La Fin d'une Walkyrie
Saint-Pétersbourg, 1915. Quand Brunhilde von Halweg, une Allemande aussi envoûtante qu’énigmatique, croise le destin des cousins Boris et Cyrille Vlavesky, l’aristocratie russe bascule dans une intrigue où amour.
La Fin d'une Walkyrie - publié à partir de novembre 1915 dans l'Echo de Paris, puis chez Plon en 1916 - est un « Delly » de facture « classique » qui comprend cependant des éléments insolites, dus à la période de rédaction et de publication, la Grande Guerre de 1914-1918.
Le conflit apparaît clairement comme un tournant et une rupture dans l'oeuvre de Delly, le début d'une expansion thématique qui se développera dès le titre suivant, Le Mystère de Ker-Even.
Une fiction historique captivante qui mêle habilement sentiments et conflit militaire.
EXTRAIT
Une lampe électrique, coiffée d'un abat-jour couleur de pourpre, éclairait le petit fumoir décoré avec un goût sobre. Dans la clarté douce, un peu rosée, se détachaient le visage énergique et froid du comte Boris Vlavesky, avec ses yeux songeurs, souvent ironiques, toujours énigmatiques, et près de lui la pâle et mince figure du comte Cyrille, son cousin germain.
Ils appartenaient tous deux à une race ancienne et très noble. Le père de Boris avait dilapidé au jeu une grande partie de sa fortune, et sa mère avait vu la sienne diminuée par de mauvais placements. La comtesse, veuve depuis une dizaine d'années, administrait le domaine de Klevna, dont elle versait à son fils les revenus. Ceux-ci, bien qu'assez considérables encore, semblaient peu de chose à un homme tel que le comte Boris, élevé dans le luxe, ayant reçu la plus brillante éducation et possédant tous les goûts du grand seigneur. Néanmoins, on ne lui avait jamais connu de dettes. Il détestait les cartes, ne pariait pas aux courses, et nul ne se souvenait de l'avoir vu prendre du champagne plus que de raison, au cours des parties fines entre jeunes officiers.
CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
Avec La Fin d'une Walkyrie, c'est un véritable roman russe, admirablement « senti » et documenté, qu'a écrit la célèbre romancière. - Migdal, Babelio
À PROPOS DE L'AUTEUR
Derrière le nom de Delly se cache en réalité un frère et une soeur, Jeanne-Marie et Frédéric Petitjean de la Rosière. Ayant connu un succès retentissant, ces deux écrivains sont emblématiques de la littérature populaire de la première moitié du XXe siècle. Adoptant une attitude moraliste dans leurs oeuvres, leurs romans revêtent pour la plupart un caractère sentimental.
shield_question Foire aux questions
person_edit À propos de l'auteur
Delly est le pseudonyme utilisé par le frère et la sœur Jeanne-Marie Petitjean de La Rosière (1875–1947) et Frédéric Petitjean de La Rosière (1876–1949), auteurs français de romans populaires au début du XXe siècle. Leur collaboration a donné naissance à des dizaines d’œuvres, souvent marquées par un mélange de romance, d’intrigue psychologique et de fresques historiques. La fin d’une walkyrie, publié en 1916, s’inscrit dans leur production la plus aboutie, mêlant une documentation rigoureuse sur la Russie aristocratique et une narration captivante. Leur style, à la fois lyrique et accessible, a conquis des millions de lecteurs à travers le monde.