Arlette Streri
Arlette Streri
Trois verbes pour décrire le déroulement d'un des actes les plus fondamentaux, les plus automatiques, les plus adaptés, les plus fréquents que l'on peut réaliser comme celui de la prise d'un objet. Cet acte, si simple pour un adulte, exige du bébé la maîtrise difficile, mais néanmoins rapide, de ses capacités perceptives et motrices. Voir et toucher sont deux façons de percevoir un même objet par des modalités sensorielles très différentes. Elles sont pourtant coordonnées, dès la naissance, et le bébé ne vit plus dans un chaos mais dans un monde unifié et organisé. L'auteur de l'ouvrage confronte les différentes approches dans lesquelles sont étudiés la vision et le toucher chez le bébé dans la première année de la vie. Elle réalise simultanément une synthèse des recherches sur la sensori-motricité et la coordination des perceptions. C'est dans ce second domaine qu'elle a contribué à révéler, par ses nombreuses expériences sur les nourrissons, une coordination perceptive visuo-manuelle précoce.
Le nouveau-né, quasi aveugle à la naissance ? Une idée reçue. Dès ses premières minutes de vie, il possède les fonctions visuelles essentielles pour interagir avec son environnement. Sa vision progresse ensuite de jour en jour : le bébé apprend alors à voir. Cette Petite Pomme met en avant l'importance de cette modalité sensorielle dès le premier âge dans tous les apprentissages et la nécessité de dépister et de prendre en charge le plus rapidement possible les troubles visuels qui peuvent survenir chez l'enfant.
Why do intelligent, capable people repeatedly make financial decisions they later regret? Why do high earners struggle to save, investors panic during market downturns, and successful professionals remain trapped in unhealthy money habits? In *The Psychology of Money for Smart People Who Make Bad Financial Decisions*, certified financial planner Wesley Garrison argues that most financial mistakes are not caused by a lack of knowledge-they are driven by hidden beliefs, emotional patterns, and deeply rooted money stories formed long before adulthood. Drawing on fourteen years of experience working with clients from diverse financial backgrounds, Garrison reveals how emotions often influence financial behavior more than spreadsheets, calculators, or investment strategies. He explains that every money decision operates on three levels: the technical layer, the habit layer, and the meaning layer. While most financial advice focuses on technical knowledge, lasting change requires understanding the deeper beliefs that shape behavior. The book explores common psychological traps that affect decision-making, including loss aversion, status spending, lifestyle inflation, anchoring, and the sunk-cost fallacy. Readers learn why they hold losing investments too long, overspend to maintain appearances, or avoid financial decisions altogether. Garrison also examines the money beliefs inherited from childhood and shows how these invisible narratives continue to shape adult choices. Beyond psychology, the book provides practical guidance on saving, investing, retirement planning, debt management, insurance, and financial conversations with partners and family members. Rather than overwhelming readers with complex systems, each chapter concludes with one actionable step designed to create immediate progress. This is not a promise of overnight wealth or financial freedom through shortcuts. Instead, it offers a deeper understanding of why people behave the way they do with money and how to create healthier financial habits that align with personal values and long-term goals. The result is greater confidence, better decision-making, and a more intentional relationship with money throughout every stage of life.
Toucher pour connaître est-ce possible ? Est-ce utile ? Est-ce nécessaire dans certains cas ? Le toucher est une modalité dont l'apport, du point de vue cognitif, a donné lieu à des appréciations très diverses et mêmes contradictoires. La dominance de la vision est si importante que l'apport du toucher a été considéré comme mineur et restreint à des domaines spécifiques. Les processus à l'oeuvre dans la perception tactile de l'environnement ont fait l'objet d'évaluations divergentes. Les connaissances évoluent rapidement. Le projet de cet ouvrage est de faire le point sur ce que l'on sait actuellement des processus perceptifs tactiles et des relations que cette modalité entretient avec les autres modalités, en particulier la vision. Le toucher se distingue de la vision et de l'audition en ce qu'il est une modalité de contact dont les récepteurs sont répartis sur tout le corps. Cette qualité a des conséquences dont l'enchaînement est à l'origine de presque tous les problèmes débattus dans cet ouvrage. Le caractère successif ou séquentiel du toucher a frappé depuis longtemps les observateurs et a été opposé à la simultanéité de la vision. Le percept tactile final dépend de la qualité des mouvements d'exploration effectués et de la qualité de la synthèse mentale faite à l'issue de l'exploration. Ce sont les régions les plus mobiles et les mieux dotées en récepteurs sensoriels qui sont les plus performantes dans le domaine tactile : région buccale très utilisée par les nourrissons de par leur immaturité motrice, puis chez le sujet plus âgé les mains, vrai système perceptif haptique chez l'adulte.