Date de parution
13 avril 2004
Éditeur
Grasset
Collection
Littérature Française
Caractéristiques techniques
Langue
Français
ISBN 13
9782246627890
Format
Epub
Protection
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Mes années Cuba
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« Je suis né à Santiago de Cuba le jour où la terre a tremblé. C'est du moins ce que soutenait ma mère. Croire ou ne pas croire, telle est la question. J'ai eu droit, au cours de ma petite enfance, à diverses versions de ce fait exemplaire.
Tu es né à l'instant précis où le sol s'est mis à trembler, les murs à se fendre, les toîts à s'effondrer.
Le tremblement de terre avait commencé depuis quelques instants. La sage-femme haïtienne a eu la bonne idée de transporter le lit dans la rue. C'est la que tu es né !
Le lendemain du plus terrible tremblement de terre de toute l'histoire de Santiago de Cuba, tu es venu au monde. Par chance, notre maison avait été épargnée par la furie des éléments.
Et ainsi de suite... »
Ainsi commence ce texte inclassable et fantasque, qui pourrait bien être l'autobiographique politique et légendaire d'Eduardo Manet. Autobiographique, car tout y est vrai, depuis sa naissance au début des années 30, jusqu'à son départ de Cuba, en 1968 ; politique, car Eduardo Manet Gonzalez, avant d'amputer son nom pour habiter définitivement la langue française, a longtemps été le compagnon de route des révolutionnaires cubains - et parfois, même, leur camarade de lycée ; légendaire, car tout semble glorieux dans ces pages, fou, joyeux, presque incroyable.
Un père avocat, d'origine espagnol, qui enlève une adolescente, sa mère, sur son cheval blanc ; une gouvernante fantasque qui rassure le petit Eduardo en le serrant contre elle, à la nuit tombée ; des amis catholiques, marxistes, qui détestent Franco, se disputent, se réconcilient ; la passion du journalisme et de l'écriture, qui emporte Eduardo Manet à quinze ans ; puis le théâtre, le cinéma ; l'engagement auprès des grandes figures cubaines, de Antonio Nuñez Jimenez au Che, de Lionel Soto, dirigeant des jeunesses communistes, à Raul et Fidel Castro, bien sûr...
Le romancier, dans l'esprit des grands livres sud-américains, nous livre ainsi, sans fards, tout son parcours ou presque. On discerne bien quelques secrets, ici ou là, des prénoms de femmes qui passent, des rues évanouies ; une île qui hésite entre l'ordre marxiste-léniniste, le cinéma américain, la sensualité, la musique... Puis l'homme engagé découvrira la France, sa langue, le théâtre et les metteurs en scène : et en 1968, mais c'est une autre histoire, la liberté et l'exil.
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Tu es né à l'instant précis où le sol s'est mis à trembler, les murs à se fendre, les toîts à s'effondrer.
Le tremblement de terre avait commencé depuis quelques instants. La sage-femme haïtienne a eu la bonne idée de transporter le lit dans la rue. C'est la que tu es né !
Le lendemain du plus terrible tremblement de terre de toute l'histoire de Santiago de Cuba, tu es venu au monde. Par chance, notre maison avait été épargnée par la furie des éléments.
Et ainsi de suite... »
Ainsi commence ce texte inclassable et fantasque, qui pourrait bien être l'autobiographique politique et légendaire d'Eduardo Manet. Autobiographique, car tout y est vrai, depuis sa naissance au début des années 30, jusqu'à son départ de Cuba, en 1968 ; politique, car Eduardo Manet Gonzalez, avant d'amputer son nom pour habiter définitivement la langue française, a longtemps été le compagnon de route des révolutionnaires cubains - et parfois, même, leur camarade de lycée ; légendaire, car tout semble glorieux dans ces pages, fou, joyeux, presque incroyable.
Un père avocat, d'origine espagnol, qui enlève une adolescente, sa mère, sur son cheval blanc ; une gouvernante fantasque qui rassure le petit Eduardo en le serrant contre elle, à la nuit tombée ; des amis catholiques, marxistes, qui détestent Franco, se disputent, se réconcilient ; la passion du journalisme et de l'écriture, qui emporte Eduardo Manet à quinze ans ; puis le théâtre, le cinéma ; l'engagement auprès des grandes figures cubaines, de Antonio Nuñez Jimenez au Che, de Lionel Soto, dirigeant des jeunesses communistes, à Raul et Fidel Castro, bien sûr...
Le romancier, dans l'esprit des grands livres sud-américains, nous livre ainsi, sans fards, tout son parcours ou presque. On discerne bien quelques secrets, ici ou là, des prénoms de femmes qui passent, des rues évanouies ; une île qui hésite entre l'ordre marxiste-léniniste, le cinéma américain, la sensualité, la musique... Puis l'homme engagé découvrira la France, sa langue, le théâtre et les metteurs en scène : et en 1968, mais c'est une autre histoire, la liberté et l'exil.
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Date de parution
13 avril 2004
Éditeur
Grasset
Collection
Littérature Française
Caractéristiques techniques
Langue
Français
ISBN 13
9782246627890
Format
Epub
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