Date de parution
31 décembre 2006
Éditeur
Sabine Fournier
Caractéristiques techniques
Langue
Français
Taille du fichier
7.0 MB
ISBN 13
9782362371196
Format
Epub
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Madame et sa bonne
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Plongez dans Madame et sa bonne, un roman érotique audacieux où Marie-Ange, riche bourgeoise délaissée, explore ses fantasmes les plus secrets avec Ingrid, sa nouvelle bonne.
CHAPITRE PREMIER
MADAME S'AMUSE TOUTE SEULE
Les pneus de la Golf crissèrent sur le gravier. À la fenêtre, Marie-Ange De Witt, le coeur un peu serré, esquissa de la main un dernier geste d'adieu ; mais son mari, trop pressé, ne la vit pas. Au bout de l'allée, le portail se referma automatiquement. Voilà, il était parti, elle allait, une fois de plus, se retrouver seule pour de longues semaines. Avec un sourire las, elle rajusta son peignoir. La maison lui parut subitement vide.
Les déplacements de Jean étaient de plus en plus fréquents depuis qu'il avait obtenu ce poste de directeur commercial. A cause de ce travail, il devait effectuer de longs voyages d'affaires à l'étranger. Cette fois, son absence serait encore plus prolongée que pour ses précédents périples car il s'agissait de monter une succursale en Afrique et Jean avait prévu qu'il ne pourrait pas rentrer avant septembre. Or l'été commençait à peine... Pour la première fois depuis qu'ils étaient mariés, elle allait donc le passer toute seule dans cette immense et superbe villa qu'ils avaient fait construire quelques années auparavant dans les Parcs de Saint-Tropez.
Elle gagna la salle de bains et retira son peignoir. Le miroir lui renvoya son image. Elle éprouvait chaque fois la même moiteur quand elle se regardait toute nue, rien n'avait pu la guérir de cette émotion. Il faut dire qu'à trente-neuf ans, Marie-Ange avait gardé une silhouette presque parfaite, même si, selon certains canons, on aurait pu trouver ses formes un peu trop voluptueuses. Elle se rapprocha du miroir et souligna de l'index les deux fines ridules en pattes-d'oie qui marquaient les coins de ses paupières. Elle eut une moue coquette et alla se faire couler un bain.
Comme après chaque départ de son mari, elle se sentait un vide dans la poitrine et les nerfs à fleur de peau. Ce matin, avant qu'il s'en aille, ils avaient fait l'amour, debout, dans le couloir, près des valises. Jean était habillé, il avait simplement ouvert son pantalon et elle, elle avait dénoué la ceinture de son peignoir. Il l'avait prise en vitesse, adossée au mur, et elle n'avait rien ressenti. Elle savait que l'esprit de son mari était occupé ailleurs, il était déjà devant le tableau d'affichage de l'aéroport, le numéro de son vol clignotait, la voix diaphane de l'hôtesse invitait les retardataires à se rendre au plus tôt dans la salle d'embarquement. Non, elle n'avait vraiment éprouvé aucun plaisir à ce coït d'homme pressé, de mâle énervé, uniquement soucieux de se vider les couilles. Quand il avait lâché son sperme, elle avait été plutôt soulagée que ce soit fini.
Mais à présent, l'excitation procurée par cette étreinte bâclée renaissait dans sa chair ; son sexe la démangeait et son inassouvissement la rendait irritable. Elle se dit que le bain l'apaiserait peut-être, mais il n'en fut rien. Elle s'essuya, enroula ses cheveux dans une
serviette et gagna la chambre. Le soleil entrait à flots par la grande baie vitrée ; sa caresse chaude la parcourut. La villa était entourée d'un immense parc, sans vis-à-vis, cela lui permettait de se promener nue à son gré.
Elle se coucha et repoussa les draps des pieds pour offrir son corps aux rayons. Presque aussitôt, sans même qu'elle l'eût décidée, ses mains effleurèrent la chair élastique de ses lourds seins en poires. Une moite tiédeur naquit entre ses cuisses, supplantant l'irritation locale que lui avait procurée la fruste étreinte maritale. Une pensée furtive la traversa alors. Maintenant que Jean n'était plus là, elle allait pouvoir se masturber aussi souvent et aussi longtemps qu'elle le souhaiterait ; elle n'aurait plus à guetter, le coeur battant, l'approche de son pas.
Elle avait tout son temps, aussi ne se pressait-elle pas. La peau de ses seins était douce et chaude. Elle résista à l'envie d'en caresser trop vite les pointes, il valait mieux doser son plaisir. Ses ongles taquinèrent les larges aréoles brunes devenues grumeleuses. Au centre des taches sombres se tendaient les tétines. Elles étaient anormalement allongées, un peu comme des extrémités de pis de chèvre, mais très fines, et cette particularité anatomique lui donnait parfois des complexes sur la plage, quand l'eau froide les faisait durcir.
Mais en revanche, elles étaient terriblement sensibles, aussi ne résista-t-elle pas longtemps au plaisir de les faire rouler entre ses doigts, en les comprimant graduellement jusqu'à se faire un peu mal. Cela déclencha une secousse voluptueuse dans sa chair et elle se mordit les lèvres pour ne pas gémir, oubliant qu'elle était seule et qu'elle pouvait se laisser aller. Mais cela faisait partie
[...]
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MADAME S'AMUSE TOUTE SEULE
Les pneus de la Golf crissèrent sur le gravier. À la fenêtre, Marie-Ange De Witt, le coeur un peu serré, esquissa de la main un dernier geste d'adieu ; mais son mari, trop pressé, ne la vit pas. Au bout de l'allée, le portail se referma automatiquement. Voilà, il était parti, elle allait, une fois de plus, se retrouver seule pour de longues semaines. Avec un sourire las, elle rajusta son peignoir. La maison lui parut subitement vide.
Les déplacements de Jean étaient de plus en plus fréquents depuis qu'il avait obtenu ce poste de directeur commercial. A cause de ce travail, il devait effectuer de longs voyages d'affaires à l'étranger. Cette fois, son absence serait encore plus prolongée que pour ses précédents périples car il s'agissait de monter une succursale en Afrique et Jean avait prévu qu'il ne pourrait pas rentrer avant septembre. Or l'été commençait à peine... Pour la première fois depuis qu'ils étaient mariés, elle allait donc le passer toute seule dans cette immense et superbe villa qu'ils avaient fait construire quelques années auparavant dans les Parcs de Saint-Tropez.
Elle gagna la salle de bains et retira son peignoir. Le miroir lui renvoya son image. Elle éprouvait chaque fois la même moiteur quand elle se regardait toute nue, rien n'avait pu la guérir de cette émotion. Il faut dire qu'à trente-neuf ans, Marie-Ange avait gardé une silhouette presque parfaite, même si, selon certains canons, on aurait pu trouver ses formes un peu trop voluptueuses. Elle se rapprocha du miroir et souligna de l'index les deux fines ridules en pattes-d'oie qui marquaient les coins de ses paupières. Elle eut une moue coquette et alla se faire couler un bain.
Comme après chaque départ de son mari, elle se sentait un vide dans la poitrine et les nerfs à fleur de peau. Ce matin, avant qu'il s'en aille, ils avaient fait l'amour, debout, dans le couloir, près des valises. Jean était habillé, il avait simplement ouvert son pantalon et elle, elle avait dénoué la ceinture de son peignoir. Il l'avait prise en vitesse, adossée au mur, et elle n'avait rien ressenti. Elle savait que l'esprit de son mari était occupé ailleurs, il était déjà devant le tableau d'affichage de l'aéroport, le numéro de son vol clignotait, la voix diaphane de l'hôtesse invitait les retardataires à se rendre au plus tôt dans la salle d'embarquement. Non, elle n'avait vraiment éprouvé aucun plaisir à ce coït d'homme pressé, de mâle énervé, uniquement soucieux de se vider les couilles. Quand il avait lâché son sperme, elle avait été plutôt soulagée que ce soit fini.
Mais à présent, l'excitation procurée par cette étreinte bâclée renaissait dans sa chair ; son sexe la démangeait et son inassouvissement la rendait irritable. Elle se dit que le bain l'apaiserait peut-être, mais il n'en fut rien. Elle s'essuya, enroula ses cheveux dans une
serviette et gagna la chambre. Le soleil entrait à flots par la grande baie vitrée ; sa caresse chaude la parcourut. La villa était entourée d'un immense parc, sans vis-à-vis, cela lui permettait de se promener nue à son gré.
Elle se coucha et repoussa les draps des pieds pour offrir son corps aux rayons. Presque aussitôt, sans même qu'elle l'eût décidée, ses mains effleurèrent la chair élastique de ses lourds seins en poires. Une moite tiédeur naquit entre ses cuisses, supplantant l'irritation locale que lui avait procurée la fruste étreinte maritale. Une pensée furtive la traversa alors. Maintenant que Jean n'était plus là, elle allait pouvoir se masturber aussi souvent et aussi longtemps qu'elle le souhaiterait ; elle n'aurait plus à guetter, le coeur battant, l'approche de son pas.
Elle avait tout son temps, aussi ne se pressait-elle pas. La peau de ses seins était douce et chaude. Elle résista à l'envie d'en caresser trop vite les pointes, il valait mieux doser son plaisir. Ses ongles taquinèrent les larges aréoles brunes devenues grumeleuses. Au centre des taches sombres se tendaient les tétines. Elles étaient anormalement allongées, un peu comme des extrémités de pis de chèvre, mais très fines, et cette particularité anatomique lui donnait parfois des complexes sur la plage, quand l'eau froide les faisait durcir.
Mais en revanche, elles étaient terriblement sensibles, aussi ne résista-t-elle pas longtemps au plaisir de les faire rouler entre ses doigts, en les comprimant graduellement jusqu'à se faire un peu mal. Cela déclencha une secousse voluptueuse dans sa chair et elle se mordit les lèvres pour ne pas gémir, oubliant qu'elle était seule et qu'elle pouvait se laisser aller. Mais cela faisait partie
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Smartbook
Qu’est-ce qu’un Smartbook ?
shield_question Foire aux questions
Madame et sa bonne est un roman érotique culte qui explore avec audace les dynamiques de pouvoir et de soumission. Sophie Villalonga y dépeint une relation trouble entre une bourgeoise en quête de sensations fortes et sa bonne, Ingrid, dans un jeu de séduction et de domination. Ce livre, à la fois provocant et psychologiquement fin, offre une plongée dans les fantasmes interdits et les désirs inavoués.
Ce roman aborde des thèmes forts comme la domination et la soumission, l’ennui et la quête de plaisir, ainsi que la transgression des normes sociales. Il interroge aussi la frontière entre fantasme et réalité, et la manière dont le désir peut transformer les rapports humains. L’intrigue, teintée de sadomasochisme, met en lumière la complexité des relations de pouvoir.
Madame et sa bonne s’adresse aux amateurs de littérature érotique et de récits psychologiques intenses. Il conviendra particulièrement aux lecteurs en quête d’histoires audacieuses, où l’érotisme se mêle à une exploration fine des émotions et des rapports humains. Attention, ce livre contient des scènes explicites et est réservé à un public adulte.
Avec ce smartbook, vous pourrez interroger l’œuvre sur les motivations des personnages, comme Marie-Ange ou Ingrid, ou demander des éclairages sur les thèmes de la domination et de la soumission. Vous pourrez aussi explorer le contexte de la littérature érotique des années 2000, ou encore obtenir des analyses sur les scènes clés et leur symbolique.
person_edit À propos de l'auteur
Sophie Villalonga est une autrice française spécialisée dans la littérature érotique, publiée notamment aux éditions Sabine Fournier dans la collection Les Aphrodisiaques. Son œuvre, marquée par des récits audacieux et des explorations psychologiques des désirs humains, s’inscrit dans la tradition des romans sulfureux des années 1990-2000. Madame et sa bonne est l’un de ses titres les plus emblématiques, mêlant tension narrative et érotisme intense.
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