Aharon Appelfeld nous revient, à titre posthume, dans une traduction de la fidèle Valérie Zenatti. [...] La stupeur est une fiction où l’écrivain israélien a toujours intégré les défunts à ses livres, comme si l’ancien petit survivant de la Shoah ne pouvait se résoudre à leur perte irrémédiable.
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Ukraine, 1941. Iréna, jeune paysanne chrétienne, assiste impuissante au massacre de ses voisins juifs. Ce choc la pousse à fuir son mari violent et à parcourir les routes, proclamant que le Christ était juif.
Commence alors une longue errance aux accents prophétiques. De village en village, Iréna proclame que le Christ était juif, et que lever la main sur ses descendants est un crime inexpiable. Menacée par les hommes et protégée par les femmes – paysannes, aubergistes ou prostituées –, Iréna accomplira son destin jusqu'au bout.
« L'Histoire est un cauchemar dont je cherche à m'éveiller », a écrit James Joyce. Dans ce dernier roman publié de son vivant, Aharon Appelfeld relève le défi : La Stupeur plonge ses racines dans ce qu'il y a de plus archaïque en l'homme – la soif de détruire et le besoin de réparer.
Traduit de l'hébreu par Valérie Zenatti
shield_question Foire aux questions
person_edit À propos de l'auteur
Né en 1932 à Czernowitz (actuelle Ukraine) et décédé en 2018 à Jérusalem, Aharon Appelfeld est considéré comme l’un des plus grands écrivains israéliens de langue hébraïque. Survivant de la Shoah, il a consacré son œuvre à explorer les traumatismes de l’Histoire, la mémoire et la condition juive, à travers plus de quarante-cinq romans et recueils. Lauréat de nombreux prix, dont le Prix Médicis étranger et le Prix Nelly Sachs, il a marqué la littérature mondiale par son style à la fois sobre et profond, mêlant réalité et fiction.
newsmode Revue de presse
La Stupeur, dernier livre d’Aharon Appelfeld, lance un appel : les femmes subissent, les hommes disposent. Ce dernier roman, très moderne, dénonce avec force l’archaïsme de la société et la violence faite aux femmes, tout en rappelant que la lumière peut naître de l’obscurité.
L’extermination est en marche, les Juifs sont visés, bientôt massacrés, et pourtant, les victimes n’oublient pas le proverbe ukrainien : « Il peut donc y avoir de la lumière dans l’obscurité. » La Stupeur d’Aharon Appelfeld, traduit par Valérie Zenatti, est une œuvre puissante, à la fois sombre et porteuse d’espoir.
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