Alain Frerejean
Alain Frerejean
L'Histoire offre des cas exemplaires de femmes qui échappèrent à leur condition en s'évadant des murs qui les tenaient captives : vingt-cinq histoires de courage, d'audace et de détermination. Vingt-cinq récits haletants qui sont autant de sources d'inspiration. L'Histoire présente des cas, aussi rares qu'exemplaires, de femmes qui échappèrent à leur condition en s'affranchissant des murs qui les emprisonnaient. Telle Jeanne de Leeds, qui se fit passer pour morte afin de s'évader d'un couvent écossais, en 1348. Ou encore Ellen Craft, une esclave mulâtre déguisée en gentleman blanc pour s'enfuir de Georgie avec son mari, en 1848. De l'Amérique à la Corée, du Moyen Âge à nos jours, Alain Frerejean présente les évasions spectaculaires de vingt-cinq héroïnes, sans armes ni violence, sans même l'aide d'une corde. La plupart cherchaient à sauver leur propre vie ou à recouvrer leur liberté. Des souveraines, comme Marie Stuart ou la reine Hortense. Des résistantes, comme Marie-Madeleine Fourcade ou Marie-Hélène Lefaucheux. Souvent aussi des femmes d'origine modeste, telle Harriet Tubman, militante antiesclavagiste, Victorine Brocher, anarchiste communarde, ou encore Albertine Sarrazin, enfant abandonnée devenue écrivain… Plus près de nous, Nadia Murad, jeune femme yazidie devenue esclave sexuelle de Daesh, a raconté comment elle a échappé à ses bourreaux
Churchill alerte sur le bellicisme allemand dès 1908, sur la menace bolchevique dès 1919, sur le péril nazi dès 1932, sur l'impérialisme stalinien dès 1943… Ses " visions " ont contribué à faire de l'homme d'État un " lanceur d'alerte " dont cette biographie brosse un portrait original, à l'occasion des 150 ans de sa naissance, le 30 novembre 1874. Soldat, journaliste, aventurier, prix Nobel de littérature, pilote d'avion, orateur et causeur plein d'humour, et même artiste peintre… Si Churchill fut tout cela, son génie fut avant tout d'être un visionnaire, un " lanceur d'alertes " aussi pragmatique que rusé, rendu célèbre par l'expédition des Dardanelles et, trente ans plus tard, par son combat singulier contre Hitler. Cette faculté, le " vieux lion " l'a souvent manifestée. En 1908, il mesure le bellicisme de l'empereur Guillaume II, quand personne ne devine l'imminence d'une guerre mondiale. Féru d'innovations techniques, il comprend le rôle qu'y joueront la marine au fioul, les avions de reconnaissance, les chars d'assaut, l'interception des messages codés. Dès 1919, il craint que le bolchevisme ne détruise les valeurs occidentales. Il voit juste quand, dès 1932, il devine le gouffre où l'Allemagne nazie réarmée va précipiter l'Europe. De même, en 1943, à Téhéran, il pressent le danger que l'impérialisme soviétique fait courir au continent. Et, à Zurich en 1946, il prophétise la création de la Communauté européenne. " Sans négliger en rien l'origine, le milieu, l'enfance, la formation de Churchill, son désir effréné de jouer un rôle de premier plan qui l'amène à se projeter dans tous les combats de l'Empire britannique, Alain Frerejean a su se concentrer sur les aspects les plus étonnants de ce personnage disruptif ", estime Hubert Védrine dans une éclairante préface.
À l'occasion de la présidentielle américaine, l'historien Alain Frerejean présente 52 grands discours de présidents américains, de George Washington à Donald Trump. Reflets des grands courants de l'histoire américaine, ils éclairent de façon révélatrice les enjeux de la campagne électorale de 2020.
Ce recueil, réalisé par l'historien Alain Frerejean, réunit les discours les plus marquants des lauréats du prix Nobel de la Paix, depuis sa création en 1901. Autant de témoignages de courage, d'engagement, de sacrifice et de persévérance.
Louis-Napoléon Bonaparte n'est pas seulement notre premier président de la République. Il est aussi l'inventeur des voyages présidentiels, de la propagande, des grands défilés. Du contact avec la France profonde. Avec ses yeux mi-clos, son visage impénétrable, il agit en homme masqué. Déguisé en valet de sa mère pour échapper à la police autrichienne. En maçon pour s'évader de prison. En héritier des Bonaparte pour se faire élire président. En président de la République pour la renverser. En soutien du pape et grand bâtisseur d'églises pour gagner l'appui des curés et de leurs fidèles, alors qu'il ne croit ni à Dieu ni à diable. Or voilà que tout se retourne contre lui. Est-ce l'effet de ses troubles de santé ? De l'influence néfaste d'une épouse ambitieuse ? Cette vie, véritable comédie du pouvoir caricaturée à l'envi, ne doit pas faire oublier les embellissements de Paris, le Paris de l'eau courante, des squares et des Expositions universelles. Ni l'acquisition de Nice et de la Savoie. La création d'une France moderne, avec ses chemins de fer, l'éclairage au gaz, une industrie en progrès foudroyants et une agriculture florissante. Elle ne doit pas non plus occulter l'image d'Épinal, la fête impériale où la France entière applaudit les pantalons rouges et les cuirasses étincelantes. Alain Frerejean est l'auteur de nombreuses biographies, parmi lesquelles notamment Napoléon IV, un destin brisé (Albin Michel, 1997), Napoléon en mer : un feu roulant de questions (Éditions de la Bisquine, 2015) et C'était Georges Pompidou (Fayard, 2011).
L'histoire d'un affrontement inexpiable.L'un après l'autre, Trotski puis Staline ont changé le cours de l'histoire. D'abord est apparu Trotski, l'auteur de la révolution de 1917 et le héros de la guerre civile de 1918-1920. Staline vient plus tard, mais en quelques années il réussit le tour de force de devenir une idole. Une idole résolue à se débarrasser d'un gêneur. Comment faire quand ledit gêneur est un géant ? C'est tout un art. Tel un serpent, on déroule lentement ses anneaux autour de sa proie. On l'isole de ses partisans et de ses proches, on le ridiculise, on le défigure, on le diabolise, on liquide un par un les membres de sa famille. Seulement le géant se rebiffe, alors on lui envoie, vague par vague, des tueurs, jusqu'à ce qu'on en trouve un plus efficace que les autres. Alors le géant meurt, même s'il continuera toujours de hanter celui qui a comploté sa mort.
La biographie croisée de deux des plus grands dirigeants du XXe siècle.Tout semble opposer Churchill et Staline : l'aristocrate de haut vol et le fils de savetier, le démocrate et le dictateur, l'hyperémotif et le coeur de pierre, le dépressif et le paranoïaque. Pourtant, tous deux ont su galvaniser leur peuple au bord du précipice et renverser le cours de l'histoire. Sans rien cacher de leurs failles - les crises de dépression de l'un, les peurs irraisonnées de l'autre-, l'auteur montre comment ces deux titans, poussés par la même énergie, inspirés par une même passion de grandeur et d'indépendance nationale, ont tissé une alliance contre nature, combinant attraction et répulsion, enthousiasme et méfiance. Ni panégyrique ni réquisitoire, ce portrait croisé nous donne les clefs de leur entente et de leurs malentendus. Il dévoile en outre leur vie privée, leur scepticisme envers la religion, leurs rapports étonnants avec leurs parents, leurs femmes et leurs enfants. Alain Frerejean, diplômé de Sciences-Po, licencié en histoire et en droit, est l'auteur d'une douzaine d'ouvrages, parmi lesquels Les Maitres de forges ; L'appel de l'Afrique ; Les Peugeot, deux siècles d'aventure ; Renault, le culte du défi et C'était Georges Pompidou, qui a reçu deux prix littéraires.
" Loin de la légende, écrit Jean Tulard, Alain Frerejean nous offre un tableau complet de cette confrontation entre le conquérant et la mort, des tendances suicidaires de sa jeunesse, loin de sa Corse natale, aux derniers jours d'une lente agonie. " Plus de trente fois, il a frôlé la mort. Toujours il lui a échappé. Les obus et les balles de l'ennemi, le poignard des assassins, les machines infernales des comploteurs, la noyade, la chute dans les précipices, la chasse à l'homme, le poison qu'il s'est lui-même versé, les duels de sa jeunesse… À se demander ce qui l'a sauvé. À moins que la Providence s'en soit mêlée… mais l'Empereur croyait-il en Dieu ? ou à sa bonne étoile ? À l'évidence, Napoléon fut un chevalier sans peur. Mais combien de millions d'hommes a-t-il envoyés au trépas, sans plus de haine que de remords ? Que ressentait-il quand il arpentait le champ de bataille, entendant le cri des mourants : " Vive l'Empereur ! " Et comment expliquer qu'après avoir vainement cherché la mort à Arcis-sur-Aube, à Montereau, à Fontainebleau, à Waterloo, il n'ait pas cherché à la devancer à Sainte-Hélène ?
De septembre 1870 à mai 1871, Paris a connu le plus long siège de son histoire. Alain Frerejean et Claire L'Hoër le racontent au jour le jour à l'aide des récits de témoins directs de l'événement, connus ou non, pour nous offrir un compte rendu aussi vivant qu'historique de la Commune de Paris. Il y a un siècle et demi, Paris a connu deux sièges, les plus longs de son histoire. D'abord par l'armée prussienne (du 19 septembre 1870 au 28 janvier 1871), puis par la République elle-même, repliée à Versailles et résolue à annihiler l'insurrection de la Commune de Paris (18 mars-31 mai 1871). Aux bombardements aura succédé la destruction par les flammes de l'Hôtel de Ville, contenant les archives de l'état civil, et des Tuileries, symbole du pouvoir impérial. Pendant des mois, les Parisiens ont souffert de la faim et du froid, ils ont mangé des chiens, des rats. Ils se sont aussi dénoncés les uns les autres: près de quatre cent mille lettres anonymes! Paris a sombré dans la guerre civile et connu les combats de rue. Du fort d'Issy au mur des Fédérés, une violence inouïe a soufflé sur la capitale. Avant la terrible répression: dix-sept mille hommes, femmes et enfants fusillés pendant la "Semaine sanglante", et plus de quatre mille déportations en Nouvelle-Calédonie. De nombreux témoins ont vécu et raconté ce siège: Victor Hugo revenu d'exil, Sarah Bernhardt, ambulancière au théâtre de l'Odéon, mais aussi les frères Goncourt, Émile Zola, Alphonse Daudet… Sans oublier tous ceux – officiers, médecins, prêtres, bourgeois, simples sol- dats ou diplomates – qui notaient chaque soir leurs impressions pour les envoyer à leur famille par pigeon-voyageur. Ils sont les narrateurs de ce récit qui se referme en 1880 avec l'amnistie des communards.
Il y a 75 ans, un deuxième front s'ouvrait en Normandie et Paris prenait les armes contre l'occupant. Le récit des événements au jour le jour, illustré de nombreux témoignages inédits.
Disparu le 9 février 2024, Robert, l'ancien ministre, et Élisabeth, la philosophe, auront été l'un des couples les plus emblématiques de la Ve République. Lui, ancien Garde des Sceaux et président du Conseil constitutionnel, Elle, pour le courage de ses prises de position féministes et laïques. Une histoire moderne de la France au prisme de leur incroyable destin. Deux grandes figures de notre temps Disparu le 9 février 2024, Robert, l'ancien ministre, et Élisabeth, la philosophe, auront été l'un des couples les plus emblématiques de la Ve République. Deux grands agitateurs d'idées, depuis l'année de leurs noces : 1966. Lui, ancien Garde des Sceaux et président du Conseil constitutionnel, dont l'histoire retient l'implication dans l'abolition de la peine de mort, la dépénalisation des relations homosexuelles des mineurs de plus de 15 ans, ainsi que l'intransigeance morale. Elle, pour ses prises de position féministes et laïques. Pourtant, tous deux, en dépit de leurs interventions dans la vie politique et intellectuelle de la France, se sont toujours soigneusement tenus à l'écart de l'exposition médiatique. Rares sont ceux qui ont été admis dans leur appartement de la rue Guynemer, face au jardin du Luxembourg. Alain Frerejean raconte l'histoire de ce couple intrigant, passionnant et secret. Une histoire moderne de la France au prisme de leur incroyable destin. Première édition : l'Archipel, 2018.
Vingt ans après la Révolution russe, les fameux « procès de Moscou » (1936-1938) représentent l'acte fondateur du totalitarisme stalinien. En quelques mois, hauts dirigeants et militants de la première heure sont éliminés en nombre à l'issue de procédures kafkaïennes qui préfigurent les « grandes purges » de 1937 et 1938.Tout commence le 1er décembre 1934 avec l'assassinat de Sergueï Kirov, seul rival de Staline en popularité au sein du Comité central. Un mois plus tard, 13 coïnculpés en plus de son meurtrier sont fusillés, au nom d'un improbable complot. Ce premier procès servira de matrice aux suivants : accusation de haute trahison, de sabotage et d'espionnage ; documents à charge créés de toutes pièces par le NKVD ; torture physique et psychologique des prévenus ; orchestration implacable des audiences destinée à les rendre crédibles auprès d'un public trié sur le volet. Il s'agit tout à la fois de se débarrasser de concurrents gênants, de fournir au « Petit Père des Peuples » une mainmise totale sur l'appareil du Parti et d'ériger un paravent médiatique aux exécutions de masse perpétrées dans l'ombre.Enrichi de témoignages et de documents d'archives déclassifiés après la dissolution de l'URSS, cet ouvrage propose un récit poignant de ces procès-spectacles, en intégrant les apports de la recherche historique des dernières décennies. Historien et auteur de documentaires, Alain Frerejean est notamment l'auteur chez Fayard de C'était Georges Pompidou (2011) et chez Perrin de deux biographies croisées : Churchill-Staline (2013) et Staline contre Trotski (2016).
C'était Georges Pompidou d'Alain Frerejean, publié en 2007 par Fayard, a remporté le Grand Prix du Salon du Livre d'Histoire de Senlis et l'un des prix de l'Association des Ecrivains combattants. Il a été plébiscité par les lecteurs, repris par Le Grand Livre du Mois et.... traduit en chinois. Ce succès a mis l'auteur en rapport avec beaucoup de nouveaux témoins, tels le préfet de police Maurice Grimaud et des intimes de Pompidou. Grâce à cette "moisson d'hommes," Alain Frerejean revient en force sur de très nombreux points : les institutions de la Ve République, les événements de mai 1968, la mensualisation des travailleurs horaires, les centrales nucléaires, l'affaire Buffet-Bontems, l'affaire Touvier, etc., mais aussi sur la vie personnelle de Georges Pompidou. Voici donc, pour le centenaire de sa naissance, le 5 juillet 1911 à Montboudif, une version revue et très complétée de C'était Georges Pompidou. Cette fois encore, l'auteur a mis son point d'honneur à marier de façon équilibrée l'histoire et la biographie, l'homme public et l'homme privé.
L'aventure des chemins de fer est une histoire de visionnaires, de passionnés qui ont conquis la vitesse, dompté la nature, dépassé les limites de la science. Une histoire d'hommes en somme. C'est dans leurs vies que cet ouvrage nous plonge, racontant avec esprit et anecdotes ceux qui ont imaginé les rails, les locomotives, les signaux, les aiguillages. Ceux qui ont pensé les bogies et les wagons-lits, inventé les marteaux-piqueurs et la dynamite, réalisé les projets les plus fous - les premiers transcontinentaux, le Train des nuages jeté des ponts sur les précipices, volé des locomotives, créé des empires à partir de rien. Ceux qui, des origines jusqu'à nos jours, ont révolutionné le plus fascinant des moyens de transport. De 1825 à 1914, le rail a changé la face du monde, supprimé les disettes, fait les nations, décidé du sort des armes. Puis un déclin s'est amorcé, suivi depuis peu d'un réveil inattendu. Un réveil dont on ne prend la mesure qu'en découvrant ce qui se passe au Brésil, en Chine, en Australie, où circulent de vrais défis sur roues. Un réveil constaté dans les vieux pays comme les puissances émergentes, où se posent des questions stratégiques: faut-il creuser des tunnels sous les détroits ou à travers les montagnes, donner la priorité aux voyageurs ou aux marchandises, nationaliser ou privatiser, faire flotter les trains ou alourdir les rails? Autant d'enjeux et de réflexions majeures pour les bâtisseurs des transports de demain.
Peu de noms comptent autant dans l'histoire de l'automobile que celui de Peugeot. Mais que connait-on vraiment de cette famille discrète et de la marque au Lion, seule survivante avec Daimler de l'âge héroïque des premières voitures ? Sait-on comment elle s'est hissée au rang de sixième groupe automobile mondial, sans céder à la tentation de la délocalisation ? Alain Frerejean répond à ces questions et à bien d'autres dans cet ouvrage très vivant, riche de nombreux détails inédits. Il restitue avec talent le contexte historique propre à chaque époque pour mieux nous faire revivre les événements mythiques ou tragiques qui jalonnent l'histoire de Peugeot : la naissance des modèles cultes - 203, 404, 205, etc. -, les victoires à Indianapolis ou au Paris-Dakar, mais aussi les années sombres de l'Occupation, les Trente Glorieuses, le rapt du jeune Éric Peugeot, l'élargissement de l'Europe, la concurrence japonaise, l'émergence des technologies nouvelles : filtre à particules, biocarburants, diesel hybride... Son livre, véritable ouvrage de référence, permet de découvrir Peugeot sous un nouveau jour en lui redonnant toute son importance dans l'histoire de l'automobile, comme dans celle de la France.