Alfred Marx
Alfred Marx
Vivant dans un monde qui n'était pas plus épargné que le nôtre, les anciens Israélites n'en ont pas moins rythmé l'année agricole par des temps de fête qui leur permettaient de se retrouver pour célébrer la joie de vivre, renforcer les liens qui les unissaient et nourrir leur foi en l'avenir. Après un passage en revue de ces fêtes telles qu'elles sont décrites dans l'Ancien Testament, une seconde partie montrera l'importance que celles-ci ont eue pour les auteurs du Nouveau Testament. Ils pourraient bien, en effet, avoir interprété, à la suite des disciples eux-mêmes, des événements de la vie de Jésus et de l'Église naissante à la lumière des rites et de l'espérance liés aux fêtes juives et avoir voulu montrer ainsi que cette espérance s'accomplissait désormais. Après Sacrifices scandaleux ?, les deux auteurs nous offrent un panorama de l'art biblique de célébrer.
Alfred Marx présente ici la première partie du Lévitique où sont passés en revue les différents types de sacrifices que les Israélites, selon le cas, peuvent ou doivent apporter à YHWH. Indépendamment de l'intérêt de cette étude pour l'histoire des religions et pour la connaissance des pratiques cultuelles de l'Israël ancien, ce commentaire a aussi une portée théologique en ce qu'il démonte un certain nombre d'interprétations traditionnelles encore admises de nos jours, notamment l'idée selon laquelle l'institution sacrificielle aurait eu pour fonction principale d'apaiser la colère divine. Ce que démontre, entre autres, ce commentaire est que le sacrifice est fondamentalement un repas offert à Dieu en tant qu'hôte de marque que l'on veut honorer de la sorte, un Dieu qui est foncièrement bienveillant à l'endroit de son peuple.