Alain Faure
Alain Faure
Contributeurs et contributions : Sandra Bechtel // 4 saisons en enfer, p. 4 Charlotte Monégier // Roselend, p. 14 Julien boutreux // Quelques mots barrés, p. 2 Yvan Robberechts // poèmes, p. 32 Nathalie Barrié // Le Baiser de Circé, p. 57 Gaston Vieujeux // poèmes, p. 64 Yan Kouton // poèmes, p. 68 Raymond Penblanc // La petite famille, p. 74 // L'esprit de famille, p. 78 Tom Saja // poèmes, p 84 Christine Monot // Arkansas, p. 89 Alain Faure // La trêve hivernale, p. 98 Dominique Touri // Pour quelque temps encore, p. 107 Romain Paris // Kif-Kif, épisodes 4 & 5, p. 114 éditeurs invités : Et le bruit de ses talons Chèvre-feuille étoilée Photo de couverture et photos intérieures : lachaisetriste
Contributeurs et contributions : Alain Faure // Ma Femme m'a quitté (p. 118) Alexandre Nicolas // À bord de l'invisible (p. 84) + Somnambule (p. 88) + Le mouvement de l'attente (p. 92) + Résurgence (p. 94) Chantal Noël // La Main verte (p. 98) Charlotte Monégier // Les cinq leçons de Rosita (p. 56) Dorothée Coll // Le bruit sourd (p. 4) + Matin violent (p. 5) + Crier, crire, écrire (p. 104) + Oppression (p. 106) + Un serpent autour du coeur (p. 108) Ève Vila // Sentinelles (p. 66) Guillaume Marie // J'aurais bien bu ma bière (pp. 74-80) Jean Dupont // L'amour au premier regard (p. 16) Jean-Jacques Nuel // Poèmes courts (pp. 45-52) + Part-Dieu (p. 53) + Rétro (p. 54) + Lyon - La Mulatière (p. 55) Martin Zeugma // On ne plaisante pas avec Billy Joe Red Killer (p. 24) Mickaël Auffray // Il pleut des zèbres (p. 121) Mehdi Ikaddaren // Le Mascaret (p. 6) Myriam OH (Ould-Hamouda) // Quelque part sur cette terre (p. 112) + Je me cherche dans la penderie de la chambre (p. 114) + je suis fatiguée qu'on me dise non (p. 116) Raymond Penblanc // L'orphelin éternel (p. 12) + Fantômes (p. 14) Photo de couverture et photos intérieures : lachaisetriste
Erosion du pouvoir des Etats, gouvernance multi-niveaux, montée en puissance des villes et des agglomérations illustrent la complexité croissante des emboîtements et des superpositions de responsabilités entre les niveaux d'intervention publique. Ces transformations mettent les politiques publiques "à l'épreuve" des changements d'échelles. Ces déplacements de compétences modifient les formes et les contenus de l'action publique aujourd'hui.
Cet ouvrage retrace la trajectoire de Bernard Gilman, figure singulière et pionnière des politiques culturelles en France dans les années 1960 à 1990. Militant culturel, élu à Grenoble sous Hubert Dubedout, puis conseiller au ministère de la Culture, Bernard Gilman a marqué de son empreinte l'essor de la décentralisation culturelle, défendu la diversité artistique et porté haut l'idéal d'une culture émancipatrice. À la manière d'un pirate malicieux, parfois controversé, il a inventé une politique culturelle locale ambitieuse, avant de contribuer aux grandes orientations nationales des années 1980. À mi-chemin entre témoignage et analyse, cet ouvrage mêle ses propres mots - ciselés, graves, habités - à ceux de chercheurs en histoire culturelle et en sociologie politique. Ensemble, ils dessinent l'itinéraire d'un homme libre, visionnaire et toujours en mouvement, dont l'héritage résonne puissamment avec les grands débats contemporains : engagement, service public de la culture, droits culturels.
Oeuvre d'historien, ce livre se lit comme un roman. Le lecteur est entraîné sur les pas de Champollion, erre comme lui dans l'aventure du déchiffrement des hiéroglyphes ; il a les yeux de Champollion sur le monde, partage ses rêves, ses doutes et les affres de sa santé précaire, sillonne des contrées lointaines en sa compagnie, réagit aux attaques des jaloux qui lui contestent la gloire de sa découverte. Cette somme révèle des épisodes jusqu'ici inconnus de la vie du savant, notamment les années passées à Grenoble où les guerres napoléoniennes et la Restauration eurent un fort retentissement.
On mélange de la mayo, du ketchup et de la pâte de piment. C'est une invention belge pour relever les frites. Pourtant on pense à l'Asie, on pense aux codes de l'honneur, à l'étiquette, on pense à des péripéties guerrières, à des aventures médiévales, et on pense aussi plus large : hier, aujourd'hui ou demain, car la sauce samouraï est sûrement inscrite dans le code génétique de l'humanité. SAUCE SAMOURAÏ 12 auteurs intenses et barbouillés - 12 textes piquant fort les yeux.
Placés contre leur gré en situation d'isolement pendant de longues semaines, des milliers d'hommes et de femmes ont pris la plume sur Internet, dans la presse et dans différents cercles sociaux pour exprimer leurs états d'âme. Ces pensées confinées offrent aux politistes un matériau précieux sur le processus mal connu d'intimisation de la politique. Les informations sur le Covid-19 sont entrées dans les foyers chargées de la peur de la mort. Ce saisissement initial s'est propagé beaucoup plus vite que le virus lui-même, marquant fortement les opinions. On en trouve des traductions politiques directes dans les médias et sur les réseaux sociaux, avec les nombreuses controverses relatives au péril climatique, au capitalisme mortifère, à l'irresponsabilité des élites ou encore à l'impuissance publique. Mais avec le confinement généralisé, la vague émotionnelle a aussi pris une tournure politique inattendue.
Comment l'effroi face à la mort et les angoisses face à l'impuissance publique deviennent-ils politique ? Quelle place les gouvernements accordent-ils aux personnes fragiles et aux reclus ? Aussitôt que l'on ouvre un écran, tend l'oreille, lit un carnet de confinement ou que l'on échange quelques mots à l'improviste (et à distance) sur le palier avec un voisin, on est saisi par cette évidence : le traitement médiatique de la crise du Covid-19 et son expression dans les réseaux sociaux donnent lieu à des manifestations émotionnelles d'une densité, d'une intensité et d'une portée qui sortent du commun. Je propose ici de m'inspirer de travaux en cours sur les émotions politiques, et notamment la place des larmes dans l'engagement politique, pour éclairer deux épreuves émotionnelles propres à la crise du Covid-19 : l'effroi face à la maladie et à la mort d'une part, les angoisses de la population face à l'impuissance des autorités publiques d'autre part. "
C'est tant de joie, ces trois premiers accords qui font résonner toute ma chambre, les phrasés qui s'envolent, les triolets qui glissent et qui m'emportent au-delà du jardin, la partition bordée d'un liseré vert, baroque. Dessus, on lit le nom de Wolfgang Amadeus Mozart. Wolfgang Amadeus Mozart. Ce nom-là, je le répète dans ma tête, ça ne fait plus qu'un seul et très long mot, dur à dire, pareil qu'Azay-le-Rideau. Volfgangamadéoussemozare, Volfgangamadéoussemozare. À neuf ans, Cécile découvre la musique de Mozart, et c'est une révélation. Certains enfants s'inventent des amis imaginaires, d'autres vouent un culte à des personnages de fiction. Pour la petite Cécile, le plus grand des héros s'appelle Mozart ! Elle l'aime sans partage et comme un dieu. Devenue journaliste, la passion de Cécile demeure intacte. Elle a désormais une connaissance intime de l'oeuvre de Mozart. Le jour où elle doit interviewer un chef d'orchestre de renom, elle ne sait pas que sa vie va basculer. Au bout du fil, la voix du maestro la trouble comme l'avait troublée et envoûtée la musique de Mozart des années auparavant... Mais tombe-t-on amoureuse d'une voix, fût-elle celle d'un grand maestro ?
Plus de 200 élus locaux sur le divan pour percer l'énigme du goût du pouvoir... Pourquoi les élus des collectivités territoriales se sont-ils lancés dans la compétition électorale ? D'où leur vient cette passion ? Comment racontent-ils leurs combats ? Alain Faure a choisi de décrypter les promesses et les trophées de la politique locale à partir de témoignages personnels. Il nous invite à découvrir l'empreinte des émotions politiques de l'enfance, l'adrénaline du pouvoir et les récits passionnés sur le bien commun local. À l'heure où le divorce d'une grande partie de la population avec les élites politiques semble consommé et où les affaires de corruption font florès, Alain Faure dévoile une autre facette de la politique, vécue de l'intérieur. Dans un texte accessible et vivant, fruit de recherches documentées menées en France, en Italie et au Japon, l'ouvrage propose un éclairage humain et souvent intimiste des mystères du « goût du pouvoir local ». Cette approche comparative offre une analyse stimulante sur les motifs de l'engagement politique local, sur le coeur et les invariants du métier politique.
Cet ouvrage détaille les spécificités du "vivre ensemble" canadien. Quels sont les fondations historiques et les repères politiques de la société canadienne ? Quels sont les chantiers et les controverses que le "modèle" défriche en matière d'autonomie et d'identité ? Ces contributions reviennent aussi sur les contradictions redoutables de la société canadienne et nous fait entrevoir les règles d'une canadian attitude.
Cet ouvrage présente une série d'analyses critiques sur la territorialisation des politiques publiques en France et en Europe. Il étudie les politiques publiques à l'épreuve des territoires ; engage une incursion "dans la boîte à outils" des collectivités locales ; resitue les analyses "sur le terrain politique" des compétitions électorales et des stratégies de pouvoir. Ces travaux combinent science politique, sociologie et géographie.