurs ; devant la porte, deux grands arbres s'éploient, pleins de corneilles, et, sous la voûte d'entrée, pend une belle lanterne, citrouille en papier rouge, marquée des caractères Force et Puissance. Qu'il fera bon se promener dans cette cour ! Dans ces vastes chambres aérées, qu'il fera bon rêver, écrire et sommeiller ! Aujourd'hui, dix-huitième jour de la cinquième lune, je sens monter en moi une âme chinoise et je ne m'étonne presque pas quand notre cuisinier vient me présenter ses premiers hommages en s'éventant d'un petit éventail de papier. Chaque détail me séduit : les ornements sculptés des portes, le luisant des meubles noirs, le toit froncé qui nous couvrira si bien de ses tuiles, les plantes de la cour dont l'air libre et dégourdi me plaît. À vivre ici longtemps, je prendrais, je le gage, mille habitudes de courtoisie chinoise, puis j'en viendrais à raisonner comme un Chinois, et c'est enfin d'un oeil mandarinal que je contemplerais le monde. Déjà je m'étonne que Ségalen n'ait pas changé, soit resté le même, dans ce petit univers composé d'éléments si nouveaux. Ou, peut-être, au plus profond de son âme, des variations se sont-elles faites, secrètement, qui, demain, me seront révélées." Carnet de voyage. En 1909, Auguste Gilbert de Voisins rejoint son ami Victor Segalen, à Pékin. Les deux hommes partent, à cheval, à travers la Chine centrale ; une aventure qui durera 10 mois...
Akman d wurfan (confinement et colère) est une pièce de théâtre en kabyle. Yidir, pur phallocrate, et loin d'être du genre pantouflard, est contraint de se voir confiner à la maison des suites de l'apparition de la pandémie de la COVID 19. Ainsi, entre sa contamination imaginaire au coronavirus et l'oppression de se voir coincé entre les quatre murs, il se réfugie dans son éternelle opiniâtreté en décidant à rendre la vie dure à sa femme, Taklit. Cette dernière, décide de prendre le taureau par les cornes en ne se laissant pas étouffer par la furie de son mari. Entre réalité et traditions, entre confinement et colère, entre choix et fatalité, l'histoire mouvementée dudit couple est rythmée par une succession d'événements ...
Tout premier Feel-Blood : Attention ! Certaines scènes peuvent choquer les plus sensibles. Alexandre, Lucas et Florent, trois jeunes étudiants, décident d'organiser une virée loin de la capitale, avant la reprise de leurs examens. Leur petite promenade au coeur de la forêt des Vosges ne va pas se dérouler comme prévue. Nil Borny abandonne un instant ses morts-vivants et son humour bien à lui pour nous embarquer dans un univers sombre et terrifiant. Balade en forêt est sa toute première nouvelle.
"Don't move!" A threatening order, a gun pointed at her back, that's how Maelie met Nolan. Coming simply to clean his house, she soon found herself carried away into a world of sensations, each more sensual than the other as she fell under the influence of the absolute power this dominant Master who knew how to impose his unbridled sexuality on her. But will Maelie yield to his will and her own impulses to become his submissive? One thing is certain: she only wants to belong to him and let him own her. Totally. Fully.
En 1871, l'Allemagne annexe l'Alsace et la Lorraine, sans réussir à conquérir le coeur et l'esprit de beaucoup de ses habitants. En décembre 1917, Charles, 19 ans, né en Lorraine, est enrôlé contre son gré pour rejoindre les rangs de l'armée allemande. Comme 380 000 hommes des régions annexées, il sera contraint de porter l'uniforme vert-gris. Au printemps 1918, les grandes offensives menées par l'Allemagne, conduiront Charles, jusqu'à la bataille de bois Belleau, « dans la gueule du loup » à 80 kilomètres de Paris, où les alliés arrêteront les troupes allemandes et les pourchasseront jusqu'à la victoire finale. Dans la tourmente des combats, non loin du Chemin des Dames, Charles rencontrera une jeune fille à Laon. Mais les lignes de la guerre et de l'amour pourront elles suivre la même destinée ? Cinquante ans plus tard, à l'aide de ses journaux de guerre, Charles décidera de raconter son histoire. Il faudra attendre encore cinquante ans pour que son travail soit achevé par sa petite-fille et que ce livre soit publié en février 2019. Pendant un an, elle fera des recherches sur Isabelle, qu'elle vous fait découvrir dans cette réédition de l'histoire de Charles. Ce livre n'est pas une fiction.
" On dit souvent d'une situation qu'elle est trop belle pour être vraie. En ce qui me concerne, c'était trop beau pour durer. Une chose est sûre, lorsque j'ai signé mon contrat, j'ai pris un aller simple pour l'enfer." 2008 : la crise économique vient d'éclater. Au fin fond de la campagne tarnaise, dans une usine rachetée par une multinationale, un incroyable bras de fer se joue entre un jeune magasinier et la direction qui a décidé de l'effacer des effectifs. Mais rien ne se passe comme elle l'avait prévu... Dans une démarche inédite, les auteurs publient les courriers adressés à l'employeur, le réquisitoire intégral pour la cour d'appel et tous les jugements intervenus dans cette rocambolesque affaire judiciaire, des prud'hommes à la Cour de cassation.
Découvrez le scénario du film Tchao Pantin Pompiste de nuit, Lambert fait la connaissance de Bensoussan, un jeune dealer d'origine arabe. En quelques nuits, une amitié naît, bientôt détruite par la mort du garçon. En partant à la recherche de ses meurtriers, Lambert exorcise les démons de son passé...