Catastrophe, Guerre & Dictature
Catastrophe, Guerre & Dictature
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1954, Algérie : un bombardement, une naissance, une quête d'identité. Cinquante ans plus tard, Rabha Benhadda reconstitue le puzzle de sa vie, entre mémoire familiale et archives militaires. Un récit poignant sur la guerre, l'exil et la résilience.
Le récit inspirant d'une vie après Auschwitz ! Après une enfance heureuse en Pologne au sein d’une famille juive, Élie Buzyn va subir l’indicible : sa déportation à 11 ans et l’assassinat des siens ; le ghetto de Lodz, Auschwitz à 15 ans, la marche de la mort, Buchenwald. Lorsqu’il est libéré à 16 ans, il ne parle que le Polonais, le yiddish, et l’hébreu. Comment retourner à la normale ? Après avoir frôlé la mort, connu un état de sous-nutrition extrême, la libération et le retour à la vie sont complexes. La traversée de la frontière entre deux milieux sera pour lui un temps crucial qui aura duré des décennies... Ses expériences passées continuent d’exister en lui, en un magma éruptif qui peut surgir à tout instant. Mais il a agi, résisté, et réappris à vivre. Le chaos libère une grande source d’énergie qui lui a permis de développer une créativité de la vie où rien ne pouvait lui paraître insurmontable. Encouragé par les voix du passé et par le soutien de leurs morts, il a tenté de reconstruire ailleurs ce qui a été brisé. Il livre le récit d'un étrange périple passant par la France, la Palestine, l’Algérie. Chirurgien-orthopédiste, il s’engagera auprès des laissés pour comptes et des victimes que les nazis avaient voulu torturer et éliminer : témoins de Jehova, malades psychiatriques, personnes très âgées,... parfois dans des conditions difficiles, sans infrastructures sanitaires. Un parcours unique et atypique, éclairé par le regard d'Etty Buzyn, son épouse, écrivain et psychanalyste. Né à Lodz (Pologne) en 1929, Élie Buzyn est l'un des rares adolescents rescapés d'Auschwitz. Devenu chirurgien-orthopédique, mari d'Etty Buzyn, il est aujourd'hui, après 50 ans de silence, un des derniers grands témoins de la Shoah. Chevalier de la Légion d'honneur et commandeur des Palmes académiques, il a notamment témoigné à l'ONU et dans les plus grandes universités. Pour que son vécu ne s'efface pas après lui, il se consacre désormais à transmettre et léguer la mémoire des victimes de la Shoah. Etty Buzyn est psychologue et psychanalyste, spécialisée dans la petite enfance. Elle est l’auteure de nombreux ouvrages sur la difficulté d'être parent, notamment Quand l’enfant nous délivre du passé ou Je t’aime donc je ne céderai pas ! Médiatisée, elle a animé des conférences et déjà été invitée pour des débats et des émissions sur l'enfance à la télévision.
Célèbres écrivains ukrainiens russophones, Oleg Ladyjenski et Dmitri Gromov sont les co-auteurs de nombreux romans publiés sous le pseudonyme de Henry Lion Oldie. S'ils oeuvrent ordinairement dans le domaine de la fantasy et de l'imaginaire, c'est la réalité de l'agression russe en Ukraine et sa brutalité qu'ils décrivent dans ce journal d'invasion. Les romanciers vivent à Kharkiv, importante cité située à l'est du pays, ex-capitale de la République socialiste soviétique de l'Ukraine. Ils habitent dans le même immeuble, à des étages différents avec leurs familles quand, le 24 février 2022 à cinq heures du matin, les premiers bombardements russes frappent la cité. Leurs deux récits s'entremêlent et racontent leur stupéfaction, celle-ci faisant rapidement place aux contingences de la survie : faute de matériel, une partie de ce journal a été écrite à l'aide de leurs smartphones. Il décrit leur vie quotidienne, les bombes qui frappent, de plus en plus proches, les allers et retours aux abris, jusqu'au départ vers Lviv, à l'ouest du pays et à l'apprentissage de la vie de réfugié. Les deux écrivains, soutenus par leurs lecteurs, restent déterminés et livrent aussitôt leur combat dans le domaine de l'humanitaire et de l'aide aux réfugiés. Ils sont les témoins de la solidarité qui soude la population ukrainienne face à la barbarie du voisin russe. « Nous vivons ainsi : les uns pour les autres », écrit Oleg Ladyjenski. « Un malheur commun a uni les Ukrainiens comme jamais », lui répond son ami Dmitri Gromov.
Un écrivain, un étudiant, des hommes d'affaires, un juriste, une femme politique - il y a actuellement 57 000 combattantes qui servent dans l'armée ukrainienne - ou encore un important exploitant agricole letton, un Géorgien de 61 ans et même des Russes - parmi lesquels un ancien officier du FSB. Tous racontent leur expérience dans cette guerre d'un autre siècle par sa violence et son intensité. Tous parlent à la fois de la situation actuelle et évoquent l'histoire de leur pays, de cette guerre et de leur relation avec la Russie de Poutine. Tous - Ukrainiens ou étrangers - sont des volontaires prêts à mourir pour l'Ukraine. Leurs témoignages représentent des expériences guerrières diverses vécues par des acteurs d'horizons sociologiques et psychologiques variés, sur tous les théâtres de la guerre dans ses différentes phases, dont les batailles majeures d'Irpin, de Boutcha ou de Marioupol. Rassemblés et présentés par Lasha Otkhmezuri, qui a su gagner la confiance des témoins depuis plusieurs mois, ils offrent à la fois des récits poignants et une multitude de clés pour comprendre cette guerre et ses conséquences. Bouleversement majeur pour l'Europe, perspective historique, question des crimes de guerre, c'est une série d'informations et de réflexions inédites et éclairantes qu'offrent ainsi l'auteur et ses témoins.
Shelomo Selinger, juif polonais, est entré dans l'enfer nazi à l'âge de quatorze ans. En quatre années d'horreur, il a connu neuf camps de concentration et deux marches de la mort. Comment a-t-il pu survivre ? « L'instinct, le hasard, la fraternité. Et puis l'oubli », répond-il. Une amnésie totale s'est en effet emparée de lui du jour même où il a été libéré. Elle l'a protégé pendant sept longues années des fantômes de la Shoah, et ne s'est dissipée que lorsqu'il est vraiment revenu à la vie par la grâce d'une double rencontre : celle de l'amour et de l'art. Depuis, Shelomo Selinger ne cesse de témoigner par ses dessins et ses sculptures monumentales qui se dressent à Drancy, La Courneuve, Luxembourg, ou dans l'Allée des Justes des Nations au mémorial Yad Vashem de Jérusalem. Mais l'artiste chante aussi l'enfance, la femme, l'espérance qu'il incarne dans le bois et le granit. Et dans ce livre où l'écrivaine Laurence Nobécourt lui a prêté sa plume de feu, il déclare son amour inaltérable de la Vie : « Il n'y a rien de plus sacré que la vie. Même Dieu n'est pas aussi sacré. »
La « vie dans la tombe » est, dans la liturgie orthodoxe, l'hymne du Vendredi saint, déploration funèbre dans l'attente de la Résurrection. Pour Stratis Myrivilis, c'est l'enfer des tranchées durant la Grande Guerre. Publié à Mytilène en 1924 et remanié par l'auteur jusqu'en 1956, La Vie dans la tombe a été traduit dans une dizaine de pays, dont la France (1933) mais dans une édition amputée ne rendant pas compte de cette oeuvre majeure, une des plus célèbres de la littérature grecque moderne. Le livre se présente comme le journal intime d'un jeune Grec de Mytilène (Lesbos), Antonis Cotsoulas, engagé volontaire sur le front d'Orient. Il retrace ses épreuves et son évolution intérieure, de l'élan juvénile initial à la désillusion d'un patriotisme lucide teinté d'antimilitarisme. Si l'auteur, pour ménager sa liberté d'expression, recourt aux artifices de la fiction, il n'emploie jamais le mot « roman ». Son livre est avant tout un témoignage d'un réalisme extrême sur la vie quotidienne dans les tranchées. On y croise tous les desservants de cet « abattoir international en folie » (Céline), gradés arrogants ou humbles héros, déserteurs ou victimes résignées. Ce monde d'en-bas a pour contrepoint rêvé le paradis perdu de Mytilène, avec sa lumière, les parfums de sa flore, ses couleurs et ses rivages. Au service de son oeuvre, Myrivilis forge une langue neuve, un « démotique » proche de la langue orale, ponctué de régionalismes expressifs, de créations verbales pures qui, par son sens du rythme, s'élève à la hauteur d'une prose d'art. Cet irrécusable document est aussi un manifeste littéraire.
1960, Algérie française. Un jeune appelé découvre l’envers d’un empire colonial en crise et les déchirures d’une guerre sans nom.
Lidia Beccaria Rolfi, institutrice d'école, antifasciste et résistante, a été déportée à Ravensbrück en 1944. Active dans l'après-guerre comme témoin de la déportation politique féminine, elle a dû affronter les stéréotypes de la société bien-pensante, la méfiance des hommes politiques, les innombrables obstacles du processus de réintégration personnelle, sociale et professionnelle. Dans ce récit sobre et intense, elle reparcourt non seulement le « premier retour », le périple qui la ramène en Italie à travers une Europe dévastée, mais aussi le « deuxième retour », bien plus subtil et plus bouleversant, qu'elle doit accomplir pratiquement seule dans une société hypocrite peu encline à lui octroyer un sentiment de respect et de compassion. Bien au contraire : sa figure dérange, étonne, met mal à l'aise. D'une voix juste et équilibrée, cette autrice raconte les humiliations subies, les difficultés endurées, les rencontres hostiles ou amicales, dans un récit très émouvant qui n'a rien de pathétique. On la suit pas à pas, dans ce « dramatique retour vers la liberté » à la fin des années 1940, mais qui aborde des problèmes d'une inquiétante actualité.
Roger DROUIN narre ici les affres des fondateurs qui durent créer, à partir de rien, les premières unités ultra-marines et leurs exploits au quotidien pour en assurer le développement au cours des quarante années de la période sous-revue (1960-2000). Il évoque également les motivations politiques, plus ou moins glorieuses, qui ont conduit la France à posséder ces terres d'outre-mer et la Gendarmerie à y implanter des sections d'hélicoptères. Dépassant ainsi l'histoire militaire, il ne porte pas de jugement de valeur mais fait un constat sans concession, explique et replace les choses en perspective dans leur arrière-plan social et historique. Cet éclairage parfois crû mais objectif, apporte un intérêt supplémentaire à la lecture de cet ouvrage, tant il est vrai que la connaissance du passé contribue souvent à la compréhension du présent et à celle d'une actualité prégnante, comme l'autodétermination de la Nouvelle Calédonie. Une invitation à un voyage jubilatoire sous le soleil des tropiques...
Elle s'appelait Ida... Née en 1924 à Marseille dans une famille juive arrivée de Salonique (Grèce) au début du siècle, elle a vu sa jeunesse insouciante broyée par les menées exterminatrices nazies. Arrêtée le 9 mai 1944, déportée à Auschwitz II-Birkenau (convoi no 74), elle recouvra la liberté un an plus tard dans les Sudètes. Comme un signe, c'est un 9 mai, 68 ans plus tard, qu'elle nous a quittés. Elle a heureusement pu nous transmettre son témoignage, celui d'une femme énergique et courageuse, retranscrit après de nombreuses séances d'enregistrement et qui se révèle être un émouvant testament. Témoigner et transmettre ont été le combat de sa vie pour que ne se dispersent pas les cendres de la mémoire.
Le témoignage exceptionnel du Navy SEAL aux 400 missions de combat qui a éliminé Ben Laden. Durant ses vingt années de service au sein des Navy SEAL, dont la plupart passées dans l'unité la plus secrète, Robert O'Neill a été déployé plus d'une douzaine de fois en opérations extérieures et a participé à plus de 400 missions opérationnelles. Certaines d'entre elles comptent parmi les plus célèbres de l'unité : le sauvetage de Marcus Luttrell (Le Survivant), la libération du capitaine Richard Phillips, pris en otage par des pirates somaliens, et bien sûr l'extraordinaire opération Neptune's Spear : l'assaut sur le compound d'Oussama Ben Laden, au cours duquel Robert O'Neill se retrouvera face à face avec l'homme le plus recherché de la planète. Mais au-delà de ces opérations emblématiques, L'Opérateur retrace le parcours d'un jeune homme déterminé qui va subir des épreuves de sélection parmi les plus difficiles au monde et qui, mission après mission, apprendra à maîtriser l'art de la guerre pour devenir un soldat d'exception. Un récit stupéfiant, raconté avec passion, qui apporte un éclairage nouveau sur l'une des unités des opérations spéciales les plus prestigieuses de l'armée américaine. Ce témoignage vous réserve une plongée haletante au coeur des forces spéciales américaines ! CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE "Robert O'Neill est entré dans l'histoire en tirant les trois coups de feu qui ont tué ben Laden, mais si vous pensez que cette opération était extrême, attendez de lire celles qui l'ont précédée. Un proverbe affirme que ``Les grandes batailles ne sont accordées qu'aux grands guerriers.'' Ce fut le cas pour Robert O'Neill. "- Marcus Luttrell, auteur des livres Le Survivant et Retour au combat "Un récit rythmé, à s'en décrocher la mâchoire." - New York Post "Un témoignage poignant.. Avec force détails et une écriture directe, O'Neill décrit certaines des 400 opérations de contre-terrorisme ou de combats rapprochés auxquels il a pris part en Irak, en Afghanistan ou ailleurs au cours de sa carrière dans les Navy SEAL. Un livre passionnant et révélateur de certains des épisodes les plus marquants de l'histoire militaire américaine." - Washington Times "Un récit stupéfiant, raconté avec passion, qui apporte un éclairage nouveau sur l'une des unités des opérations spéciales les plus prestigieuses de l'armée américaine." - Lalittérature.net À PROPOS DE L'AUTEUR Né en 1981, Robert O'Neill a été décoré à 52 reprises - notamment par deux « Silver Stars » et trois « Bronze Stars », qui comptent parmi les plus hautes distinctions dans l'armée américaine. Il a effectué l'essentiel de sa carrière au sein du SEAL Team Six, l'unité la plus secrète.
Un best-seller international ! Après avoir échappé au quotidien d'une enfance difficile en se plongeant dans de vieux numéros du magazine National Geographic, la jeune Amanda Lindhout décide de partir à son tour à la découverte de ce monde qui la fait tant rêver. À 19 ans, elle travaille comme serveuse et parvient à mettre suffisamment d'argent de côté pour s'offrir de longs périples sac au dos en Amérique latine et en Asie, jusqu'à ce que son énergie et sa curiosité l'amènent à découvrir d'autres pays plus difficiles d'accès pour une femme occidentale tels que le Soudan, la Syrie ou encore le Pakistan. Enhardie par ses découvertes et ses rencontres, elle part pour l'Afghanistan et l'Irak, tous deux ravagés par la guerre, et entame une carrière de journaliste qui va la conduire en Somalie - « le pays le plus dangereux sur terre » -, où elle se fait kidnapper par un groupe d'hommes armés se réclamant d'une milice islamiste. Retenue prisonnière pendant 460 jours dans des conditions souvent effroyables, seule femme au milieu d'une dizaine d'hommes, Amanda survit en faisant appel à son intuition, à ses souvenirs et à sa force de caractère. Et, quand le désespoir la submerge, elle se prend à rêver qu'elle visite une maison dans le ciel, loin, très loin de la prison obscure dans laquelle elle risque de sombrer dans la folie ou de trouver la mort. - Élu meilleur livre de l'année 2013 au Canada - CBC Bookie Award 2014 dans la catégorie « document » - Finaliste du Libris Award 2014 - Élu parmi les meilleurs livres de l'année par Publishers Weekly, The New York Times, The Globe and Mail, Vogue, etc. Un témoignage bouleversant élu meilleur livre de l'année au Canada ! EXTRAIT Nous avions donné un nom à quelques-unes des maisons dans lesquelles ils nous avaient enfermés. Nous étions restés plusieurs mois d'affilée dans certaines, quelques jours ou quelques heures dans d'autres. Il y avait eu tout d'abord la Maison de l'Artificier, puis celle de l'Électricité. Puis ce fut la Maison de l'Évasion, une petite construction en béton où il nous arrivait parfois d'entendre par la fenêtre des échanges de tirs, mais aussi la voix proche, douce et tendre d'une femme chantonnant pour son enfant. Après notre tentative d'évasion, nous avions été transférés de manière précipitée dans la Maison Kitsch, avec son boudoir au couvre-lit fleuri et à la coiffeuse en bois garnie de bombes de laque ou de gel coiffant parfaitement alignées - une pièce dans laquelle, à en juger par les protestations de la femme cantonnée dans sa cuisine, nous n'étions pas censés nous trouver. CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE Un extraordinaire récit de résilience et de victoire spirituelle. - The New York Times Book Review Un récit difficile, mais magnifiquement écrit. - USA Today Le récit passionnant et essentiel des tragédies d'une femme sur fond de terrorisme international. - Vogue Un formidable message d'espoir et de force. Un livre impossible à lâcher. - La Première RTBF
En raison de son âge avancé, Jean Picard est depuis plusieurs années le plus ancien Saint-Cyrien de la garnison de Rennes, garnison importante puisqu'elle est le chef-lieu de l'une des six régions militaires de France. A ce titre, il prononce le discours de l'ancien lors de la fête du 2 décembre qui rassemble traditionnellement les saint-cyriens d'une même garnison pour commémorer la bataille d'Austerlitz où Napoléon a révélé son génie. C'est l'occasion pour lui d'exprimer son point de vue sur l'un ou l'autre des évènements importants de l'année écoulée. Ses idées ne suivent que rarement le cours du sens commun, d'où qu'il émane.
Février 2021, Myanmar bascule dans la dictature. Kyar Pauk, artiste engagé et cible de la junte, fuit avec ses filles à travers la jungle. Son récit, entre humour et émotion, raconte l’exil et la lutte pour la liberté, de Yangon à Paris.
C'est la rencontre invraisemblable entre l'arrière-petite-nièce d'un brancardier canadien du Régiment de la Chaudière et le fils d'un soldat allemand, qui étaient tous deux ennemis lors de la Seconde Guerre mondiale. Josée Veilleux tente de découvrir ce que son arrière-oncle a vécu sur le front de l'Europe de l'Ouest, du Débarquement de Normandie (France) jusqu'en Allemagne. Pour ce faire elle part en Europe suivre les traces de Victor Florian ¨Sénior¨ Veilleux et de ses frères d'armes. Des rencontres émouvantes inoubliables, des découvertes surprenantes et le sentiment de ne pas être seule dans ce voyage caractérisent plus d'un an de recherche sur un héros de guerre ayant fait un acte de bravoure au péril de sa vie.
Paris, 1940. Eva Golgevit, résistante juive polonaise, rejoint le groupe Solidarité et affronte l’enfer d’Auschwitz. Son récit poignant, entre horreur et espoir, est un hommage à la force de la solidarité et à la vie.
À 16 ans, Charles Baron survécut à neuf camps nazis, dont Auschwitz-Birkenau. Son récit, écrit avec la force de la jeunesse et la lucidité d’un rescapé, est un témoignage rare sur l’enfer concentrationnaire et un appel vibrant à la mémoire.
Afghanistan, 2010. Un jeune lieutenant et ses plongeurs de combat s’enfoncent dans les vallées insurgées pour traquer l’armement ennemi.
Les promenades de Florence dans la campagne tarnaise la conduisent, un jour d'octobre, à la chapelle Saint-Eugène, à Ambres. Déambulant dans le cimetière, son attention est captée par le monument aux morts, là, planté... Passionnée de généalogie, elle décide de remonter l'histoire de ces Poilus, réduits à des noms. Des Tarnais, issus de milieux modestes, ayant quitté leur terre chaude du sud en aout 1914 pour ne jamais y revenir. Des maris, des pères. À l'image de l'arrière-grand-père de Florence, le sergent Henri Nivoix. À travers ce livre, l'auteure tente de faire exister à nouveau cinq de ces hommes, de leur rendre leur identité perdue dans l'horreur de la guerre. Que derrière chaque nom, vous appreniez un peu d'eux. Que leur sacrifice pour notre paix ne soit pas vain...
Le 30 avril 1975, jour de la chute de Saïgon, Maï fuit le Vietnam avec sa mère et ses sept frères. Elle a dix ans. Dans Rien de beau sur la guerre, elle refait le chemin parcouru de son enfance dans la ville de Da Nang à sa vie d'aujourd'hui et révèle, avec la collaboration de l'écrivain Patrick Froehlich, tout ce qui n'a pas été dit. Lorsque la petite histoire se heurte aux horreurs de la grande Histoire, comment continue-t-on de vivre avec les traumas du corps et de l'esprit ? Comment briser le silence et l'oubli qui planent sur la mémoire traumatique ? Comment une famille entière compose-t-elle avec le souvenir des violences subies en temps de guerre ? À travers le récit de Maï, Rien de beau sur la guerre aborde frontalement toutes ces questions. Ce livre est une histoire de résilience, mais aussi une réflexion sur le devoir de mémoire et la libération de la parole d'une survivante. Il nous plonge dans l'un des grands conflits armés du XXe siècle à travers le prisme d'un parcours individuel et familial, et nous aide à mieux comprendre ce que de nombreuses personnes vivent dans les guerres d'aujourd'hui.
Paris, 1940. Sarah, jeune Juive intellectuelle, voit sa vie basculer sous l'Occupation. Entre survie, résistance et trahisons, son destin croisé à celui de Paulette, une collaboratrice au double jeu.
Un an après la double explosion du 4 août 2020, à Beyrouth, que reste-t-il de cette tragédie dans le quotidien des jeunes Libanais ? Comment se battre après un tel traumatisme ? Recueil de témoignages de la jeunesse libanaise est à la fois un ouvrage de mémoires et une lueur d'espoir au milieu de tant de désespoir, travail qui se trouve au coeur d'un processus de deuil, afin de « tourner la page », au sens propre comme au figuré. À PROPOS DE L'AUTEURE Pour Diane Villemin, ses livres représentent sa citadelle, tandis que son stylo symbolise un outil merveilleusement puissant. Elle vécut et étudia dans la ville de Beyrouth pendant trois ans.
Philippe Annocque s'est appliqué à déchiffrer les cartes postales que son grand-père, Edmond, adressait à ses parents alors qu'il était prisonnier de guerre en Allemagne, de 1916 à 1918. Ses mots d'aujourd'hui - explications, réflexions, exclamations, questions - se mêlent à ceux écrits pour dire, 100 ans plus tôt, le rien des jours qui se succèdent indéfiniment et se ressemblent infiniment. Mais, le rien n'est pas anodin, et le prisonnier de guerre, contraint par la censure, occupe de son écriture resserrée jusqu'à l'illisible l'espace restreint des cartes, pour dire tout simplement qu'il est vivant. Dans Mon jeune grand-père, l'auteur superpose sa lecture à ce qu'il retranscrit, et cette lecture aussi il la donne à lire.
1929 : un ancien poilu remet en cause les grands récits de la Grande Guerre. Témoins de Jean Norton Cru passe au crible 300 témoignages, séparant vérité brute et mythes littéraires.
Voyage dans les souvenirs d'un homme juif de son enfance à nos jours ...Je me réveille à l'hôpital en pleurs et en sueur, complètement affolé, assailli par des visages oubliés. A présent, les portes du passé entre-ouvertes, des ténèbres de mon enfance, un besoin d'écriture s'enclenche ; des scènes vécues jaillissent de mon stylo... Toute ma vie a été axée sur les livres. Libraire, V.R.P spécialisé livres hors-cours, marié, 9 enfants, peu de temps pour écrire à l'époque, et pourtant... Alain Szwiranski livre un florilège de souvenirs, alliant la candeur d'un enfant à la sagesse d'un homme mûr. Avec un style aussi réaliste que passionnant, il vous entraîne dans le vécu d'un Juif, d'hier à aujourd'hui. Un témoignage fort d'émotions pour les générations passées... et futures ! EXTRAIT Les chaussures, de très mauvaise qualité, se retiraient afin de mieux courir pieds nus. Alain en cette époque maudite adorait prendre les godasses de ses copains pour les tremper dans un sceau d'eau à sa plus grande joie. Alors un jour, un père excédé le prit mal. Antonio le seul italien fasciste d'opérette du village éclata de colère devant les répétitions fréquentes de galoches en copeaux de bois mouillées. Il frappa violemment à la porte des parents où quatorze fugitifs apeurés se cachaient discrètement au vu et au su de tous ; protégés par le maire Résistant lui-même. D'une voix de ténor mais surtout de fasciste conquérant il menaça ma mère de dénoncer « les responsables du malheur du peuple » présents, assorti d'un voyage organisé gratis pour des lieux « enchanteurs ». Ma mère résistante lui fit comprendre brutalement qu'un accord possible serait un avantage pour les deux parties plutôt qu'une tuerie générale touchant tristement les familles. Antonio ne voulant pas lâcher le morceau par principe, ma mère dû lui acheter pour son fils trois paires de chaussures. Je me vengeai en les découpant. À PROPOS DE L'AUTEUR Alain Seviran, né Alain Szwiranski, est un passionné de la recherche du passé à travers les oeuvres de tous auteurs connus ou méconnus. L'écriture a toujours été son dada : il a passé de nombreuses soirées à remplir des cahiers de nouvelles pour permettre aux lecteurs de profiter, aujourd'hui, de ces années de guerre, juste passées et encore présentes malgré que notre époque tende à minimiser les faits par défaut de transmission parentale.
Une famille de pieds-noirs se déchire dans une Algérie en guerre... En parallèle du conflit qui gronde, dans une Algérie française réclamant son indépendance, le couple formé par Mélanie et Jean De la Fuente se délite peu à peu. Alors que le pays plonge dans la guerre, il entraîne le couple dans ses tourments. L'exode, la déchirure. Puis la renaissance et la reconstruction. Fruits de leur amour, quatre filles naîtront, dont Marie, l'aînée, en 1954 au début des soulèvements et Caroline, la benjamine, née en France en 1962, après l'indépendance. À travers l'histoire des De la Fuente, c'est donc aussi un bout de l'Histoire qui nous est conté, celle, complexe et déchirée, des pieds-noirs. Monique Zapata-Ottaviani renoue avec sa propre histoire à travers ce récit de vie saisissant EXTRAIT Ce fut à la fin d'un chaleureux et bel été ensoleillé, en septembre 1971, que tous les membres de la famille « De la Fuente » abandonnèrent le quartier nord de Marseille. Ils avaient un admirable et considérable enthousiasme pour les nouveaux jours qu'ils se promettaient de rendre meilleurs et qu'ils vivraient bientôt. Derrière eux disparaissaient péniblement neuf années de leur existence, neuf années de lutte, de peine et de souffrance, d'adaptation à d'inhabituels rythmes de vie, d'intégration dans une société si repoussante et si malveillante, qui les avait accueillis avec haine, dédain et racisme, lors de l'indépendance de l'Algérie. Quelle tristesse, quelle déchéance hautaine même, on ne voulait pas de ces gens-là, des « Pieds-Noirs » pensez-vous donc ! Des gens qui volent le pain des honnêtes Français. Ces hommes-là ! Ce sont des Arabes, qu'ils retournent donc avec leurs chameaux. Était-ce nécessaire d'en arriver là ? A PROPOS DE L'AUTEUR « Je suis née française à Oran en 1954, à l'aube de la guerre d'Algérie, et de l'indépendance. Mes origines sont espagnoles, d'Andalousie et génoise de Ligurie en Italie. C'est de là-bas que je suis originaire, jusqu'à mon rapatriement en France en 1962. J'aime mon pays et mes origines pieds-noirs. J'ai fait des études d'expertise comptable et suis toujours en activité à Marseille. Pour ma famille et ne pas oublier notre réintégration si difficile, j'ai voulu laisser une trace, un écrit, de notre histoire. »
Plongez dans le récit bouleversant de Godelieve Mukasarasi, survivante du génocide rwandais, qui a transformé sa souffrance en combat pour la dignité.
"Ici, au milieu de cette terre dévastée, il ne se passe pas une journée sans que nous prions pour la paix. Ni sans que nous remercions le Seigneur de veiller sur nos vies et sur nos âmes." En dépit d'une existence précaire au milieu d'un monde détruit, en dépit des bombardements, de la maladie et de la mort... Pas question pour le père Gabriel Romanelli d'abandonner à leur sort ses paroissiens et sa petite église miraculeusement épargnée par les bombardements, au coeur de Gaza. Ce prêtre isolé et courageux, qui risque chaque jour sa vie pour accueillir et veiller sur tous les réfugiés cherchant abri et réconfort, livre un témoignage universel, bouleversant et terriblement humain. Là où il n'y a plus que ruines et poussière, subsiste une lumière... Un document unique qui touchera le coeur de tous ceux qui aspirent à l'espoir et à la paix entre les hommes. Le père Gabriel Romanelli est le curé de la paroisse catholique de la Sainte-Famille, à Gaza. Cet Argentin, membre de la congrégation du Verbe Incarné, est un prêtre missionnaire : il se consacre aux Chrétiens d'Orient, dont il parle parfaitement la langue, l'arabe. Depuis 2019, il vit à Gaza. Il a vécu la guerre du 7 octobre auprès de ses paroissiens.Guillaume de Dieuleveult est journaliste au service international du Figaro. Entre 2022 et 2025, il a été le correspondant de ce journal à Jérusalem et, à ce titre, a couvert la guerre déclenchée par l'attaque terroriste du 7 octobre 2023.
« Volia », un mot ukrainien qui n'a pas d'équivalent en français mais qu'on pourrait traduire par "volonté» et "liberté". Un mot qui incarne à lui seul la détermination de tout un peuple, et qui sert de fil rouge au récit qu'Anastasia Fomitchova nous livre ici. En décidant de raconter son singulier parcours, celui d'une jeune femme prise dans la guerre, de témoigner de son engagement, de l'horreur qu'elle a vécue sur le champ de bataille, de redonner chair et corps aux disparus, de percer le blindage du silence et de l'innommable, Anastasia poursuit par les mots le courageux combat qu'elle a commencé aux premières heures de l'invasion russe. Tout commence pour elle en 2016, deux ans après l'annexion de la Crimée, alors qu'elle est étudiante à Paris. Après la mort de ses amis, auprès desquels elle milite dans la diaspora, elle commence à accompagner des groupes de volontaires qui approvisionnent les unités militaires sur la ligne de front, à l'Est du pays. L'année suivante elle devient infirmière de combat bénévole. La guerre ne la quittera plus. En février 2022, deux jours après le début de l'invasion à grande échelle, elle retourne en Ukraine et participe à la défense de Kyiv, du front Est, et à la contre-offensive sur Kherson. Plus qu'un récit sur la résistance ukrainienne, Volia est aussi une plongée historique dans les racines d'un conflit qui dure depuis plus d'un siècle. A travers son histoire personnelle et familiale, c'est l'héritage violent de l'URSS qui rémane : celui de l'Holodomor - la grande famine orchestrée par Staline qui a tué des millions d'Ukrainiens, en passant par les rouages de la nomenklatura soviétique à laquelle le grand-père d'Anastasia appartenait, sans oublier la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, qui a poussé sa mère à partir en France dans les années 1990. Un récit poignant et terrible qui résonne comme une dette envers ceux qui se sont sacrifiés pour que l'Europe reste libre.
Lisez, écoutez, écrivez ! Pocket et Nathan s'associent et proposent "Une oeuvre, une voix", une collection qui engage l'élève dans une lecture active et personnelle, à la manière d'un carnet de lecteur. Un témoignage poignant sur les camps de concentration, raconté par celle qui les a vécus. " Dans ma famille, nous étions juifs, patriotes, républicains et laïques. Les deux branches, celle des Jacob, du côté de mon père, et celle des Steinmetz, du côté de ma mère, vivaient dans cet esprit depuis plusieurs générations. "
« Cet ouvrage s'excuse presque d'exister. Sa rédaction a été très ardue, sa mise en chantier différée pendant des semaines et des mois. » À la suite du prix Nobel de littérature nigérian Wole Soyinka, dix écrivains africains se rendirent à Kigali, après le génocide de 1994. Ce texte est l'un de ces témoignages. Avec une exemplaire humilité face à l'horreur des faits rapportés, Abdourahman Waberi nous transmet les paroles entendues, les choses vues, les confidences recueillies.
Florence Schulmann est une miraculée : son premier cri résonne à Bergen-Belsen au coeur de la désolation, trois semaines avant l'arrivée des forces britanniques. N'ayant pu avorter, sa mère est parvenue à cacher sa grossesse et à obtenir l'aide d'une kapo peu de temps avant de perdre les eaux. Florence est donc une rescapée, mais une rescapée sans souvenirs. Et une enfant hantée : tous les soirs, blottie dans son lit, elle entend ses parents murmurer et pleurer de l'autre côté de la cloison. De leur traumatisme, elle ignore tout - la liquidation du ghetto de Brzeziny, la perte d'un premier fils dans d'effroyables circonstances, leur séparation dans deux camps distincts, leurs retrouvailles inespérées, l'impossibilité de rentrer en Pologne. C'est à l'adolescence que Florence se dessille, à l'occasion d'un premier voyage en Israël où les gens se bousculent pour la rencontrer. Ce jour-là elle comprend qu'elle n'est pas une jeune fille comme les autres. A 80 ans, elle accepte enfin de se raconter : après être retournée à Bergen-Belsen, après avoir participé à des groupes de paroles, ressorti photos et archives. Née entre nuit et brouillard, Florence remonte ici le fil de son histoire, car elle sait que les mots sauvent, que la transmission est une boussole, un devoir, pour ses petits-enfants et les générations suivantes. Un livre remarquable, un témoignage rare.