Alain Montbloy
Alain Montbloy
« Vous connaissez Macao ? Cette petite colonie portugaise cachée à deux cents mètres de la côte chinoise ? C'est une île étrange, peuplée d'aventuriers, de forbans de toute espèce. Et je reçois à l'instant un message de mon ami Briggs qui est là-bas et qui demande de l'aide : il vient de découvrir une organisation redoutable, qui vend des armes américaines à Ho-Chi-Minh. Aussi, je pars ce soir. Venez donc avec moi : il y aura de la bagarre, des meurtres... Nous irons jouer au mahjong dans ce « Central » où des fortunes changent de main... Nous rencontrerons des femmes belles et mystérieuses... Nous « vivrons », quoi ! Allez, venez vite, je vous attends. » Alan Lordling, agent spécial du F.B.I.
Depuis cinq ans qu'il a quitté le Service secret, Roger Falcon vit une existence calme et paisible de petit rentier, dans une villa de la banlieue de Rio de Janeiro. Il s'est marié avec une métisse, Conchita, qui lui a donné un enfant, Jacques. Il est heureux. Aussi, quand un vieux copain du Deuxième Bureau viendra lui proposer une nouvelle aventure, il refusera tout net. Mais les événements se ligueront contre lui ; les êtres qui lui sont chers, seront menacés, et il sera « contraint et forcé » de se lancer dans une aventure aussi terrible que sanglante.
Alan Lordling, agent secret du F.B.I., est en vacances dans sa famille à Baltimore. Il apprend qu'on vient de retrouver, sur une plage de Tunisie, le corps de Peter Straker, un de ses plus chers amis. L'opinion de Washington est formelle : Peter Straker trahissait. Seul, Lordling est persuadé du contraire et, révolté contre cette insinuation qui l'atteint en plein coeur, il demande à reprendre en mains l'enquête. Lordling se rend en France. Un indice se révèle à lui. Oh ! très faible, sinon inexistant ! Mais cela suffit pour que l'agent du F.B.I. fonce tête baissée, avec un beau mépris du danger. Sur sa route, il croisera des femmes belles et mystérieuses, des personnages plus que suspects. Longue, dramatique attente... puis, soudain, un revolver qui claque dans la nuit... Lordling triomphera et vengera son ami. Mais il s'apercevra, très vite, que certaines victoires laissent derrière elles un goût de cendre...
Alan Lordling est un agent secret américain. Il débarque à Vienne et se rend compte, immédiatement, que la mission qui lui a été dévolue n'est pas de tout repos. Chaque jour, on repêche dans le Danube un ou plusieurs de ses « collègues », mystérieusement supprimés. Dans cette ville où l'espionnage, les trafics de tout ordre, les stupéfiants et la noce crapuleuse sont à l'ordre du jour, Lordling se sent sans cesse suivi, épié, sous la menace d'une agression. Pourtant, il faut agir. L'enjeu est d'importance. Pendant que les patrouilles internationales sillonnent placidement les rues meurtries de l'ancienne capitale de la joie, Lordling entame une lutte sans merci. Autour de lui, des hommes s'effondrent ; il bataille, revolver au poing, dans cette ombre nourrie de danger. Comment se terminera l'aventure ? Qui l'emportera ? Un dénouement imprévu et original ne sera pas, pour le lecteur, un des moindres attraits de ce passionnant roman qu'Alain Montbloy - un nom à retenir - a écrit tout spécialement pour la nouvelle collection « Missions secrètes ».
Quand l'ex-roi Farouk, avant de quitter l'Égypte à bord de son yacht, serra la main du général Naguib, l'homme qui l'avait découronné, le monarque déchu lança avec amertume à son vainqueur : - Vous m'avez plumé pour votre déjeuner... Je m'apprêtais à vous accommoder pour mon dîner... » Ainsi, Farouk, pourtant redoutable joueur de poker, avait-il trop tardé à rabattre son jeu. Mais si Naguib l'avait emporté, n'était-ce pas parce qu'il mettait en ligne des atouts secrets ? Ne possédait-il pas, dans la cour de Farouk, des amis qui le renseignaient à mesure sur tout ce qui s'y tramait ? C'est ce qu'a imaginé Alain Montbloy dans ce nouveau roman de la série Missions Secrètes où, mêlant intimement réalité et fiction, il met en scène une captivante héroïne, la redoutable Lorna Marrow. Celle-ci mène le jeu, avec pour toutes armes sa beauté, son intelligence... et une rouerie bien féminine. Mais n'est-ce point beaucoup déjà ?
Des rendez-vous qui se transforment en guet-apens. Des agents du service qui se révèlent des traîtres. Et cette femme, cette jolie Française qui risque, à chaque seconde, d'être broyée dans la lutte sans merci que se livrent les services secrets, pour qui travaille-t-elle ? Il y a des bagarres, des coups de feu, des morts. Des rafales de mitraillette, et l'on relève encore des morts, des cadavres mutilés. Mais Alan Lordling ne se décourage pas. Du résultat de sa mission, dépendent des centaines de milliers de vies humaines. Il veut réussir. Et, pour cela, pour parvenir à son but, il fera, d'un bout à l'autre de ce palpitant roman, feu des quatre fers.
À un moment de l'histoire où nombreux sont ceux qui s'interrogent sur le bien fondé de la réduction du temps de travail, Le Syndrome de Chronos montre les ravages d'un conflit qui oppose le temps des hommes et le temps des machines, et pose un diagnostic critique sur notre consommation du temps. Les auteurs analysent de façon précise les déséquilibres engendrés par les nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC) : zapping mental, déstructuration des espaces de travail, pression du temps réel, sollicitations permanentes, confusion entre temps privé et temps professionnel, etc. Ces phénomènes amplifient les perturbations du monde du travail, déjà désemparé par la pression productiviste et les restructurations permanentes. Les nouveaux temps modernes sont à l'origine d'une médicalisation croissante de la vie active, conséquence du stress et des « télénévroses ». Un mal travailler et un mal vivre qui coûtent très cher à la collectivité et aux entreprises. Fondé sur trois ans de recherches documentaires et d'entretiens, cet ouvrage propose des recommandations aux pouvoirs publics et aux entreprises pour faire face au syndrome de Chronos : réduction de l'intensité du travail contre l'allongement de la vie active, rénovation du rôle de la médecine du travail, et politique des revenus adaptée à la mutation actuelle de l'économie du travail et du capital. En définitive, Le Syndrome de Chronos plaide pour une écologie du temps, un temps qui, selon les auteurs, n'a pas de prix... comme la vie.
Certains jouent aux boules ou tapent la belote. Pas lui. Depuis qu'il est à la retraite, l'Albinos dévore des livres, achetés d'occasion chez le bouquiniste du coin : romans policiers, d'espionnage et de temps en temps un ouvrage sérieux, saisi au hasard dans l'étalage. Au hasard ? N'est-ce pas à son intention qu'on a glissé dans un volume ce petit rectangle de carton très menaçant : Je sais que vous avez tué une femme. Ce crime parfait est resté impuni, mais ça pourrait changer ? Après tout, ils ne doivent pas être si nombreux les clients du bouquiniste qui, comme l'Albinos, ont tué une femme... Un roman inédit de l'un des auteurs français les plus originaux du roman policier.
Des treize colonies de 1776 installées sur le rivage atlantique à la "République impériale" d'aujourd'hui, les États-Unis ont connu en deux siècles un essor sans commune mesure avec celui des autres grandes puissances. Leur économie dominante, la direction qu'ils impriment au système monétaire international, leur supériorité militaire assurent de nos jours à leurs décisions une influence indéniable sur l'ensemble du monde. Ce livre veut d'abord décrire et expliquer cette ascension rapide, ce destin exceptionnel. Mais il met aussi volontairement l'accent sur la période contemporaine de l'histoire américaine, de 1920 à la présidence de Reagan. La crise actuelle de la société américaine y est analysée lucidement. Chômage, pauvreté, criminalité urbaine, destruction de la nature, obstacles de toutes sortes à l'intégration des jeunes, de la population de couleur, des femmes, contestation par les consommateurs de l'emprise de la publicité : ces maladies ou ces tares de la société d'abondance sont-elles spécifiquement américaines ou communes au monde capitaliste occidental ? A la recherche de leur identité, les États-Unis vont-ils persévérer dans leur ambition universaliste d'imposer leurs valeurs et leurs méthodes au monde entier ou, plus modestement et moins innocemment, découvrir qu'ils ne sont qu'une nation enracinée dans un espace particulier à un moment précis de l'histoire et marquée, comme les autres, par le poids de son passé ?