Alexandra Saemmer
Alexandra Saemmer
À l'issue de trois pandémies dévastatrices, des humains participent à l'expérimentation d'une vie entièrement dématérialisée. Toutes les relations, intimes, amicales et professionnelles, se déroulent sur une plateforme de simulation. Même s'ils n'ont pas le droit de quitter leurs cellules de confinement, les participants ne s'ennuient pas, car le gouverneur de la Colonie les engage dès leur plus jeune âge dans des jeux de rôles hautement concurrentiels. Le Logbook recueille les témoignages des profils enrôlés dans le Jeu de la Tour no5, dont l'équilibre déjà précaire est fragilisé par l'arrivée d'un agent infiltré. Ce roman d'un nouveau genre, dystopique et parodique, a été co-écrit par Alexandra Saemmer, Sébastien Appiotti, Brice Quarante, Françoise Cahen, Françoise Chambefort, et illustré par Adrien Brunel. L'édition papier existe en deux versions : avec illustrations noir et blanc (26EUR) et édition limitée avec illustrations couleurs (32EUR), à choisir en commande ci-dessus. L'édition couleurs est vendue en exclusivité sur notre site. --- Usager, usagère, bienvenue dans le métavers ! Vous êtes ici pour : A -- Vous ménager un moment de répit entre la Grande Pandémie et la Troisième Guerre Mondiale B -- Rester en contact avec le monde extérieur depuis votre intérieur C -- Troquer la dystopie post-démocratique contre l'utopie soviéto-nuagique D -- Vous enrichir en jetons non fongibles Vous êtes plutôt : A -- Insoumis·e modéré·e B -- Crypto-républicain·e C -- Ni de droite ni de gauche D -- Issu·e d'un groupuscule d'ultra-centre Vous préférez : A -- Le monde ouvert en multi-joueur B -- Les workshops en distanciel C -- Le présentiel digitalisé D -- Les jeux de rôles bureaucratiques Vous vous voyez dans cinq ans A -- Usager apprenti B -- Expert usager C -- Happiness manager D -- Guide jupitérien Si vous obtenez plus de A, B, C ou D à ce test, vous êtes éligible à investir le métavers de la Colonie... et à découvrir son Logbook.
« Voilà ton héritage. Prends-en soin. À l'intérieur de la pochette que me tendait ma mère, le titre de propriété d'une ferme à Auspitz : une maison comportant trois chambres, une cuisine, une buanderie ; une grange ; une étable abritant 25 cochons, 20 oies, 20 poules ; un hectare de terrains destinés à la culture de la pomme de terre, du maïs et du fenouil ; un jardinet ; des arbres fruitiers ; un étang. La liste des biens était précise. Or, la ville d'Auspitz ne figure plus sur aucune carte. »Chercheuse en sciences sociales, Alexandra Saemmer part sur les traces de sa famille, dont l'histoire a toujours été cachée au fond des tiroirs, noyée dans l'oubli et la honte. Car l'autrice descend de Sudètes, un peuple sans pays, expulsé de Tchécoslovaquie à la fin de la Seconde Guerre mondiale pour avoir voté en faveur de son intégration dans l'Allemagne nazie.Née en Allemagne, l'autrice a grandi avec la honte d'appartenir au peuple des « bourreaux ». Mais c'est aussi la honte des soldats vaincus, des suprémacistes déchus, des femmes violées à la marge des champs de bataille et des réfugiés partis de leur pays sans rien, qu'elle croise au fil de son enquête.Pour comprendre si son grand-père, soldat dans la Wehrmacht, a adhéré au national-socialisme, élucider le secret des origines de sa mère et retrouver son oncle mystérieusement disparu, il lui a fallu s'aventurer dans les zones grises et silencieuses de l'histoire. Aux archives et aux entretiens s'est ajouté un fascinant travail ethnographique au sein de groupes Facebook où la communauté sudète se raconte, à l'abri des regards. En résulte un livre hanté par le fantôme d'une Europe en guerre, une troublante réflexion sur la mémoire des peuples et des choix collectifs et, à travers le récit de gens ordinaires, un espoir : réparer les vivants. Un captivant livre-puzzle sur les traces d'un passé européen méconnu. Ivan Jablonka
Beaucoup de lectures s'effectueront dans les années à venir sur des dispositifs numériques, quels que soient les champs à l'oeuvre. La sensibilisation aux spécificités du texte numérique est donc un enjeu important pour la recherche, la lecture et l'écriture. Cet ouvrage a pour objectif d'analyser comment le texte préfigure les pratiques, et comment le lecteur y répond en mobilisant ses imaginaires personnels. Il identifie, pour la première fois de façon exhaustive, les procédés rhétoriques de l'hyperlien et de l'animation textuelle, et propose à la fois des outils de défense contre certains effets de manipulation du texte numérique, et des repères pour permettre au lecteur de goûter à un nouveau plaisir du texte. L'objectif de Rhétorique du texte numérique est de sensibiliser lecteurs, chercheurs, auteurs et éditeurs aux possibles expressifs du texte numérique, et de leur permettre ainsi de mieux connaître et maîtriser ses procédés d'argumentation, de persuasion, de narration, de métaphorisation et de séduction. La connaissance de ce champ des possibles favorisera l'émergence d'une nouvelle culture de l'interprétation, réflexive et critique.
Les images d'actualité - photographies, photomontages, caricatures - suscitent régulièrement des polémiques virulentes où chacun cherche à imposer la juste manière de les interpréter. Toute production visuelle est porteuse de stratégies de communication qui essaient de capter et d'orienter l'attention. Cet ouvrage de sémiotique sociale décrypte les mécanismes de construction du sens à partir des productions visuelles qui conditionnent le regard : les savoirs culturels et contextuels, les « allants-de-soi », les croyances et convictions, les habitudes de pensée... Il sera particulièrement utile aux professionnel·les travaillant dans le champ de l'éducation aux médias et à l'information.