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André Chieng

André Chieng

2 livres
Couverture ebook de Les 100 mots de la Chine, de Jean-Paul Betbèze, André Chieng
Que sais-je ? | 8 août 2013

Voici quelques années que la Chine vole de record en record, surprenant d'abord, inquiétant de plus en plus. Elle inquiète donc, avec sa puissance et sa capacité d'achat d'entreprises jugées désormais trop fortes, l'indépendance qu'elle affiche dans les rencontres internationales (comme à la dernière rencontre de Copenhague), et maintenant avec le risque de bulles qu'elle abrite, dans l'immobilier ou la bourse de Shanghai. La Chine est en effet le nouveau partenaire de toutes les grandes rencontres et, désormais, de toutes les grandes décisions si on veut qu'elles aient un sens.La Chine n'est pas simple, bien sûr, à l'aune de sa taille - immense - et de sa (très) longue histoire. Le rattrapage auquel on assiste n'explique pas tout chez ce grand pays, longtemps à l'écart et souvent humilié. Essayer de mieux le connaître et tenter de mieux le comprendre sont devenus décisifs. De Mah-Jong à Tian An Men, de Changjiang (Yang Tse) à la SASAC, voici 100 mots pour commencer.

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Couverture ebook de La pratique de la Chine, de André Chieng
Grasset | 31 janvier 2006

« Dans les séminaires de dirigeants d'entreprises que j'anime sur la Chine, quelques questions reviennent de façon inéluctable : « les Chinois sont-ils fiables ? », « quelles sont donc leurs valeurs ? », « auraient-ils donc une autre façon de penser et d'opérer ? », « comment espérer alors nouer des relations d'affaires et gérer avec eux ? » La Chine acquiert de jour en jour plus d'importance dans le monde contemporain. Néanmoins, les Occidentaux continuent d'hésiter entre deux attitudes à son égard : la séduction de l'exotisme (l' « Orient » de la sagesse) et la peur de l'envahissement (le « péril jaune »). Ils oscillent entre fascination et diabolisation. Du moins ont-ils le sentiment qu'avec les habitants de ce si lointain, si vieux et de nouveau si puissant pays, on ne saurait se comporter tout à fait comme avec les autres habitants de la planète. En quoi sans doute ils ont raison. Mais alors comment s'y prendre ? Autrement dit, comment entrer en Chine ? Je crois que, pour nouer des rapports, y compris d'affaires, avec les Chinois, il faut d'abord rouvrir notre pensée : non pas chercher à devenir chinois, mais comprendre que les Chinois puissent avoir d'autres façons de procéder que celles auxquelles on s'attend d'ordinaire en Europe ; et que ces procédures - à la fois d'agir et de penser, les deux sont conjoints - loin d'être incongrues, étranges ou mystérieuses, sont également intelligibles. Les Chinois peuvent avoir effectivement un autre rapport à la vérité, au discours, à l'efficacité, que celui qui s'est façonné si continûment en Occident qu'il paraît souvent désormais aux Occidentaux comme allant de soi, au point que cette « évidence » n'est plus réfléchie. Si le culturel se joint ici à l'économique, ce n'est donc pas comme un vernis ajouté au prosaïsme des affaires ; mais parce que le second ne peut se concevoir sans le premier. On ne peut dissocier gestion et réflexion : c'est ce que j'ai choisi d'appeler ici, à l'articulation des deux, la « pratique » de la Chine. » A.C.

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Prix régulier : 6,99 €
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