Abdourahman A. Waberi
Abdourahman A. Waberi
Un matin à Paris, une petite fille interroge son père : « Pourquoi tu danses quand tu marches ? » Cette question innocente et profonde plonge le lecteur dans le récit bouleversant d’une enfance à Djibouti, entre lumière et poussière.
Régulièrement le régime sollicite les suffrages populaires. Quelles qu'en soient les issues, la classe dirigeante ne se sent pas menacée : la crise économique fait des mécontents, pas des révolutionnaires et peut-être même pas des opposants. Sans dissoudre l'appareil classique de coercition, le capitalisme libéral préfère des procédés moins visibles mais d'action plus profonde : la balkanisation de chacun, la dislocation sociale, la dépolitisation tranquillisante, l'infériorisation des manuels, l'exploitation des divergences d'une opposition sans projet. Ce livre ne se limite pas à exposer les mécanismes d'un capitalisme auto-entretenu, ni à déplorer la perte de l'élan des premiers socialistes. Il se veut une contribution à l'espérance révolutionnaire, une première réflexion sur les conditions de sa résurgence.
Entre Djibouti et les étoiles, Les nomades, mes frères, vont boire à la Grande Ourse rassemble des poèmes où la guerre civile, l’exil et la quête d’identité se mêlent à la beauté aride du désert.
Plongez dans l'unique recueil de poésie d'Abdourahman A. Waberi, où le désert devient un livre-monde et chaque mot une vague de quête intemporelle.
Après avoir visité les mondes souterrains dans sa trilogie des Fourmis et l'au-delà dans les Thanatonautes, Bernard Werber se lance sur les traces du fameux chaînon manquant, le « père de nos pères ». Une course poursuite haletante où l'on rencontre : une jeune reporter délurée - ex-cambrioleuse -, un journaliste à la retraite - obèse mais fin limier -, un spécialiste de la préhistoire qui en savait trop, un club de savants passionnés, une charcutière industrielle, une star du X, quelques primates avisés et une dame phacochère qui n'a pas peur des alliances contre nature... Voyage aux sources de l'humanité, enquête aux mille rebondissements, hypothèses scientifiques stupéfiantes sur le mystère de nos origines... Werber se fait une fois encore explorateur des frontières de l'inconnu. Suspense, humour, science, aventure un thriller paléontologique qui pourrait bien changer notre vision du monde.
« Cet ouvrage s'excuse presque d'exister. Sa rédaction a été très ardue, sa mise en chantier différée pendant des semaines et des mois. » À la suite du prix Nobel de littérature nigérian Wole Soyinka, dix écrivains africains se rendirent à Kigali, après le génocide de 1994. Ce texte est l'un de ces témoignages. Avec une exemplaire humilité face à l'horreur des faits rapportés, Abdourahman Waberi nous transmet les paroles entendues, les choses vues, les confidences recueillies.
Arrimons Terre, accrochons-nous au pérenne, le péril est déjà ici ! Et toi ma soeur, toi mon frère, toi l'inconnu qui partage mon langage écoute ma prière. Colporte-la si elle te plaît !La poésie d'Abdourahman Waberi invite à la fois au dialogue intérieur et à la découverte de l'Autre. Face au tragique de notre monde contemporain en crise, elle nous transporte vers le chemin de la Beauté et du sens caché de l'univers. Véritable clin d'oeil à Jacques Brel, Quand on n'a que la terre nous apprend également à aimer notre planète, un amour qui s'avère contagieux.Né en 1965 à Djibouti, Abdourahman Waberi enseigne les littératures françaises et francophones et la création littéraire aux États-Unis. Il est l'auteur de nombreux ouvrages dont Aux États-Unis d'Afrique et La Divine Chanson (Prix Louis-Guilloux 2015).
Qui était le premier « maire » noir de Paris ? Quelle était la première miss France noire ? Habib Benglia est-il le plus grand acteur noir français du xxe siècle ? Quel rapport entre Mati Diop, Ababacar Diop et Omar Victor Diop ? Qui a inventé la « Police des Noirs » ? Qui a chanté « Le temps des colonies » ? Sur quelle période l'émission Pulsations était-elle diffusée à la télévision française ? Où se trouve le Jardin colonial ? Qui a écrit l'ouvrage à succès L'Invasion noire ? Combien d'années séparent le Congrès international de la race noire à Paris et le Congrès international des écrivains et artistes noirs à Paris ? « Que vous ayez ou non toutes les réponses, que vous possédiez ou non déjà votre "brevet" de France noire, plongez avec nous dans quatre siècles d'histoire. Les plus de 200 notices qui composent ce voyage s'écrivent pour nous comme une évidence. Car c'est notre histoire. Elle est en nous. Nous vous invitons à une revigorante randonnée à travers les cultures, les arts et les mémoires des populations noires de la France d'hier, d'aujourd'hui, voire de demain si on veut rêver du futur commun à construire et consolider ensemble. » Après avoir déclaré leur amour aux cultures africaines chez Fayard en 2019, Alain Mabanckou et Abdourahman Waberi sont rejoints par l'historien Pascal Blanchard pour concevoir Notre France noire. Ce dictionnaire enjoué, d'Adoption aux Zoulous, en passant par Joséphine Baker, Champagney, Yannick Noah ou Arthur Rimbaud, mais aussi la publicité Banania, le CRAN, les humoristes noirs ou le rhum Negrita, est tour à tour facétieux et profond, culturel, historique et politique. Un Panthéon aux couleurs de la France. Alain Mabanckou est l'auteur de romans à succès traduits dans le monde entier, dont Mémoires de porc-épic (prix Renaudot 2006), Verre cassé et Petit piment, et d'essais remarqués (Lettre à Jimmy, Le Sanglot de l'homme noir). Professeur à UCLA, finaliste du Man Booker International Prize, il a été nommé professeur au Collège de France à la Chaire de création artistique en 2016. Pascal Blanchard est historien, auteur-réalisateur, chroniqueur et commissaire d'exposition. Chercheur associé au CRHIM-UNIL à Lausanne et co-directeur du Groupe de recherche Achac (Paris), il est spécialiste des imaginaires, de la question coloniale et des immigrations en France et a publié ou codirigé une soixantaine de livres, dont Sexe, race & colonies et Histoire globale de la France coloniale. Abdourahman A. Waberi est romancier, poète et essayiste, auteur de plusieurs ouvrages primés comme le roman panafricain Aux États-Unis d'Afrique. Pensionnaire de la Villa Médicis en 2010, Grand Prix de la francophonie de l'Académie française en 2021, son oeuvre est traduite dans tous les continents. Il enseigne les littératures d'expression française et la création littéraire à l'université George Washington (Washington DC) et collabore notamment au Monde.
La Divine Chanson est un roman, un roman amoureux qui s'empare d'une vie exemplaire, celle d'un chanteur, compositeur, poète afro-américain né à Chicago en 1949, dont nul ne saurait méconnaître l'immense génie et la rude destinée : Gil Scott-Heron, réinventé ici sous le nom de Sammy l'enchanteur. Décidément plus humain que bien des bipèdes, c'est un vieux chat roux recueilli dans une rue de Harlem qui nous entraîne, en groupie de proximité, partout où la Divine Chanson continue de tourner, à travers les ghettos noirs ou sur les scènes internationales du jazz, de New York, Paris ou Berlin - ce « grand courant électrique qui rivalise avec le Gulf Stream ». Et ce n'est pas un moindre mérite du roman que de nous faire découvrir et aimer ce « Bob Dylan noir », depuis l'arrière-pays de l'enfance, « quelque part entre Clarksdale, Mississippi et Savannah, Tennessee », dans le solide giron de Lily, la grand-mère tant aimée, jusqu'aux années de fulgurance. Au terme de ce mémorable et bouleversant voyage, la Divine Chanson ne nous quittera plus, par la fantaisie du chat romancier. Abdourahman A. Waberi, par le splendide rythme des mots, fait vibrer en nous la vie et l'âme de Gil Scott-Heron, auteur « altier et indémodable » de The Revolution Will Not Be Televised (1971). Abdourahman A. Waberi est né en 1965 dans l'actuelle République de Djibouti, il vit entre Paris et Washington. Depuis le Pays sans ombre (1994), trilogie consacrée à son pays d'origine, jusqu'à Aux États-Unis d'Afrique, son oeuvre romanesque est traduite dans une douzaine de langues.
Aden est un professeur épanoui et un père heureux. Mais la maladie subite de sa fille réveille des souffrances anciennes. Lui aussi, enfant, est tombé malade et soudain, son corps se souvient de tout : de la vie à Djibouti, du garçon solitaire qu'il était, de la seule douceur d'une grand-mère, du réconfort des livres. Chaque jour, il téléphone et écrit à sa fille. Il lui raconte les paysages de sa jeunesse, convoque les mânes de ses ancêtres, faiseurs de pluie ; elle lui parle de son quotidien, l'impatience de courir à nouveau. Le père retranscrit leurs mots pour garder une trace de la lutte et vaincre le mal grâce à ce qu'ils ont de plus précieux : l'espoir. Un roman bouleversant qui sonde l'enfance, sa part heureuse et sa part d'épouvante, le dialogue lumineux d'un père et d'une fille qui triomphent en s'appuyant sur la mémoire et la poésie.
Abécédaire buissonnier, ce livre propose une sorte de portrait ou plus exactement une mythographie qui donne à voir et à sentir le pouls de l'Afrique. Un très grand continent dont la puissance culturelle est en train de se déployer sous nos yeux. Hier minorées, voire moquées, la voix et l'importance du Continent dans les affaires planétaires sont aujourd'hui indéniables. L'Afrique est en passe d'imposer une griffe, un style, une manière d'être au monde et en relation avec le reste du monde. Dans ce dictionnaire tour à tour informatif, ludique, drôle, sérieux, Alain Mabanckou et Abdourahman Waberi entonnent un chant d'amour à l'Afrique, à ses habitants d'hier et d'aujourd'hui, à ses ressources exceptionnelles et à sa spectaculaire planétarisation. Finaliste du Man Booker International Prize, Prix Renaudot 2006 pour Mémoires de porc-épic, Alain Mabanckou est l'auteur de plusieurs romans à succès traduits dans le monde entier, dont Verre cassé, Black Bazar, Petit piment, Les Cigognes sont immortelles. On lui doit également des essais très remarqués (Lettre à Jimmy, Le Sanglot de l'homme noir, Le monde est mon langage). En 2016 il a été nommé professeur au Collège de France à la Chaire de création artistique. Depuis une quinzaine d'années il réside à Los Angeles où il est professeur titulaire de littérature d'expression française à l'université de Californie-Los Angeles (UCLA). Abdourahman A. Waberi est né en 1965 à Djibouti. Romancier, poète et essayiste, Grand Prix littéraire de l'Afrique noire 1996, ancien pensionnaire de l'Académie de France à Rome-Villa Médicis, il enseigne depuis 2012 les littératures d'expression française et la création littéraire à l'université George Washington (Washington DC) et collabore notamment au Monde. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages primés comme le roman panafricain Aux États-Unis d'Afrique (Lattès, 2006). Son oeuvre est traduite dans une douzaine de langues.
Le patient opéré par Gunji Kirishima et Noboru voit son état se dégrader rapidement, alors qu'il se trouve en unité de soins coronariens. La situation est d'autant plus tendue que l'hôpital connaît une grave pénurie de poches de sang. Noboru décide alors d'aller chercher le sang lui-même en scooter, alors qu'une tempête fait rage à l'extérieur de l'hôpital.
8 juillet 1982, Séville. Coupe du monde de football, demi-finale France - R.F.A. L'ambition contre l'expérience. L'espoir porté par Mitterrand contre le fatalisme du mur de Berlin. Et pour les deux équipes, une même obsession : gagner sa place en finale. Face aux puissants Allemands, Platini, Rocheteau, Giresse... une équipe de France redoutable. Mais le pire s'invite : les coups pleuvent, le sport devient guerre, et la mort arbitre. Pour la première fois, le match mythique vécu en direct, sur le terrain. Une expérience radicale, entre exaltation et violence.
8 juillet 1982, Séville. Coupe du monde de football, demi-finale France - R.F.A. L'ambition contre l'expérience. L'espoir porté par Mitterrand contre le fatalisme du mur de Berlin. Et pour les deux équipes, une même obsession : gagner sa place en finale. Face aux puissants Allemands, Platini, Rocheteau, Giresse... une équipe de France redoutable. Mais le pire s'invite : les coups pleuvent, le sport devient guerre, et la mort arbitre. Pour la première fois, le match mythique vécu en direct, sur le terrain. Une expérience radicale, entre exaltation et violence.
" Quand on n'a pas grand-chose à y faire, le Festival de Cannes est une drogue dure de la jeunesse, elle donne l'illusion que l'on s'amuse au coeur du monde. C'est difficile de décrocher, ça prend du temps et ça demande des efforts mais je m'étais juré il y a quelques années que je n'y retournerais pas tant que je n'aurais pas un film à présenter ou un projet précis à défendre. Promesse à soi-même non tenue puisque je reviens afin de présider un jury d'enseignants et que je suis encore en train de me demander si ce n'est pas un prétexte pour me libérer de cet engagement secret. Après une longue abstinence que je n'ai pas mise à profit pour devenir le nouveau Spielberg, j'adopte le profit discret du cinéphile de base qui me permettra peut-être de surmonter la nostalgie des ambitions perdues et de faire la paix avec les regrets et les souvenirs. Il y en a tant qui remontent à la surface. " Au-delà des paillettes du Festival, qu'en amoureux du cinéma Frédéric Mitterrand dépeint avec son regard à la fois ultrasensible et acéré, on retrouve le ton et le style si singuliers de La Mauvaise Vie.
Un matin, sur le chemin de l'école maternelle, à Paris, une petite fille interroge son père : « Dis papa, pourquoi tu danses quand tu marches ? ». La question est innocente et grave. Pourquoi son père boite-t-il, pourquoi ne fait-il pas de vélo, de trottinette... ? Le père ne peut pas se dérober. Il faut raconter ce qui est arrivé à sa jambe, réveiller les souvenirs, retourner à Djibouti, au quartier du Château d'eau, au pays de l'enfance. Dans ce pays de lumière et de poussière, où la maladie, les fièvres d'abord puis cette jambe qui ne voulait plus tenir, l'ont rendu différent, unique. Il était le « gringalet » et « l'avorton » mais aussi le meilleur élève de l'école, le préféré de Madame Annick, son institutrice venue de France, un lecteur insatiable, le roi des dissertations. Abdourahman Waberi se souvient du désert mouvant de Djibouti, de la mer Rouge, de la plage de la Siesta, des maisons en tôles d'aluminium de son quartier, de sa solitude immense et des figures qui l'ont marqué à jamais : Papa-la-Tige qui vendait des bibelots aux touristes, sa mère Zahra, tremblante, dure, silencieuse, sa grand-mère surnommée Cochise en hommage au chef indien parce qu'elle régnait sur la famille, la bonne Ladane, dont il était amoureux en secret. Il raconte le drame, ce moment qui a tout bouleversé, le combat qu'il a engagé ensuite et qui a fait de lui un homme qui sait le prix de la poésie, du silence, de la liberté, un homme qui danse toujours.
BnF collection ebooks - "Ce que je vais écrire est pour ceux qui, dans les cimetières, contemplant quelque fosse à peine fermée que les premiers bouquets blancs recouvrent encore, se sont sentis tenaillés jusqu'au fond et déchirés, au souvenir de petits yeux candides, éteints là sous la terre affreuse..."BnF collection ebooks a pour vocation de faire découvrir en version numérique des textes classiques essentiels dans leur édition la plus remarquable, des perles méconnues de la littérature ou des auteurs souvent injustement oubliés. Tous les genres y sont représentés : morceaux choisis de la littérature, y compris romans policiers, romans noirs mais aussi livres d'histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou sélections pour la jeunesse.
Djibril a quitté Djibouti depuis de longues années. A Montréal, il est devenu un homme neuf : le pays de son enfance n'est plus pour lui qu'une terre étrangère, poussiéreuse, un terrain vague. Employé par une agence de renseignement, il doit pourtant y retourner pour une mission de quelques jours. Djibouti est devenu un enjeu géostratégique majeur : la France, les Etats-Unis, Dubaï, les islamistes se disputent ce morceau de basalte. Djibril n'a que faire de leurs querelles mais il se sent trahi par ce pays né, comme lui, un 17 juin 1977, jour de l'Indépendance. Les plaies s'ouvrent, les fantômes des siens viennent le hanter, son enquête piétine. Chaque jour, il se laisse entraîner sur les chemins dangereux de la mémoire. De sa prison cachée sur les îlots du Diable, au large de Djibouti, Djamal, le frère jumeau de Djibril, né quelques minutes après lui, a appris le retour de son aîné prodigue : il le suit en pensée où qu'il aille, l'interpelle, ne le laisse pas en paix. On ne revient pas impunément sur les traces de son passé. Un très beau roman où il est question du temps, de l'exil et de la figure mythique de l'écrivain Walter Benjamin qui hante l'imaginaire de ces deux frères perdus. Abdourahman A. Waberi compose un récit sensible, haletant et poétique et nous fait traverser de part en part ce pays de sables, d'îlots et de passages.