Albert Ciccone
Albert Ciccone
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Les bouleversements rapides de notre époque redéfinissent en profondeur la psychopathologie et la santé mentale. De nouvelles expressions de la souffrance psychique émergent, tout comme des réponses inédites au mal-être. L'omniprésence des technologies, l'essor du virtuel, des réseaux sociaux et de l'intelligence artificielle, transforment notre rapport à nous-mêmes, aux autres et au monde. Les pressions sociales et économiques liées au néolibéralisme produisent une désubjectivation et tendent à reléguer la souffrance psychique au second plan. Les évolutions sociétales brouillent les frontières de la « normalité » tout comme celles de l'identité. Ces mutations exacerbent les problématiques limites et remettent en question les modèles théoriques établis. Psychopathologie du sujet contemporain explore les défis cliniques actuels, analyse les nouvelles formes de psychopathologie et questionne les transformations nécessaires des pratiques de soin psychique dans une ère de changements constants. Cet ouvrage offre : des résumés ; de nombreuses vignettes cliniques ; des définitions de multiples concepts et notions. Coordonné par Albert Ciccone et Frédéric Tordo. Avec la collaboration de Brigittte Blanquet, Olivier Douville, Alberto Eiguer, Elsa Godart, Éric Jacquet, Saül Karsz, Marco Liguori, Jean-Baptiste Marchand, Thomas Rabeyron, Marjorie Roques, Alexandre Sinanian et Serge Tisseron.
Fondé sur une très riche expérience clinique et sur la recension des travaux psychanalytiques, cet ouvrage présente et analyse les modalités de constitution et de développement de la vie psychique. Texte réactualisé à l'occasion de cette 3e édition.
La parentalité apparaît comme une expérience troublée et troublante. La construction d'une position parentale est le fruit d'un travail psychique complexe qui débute dès l'enfance. Comment s'aménagent les enjeux de transmission lorsque les enfants en situation de handicap, devenus adultes, deviennent eux-mêmes parents ? Un tel contexte remanie l'ordre des générations, mobilise des fantasmes honteux ou coupables, ou encore de réparation, liés au vécu de catastrophe, de rupture, généré par le handicap au sein de la famille. En quoi cette naissance nouvelle, le plus souvent non préparée et considérée comme une « surprise », un « accident » ou un « drame », vient-elle bouleverser les fantasmes de transmission psychique familiaux ? À partir de situations cliniques et de recherches universitaires, les auteurs explorent les différentes façons d'accompagner les personnes en situations de handicap qui désirent un enfant, deviennent ou sont devenus parents. Tout en envisageant les aléas dus aux handicaps, ils éclairent en retour des dimensions inédites, inattendues, créatives, propres à toute parentalité, qui peuvent conduire à modifier notre regard sur le processus subjectif d'être parent.
Cet ouvrage s'inscrit dans la continuité des travaux sur les aspects infantiles et bébés : La Psychanalyse à l'épreuve du bébé, La Part bébé du soi, et fait suite plus particulièrement aux ouvrages collectifs Les Traces des expériences infantiles et Les Expériences ludiques infantiles. Les ouvrages précédents étaient centrés sur les traces des expériences infantiles, heureuses ou traumatiques, dans la subjectivité et dans les contextes cliniques ou psychopathologiques. Cet ouvrage explorera le devenir des expériences infantiles dans les liens entre les sujets. Comment s'exprime l'infantile dans les liens sociaux, groupaux, familiaux ? De quelle manière les liens que tissent deux ou plusieurs personnes sont-ils tributaires des expériences qu'elles ont connues dans leur enfance et leur petite enfance ? Comment ces liens traitent-ils les effets, plus ou moins traumatiques ou plus ou moins heureux, de ces expériences de l'enfance ? Qu'est-ce que le lien contient, travaille, transforme pour chacun et pour l'ensemble, qui a trait à ces expériences ? Qu'est-ce que les sujets mettent en commun, en partie consciemment mais pour une grande part à leur insu, dans un lien intersubjectif ? Les co-auteurs s'attachent à mettre en évidence les traces des expériences infantiles dans l'espace social, politique, institutionnel, et dans le champ groupal, familial, conjugal.
Handicap et mort, ce thème est encore, à double titre, tabou. Pourtant cette question est essentielle, fondamentale. Chaque soignant y est confronté, notamment dans les situations de handicap lourd, de maladie évolutive, dégénérative, dans le travail auprès des sujets en fin de vie, mais aussi partout dans le quotidien des pratiques. La question de la mort est envisagée à tous les âges de la vie, et dans des contextes divers. Depuis le deuil périnatal jusqu'à la fin de vie des sujets vieillissants. Depuis la « condamnation à mort » que représentent certains handicaps, certaines maladies génétiques, jusqu'aux handicaps provoqués par des actes suicidaires. Les auteurs parlent de l'approche individuelle, institutionnelle, familiale, groupale, sociétale de la mort. Ils rendent compte de la manière dont le sujet en situation de handicap et son entourage - familial, fraternel, institutionnel - sont convoqués par la question de la mort, réelle, imaginée ou fantasmée. Ce livre est issu du 12e séminaire interuniversitaire international sur la clinique du handicap (SIICLHA).
Sous prétexte d'aide, d'accompagnement, d'intégration, de soin, les pratiques sociales et les liens aux sujets en situation de handicap peuvent être porteurs de violences non seulement manifestes mais souvent clandestines. Comme dans toutes les relations humaines, la violence est mobilisée dans tous les liens autour des sujets atteints par le handicap. En quoi celle-ci est-elle inévitable, voire aux fondements des liens ? Quelle est la part inutile, évitable, désorganisatrice de la violence ?