Anne-Sophie Beauvais
Anne-Sophie Beauvais
Alors que, depuis quelques décennies, la condition féminine connaît de profonds changements, quels en étaient les principaux caractères il y a mille ans ? Des femmes exercent alors une influence politique importante, dirigent des fiefs, voire des États, aussi bien en France - en particulier dans les régions méridionales - et en Allemagne, que dans la lointaine Byzance. Certaines composent des ouvrages littéraires, telle cette nonne allemande qui écrit des pièces, à la manière du poète latin Térence. Certes, les femmes dont parlent les documents de l'époque sont des aristocrates, ou des moniales, par conséquent une infime minorité. Mais, pour l'immense majorité des femmes anonymes, l'archéologie vient au secours des textes et l'on devine que la femme moyenne de l'an mille joue un rôle capital inhérent à sa nature. C'est elle qui permet au foyer d'exister. L'auteur pose la question de savoir si les femmes occupent, dans la réalité, une situation vraiment subordonnée, puis il étudie les fonctions d'épouse et de mère que remplissent la plupart d'entre elles, quand elles ne se consacrent pas à Dieu. Toutes interviennent de diverses façons dans la société de leur temps. En fait, si rien, en droit, ne privilégiait ni ne protégeait les femmes de l'an mille, et si elles ne songeaient à revendiquer quoi que ce soit, elles jouaient, dans la réalité quotidienne, un rôle qui n'était guère différent des femmes de l'an 2000.
Une page intime de l'histoire des lettres et du débat intellectuel français.Michel Onfray et son premier éditeur, Jean-Paul Enthoven. D'un côté, le peuple, la province, une figure austère d'homme et d'intellectuel. Et de l'autre, un homme de lettres, mondain et parisien. Rien ne les prédestinait à se rencontrer et s'apprécier, pendant plus de vingt ans. Aujourd'hui, leur amitié s'est transformée en haine. L'auteur a fini par se rebeller contre son éditeur, et à travers lui, contre ce " petit milieu germanopratin " qu'il ne supportait plus. L'antagonisme des origines, et donc une vision de la vie et de la politique, ont pris le pas sur le succès littéraire bâti ensemble, et ont tout enseveli sur leur passage. Le philosophe " antisystème " mettrait-il en scène cette détestation ? Qu'en pense Jean-Paul Enthoven ? De Saint-Germain-des-Prés à la Normandie, d'une France à l'autre, Anne-Sophie Beauvais enquête, en croisant sur la route de nombreuses personnalités du monde littéraire d'aujourd'hui, tels Bernard-Henri Levy, Raphaël Enthoven, Marc Lambron, François Samuelson, l'agent des écrivains star, et bien d'autres. Passionnant, instructif et réjouissant.
Vingt ans après, à l'âge des premiers bilans, Anne-Sophie Beauvais a revu ses anciens camarades d'école. Ceux qui ont partagé les cours avec cet étudiant atypique et inclassable, qui allait devenir le plus jeune président de la Ve République. Pourquoi lui, et lui seul, a-t-il marché jusqu'à l'Elysée ? Voici le portait de la génération Macron." Le vendredi matin, c'était le grand cours en amphi sur les relations internationales. Nous étions presque tous là, les étudiants de ma promo, entrés à Sciences Po, au tournant des années 2000. Assis juste derrière moi, dans cet amphi, Emmanuel Macron. A l'époque, le futur Président de la République voyait peu les ciseaux d'un coiffeur... " Dans ce livre, j'hume l'atmosphère de ces années. Nous avons tous 20 ans. Le bel âge. Avec nous, dans cet amphi, Etienne Gernelle, Matthias Fekl, Natacha Polony, Florian Zeller, Gaspard Gantzer et bien d'autres encore. Tout est là, dans le fond de l'air : l'Europe, la mondialisation, le libéralisme... Emmanuel Macron n'a qu'à piocher. Il l'a fait, à sa manière. Et avec quel résultat ! Sa jeunesse ne ressemble pas tout à fait à la nôtre, mais nous sommes bien tous de la même génération. Celle qui doit supporter l'héritage des baby-boomers : le chômage et la dette. Vient aussi le sida. Notre génération est celle d'un ballotage, parfois favorable, parfois moins, entre deux mondes. Nous avons grandi au milieu de toutes les mutations, technologiques, économiques, politiques, culturelles et même peut-être sentimentales. Emmanuel Macron s'inscrit dans cette époque. Avec lui, c'est notre génération, celle des quarantenaires, qui est arrivée au pouvoir. Anne-Sophie Beauvais
Un avertissement m'a été donné : « Personne, ici, n'a envie que vous écriviez un livre sur nous ! Je sais très bien ce que vous allez dire : la ville des riches. Mais ça va mal finir ! Vous savez ce qu'il se passe quand les pauvres réalisent combien les riches sont riches ? Eh bien, ils font la révolution ! » Ici, c'est Marnes-la-Coquette. Le simple nom de cette petite commune évoque presque à lui seul toute la singularité de l'endroit : voici un lieu aussi charmant que protégé. Vivre là, c'est avoir le sentiment d'être à 500 kilomètres de Paris, alors même que moins de 10 kilomètres séparent ce village de la tour Eiffel. Le temps, ainsi que l'urbanisation galopante des banlieues franciliennes, n'ont étrangement pas eu prise sur ce petit territoire. Raconter Marnes-la-Coquette, c'est donc évidemment parler d'argent puisque cette commune, d'après la direction générale des impôts, est la plus riche de France. C'est aussi évoquer les célébrités venues vivre là, de Maurice Chevalier à Johnny Hallyday, de Jean Marais à Jacques Séguéla. C'est dépeindre deux France. Celle d'hier, la villageoise, bénie par les Trente Glorieuses qui rendaient la vie de Marnes-la-Coquette facile et joyeuse. Et celle d'aujourd'hui, où des élites globalisées, fraîchement installées, ferment leurs maisons à double tour et abandonnent toute allégeance à un territoire. Marnes-la-Coquette est un petit morceau de France, celui dont on parle peu : cet îlot de l'archipel français où les plus fortunés ont choisi de faire sécession.
dans le paysage français : qui souhaiteraient le partager avec leurs proches.