Médias
Médias
Filtre
Et si Internet n’avait jamais été un outil de liberté ? Contre-histoire d’Internet retrace comment, depuis l’imprimerie jusqu’à nos jours, chaque innovation médiatique a été récupérée par les États et le capitalisme pour renforcer leur emprise.
La liberté de la presse a ceci de commun avec la République qu'elle est aujourd'hui défendue même par les forces politiques qui ont le plus férocement ferraillé contre elle dans un passé pas si lointain. Les avocats de la critique de la presse, eux, sont beaucoup moins nombreux. Passe encore de flétrir l'autoritarisme d'un magnat tout-puissant. Mais au-delà ? Suggérer qu'il n'y aura pas de liberté de la presse tant que les médias sont accaparés par une minorité fortunée suscitera des regards suspicieux : complotisme ?... À l'heure des amalgames faciles, rappeler que la lutte pour la liberté de la presse a aussi remis en cause, parfois avec fracas, le pouvoir de ses propriétaires, n'est pas inutile. Car à trop attribuer aux seuls libéraux les acquis de ce combat, on en oublierait presque que ce dernier avait aussi partie liée avec la lutte des classes. Contre la « presse bourgeoise » possédée par ceux qui cherchent à s'enrichir encore davantage, des intellectuels, des journalistes, des hommes politiques, des syndicalistes et une infinité de militants anonymes ont écrit, débattu, fait grève, imaginé des manières plus démocratiques de produire de l'information. La concentration actuelle des grands médias entre les mains d'une poignée de grandes fortunes suffit à évaluer les limites de leurs mobilisations. Mais ces dernières n'en ont pas moins marqué l'histoire de la presse, en menant sur le terrain économique un combat loin d'être terminé. Historien à l'université de Bordeaux Montaigne, Dominique Pinsolle travaille sur l'histoire de la communication et du mouvement ouvrier et écrit régulièrement pour Le Monde diplomatique. Il a notamment publié Le Matin (1884-1944). Une presse d'argent et de chantage (PUR, 2012).
Maîtriser l'art de l'interview, c'est d'abord savoir écouter. L'interview : Savoir interroger et écouter pour mieux raconter vous révèle les secrets d'une pratique exigeante, où chaque mot compte.
« Après trois quarts de siècle qui ont laissé des encoches, des brûlures et des blessures dans ma mémoire, les hasards d'une existence et d'une carrière non programmée ayant fait que je me suis retrouvé au coeur de la plupart des événements qui ont façonné le monde d'aujourd'hui, je me retourne, sidéré... Comment est-il possible que j'aie vécu tout ça ? » La vie de Jean-François Kahn est un véritable roman. Le roman d'un homme fasciné par l'Histoire et par l'art de décrypter l'Histoire : le journalisme. Observateur des folies du communisme, des dérives du colonialisme, de la montée de l'extrême droite, le grand reporter raconte enfin, dans ce premier tome de ses mémoires, sa traversée d'un siècle fou, où l'on croyait tout possible - et où tout fut possible, hélas. Se retournant sur sa vie, et tout étonné encore des événements dont il fut le témoin, il nous livre un récit plein d'aventures et de drôlerie, traversé de révolutions et de coups d'État, de guerres extérieures et intestines, d'humanisme et de terreur, de misères et de servitudes - bref, de bruit et de fureur, de rires et de larmes. Conteur formidable, il offre aussi aux lecteurs des portraits saisissants de Nasser et de Che Guevara, d'Albert Camus et d'André Malraux, de de Gaulle et de Mitterrand, d'Hubert Beuve-Méry et de Françoise Giroud. Les mémoires de la mémoire du siècle.
La liberté de la presse, et par extension celle de l'ensemble des médias, est constitutive de la démocratie. Elle est gage de pluralisme en faisant vivre une multitude de courants de pensée et d'opinion tout en offrant un contre-pouvoir face aux dirigeants. Elle permet de disposer d'une information fiable réalisée par des journalistes jouissant d'une réelle liberté d'opinion. Chaque citoyen peut ainsi prendre connaissance des politiques menées, les juger et les comparer avec celles d'autre pays, découvrir les propositions alternatives des opposants... Il ne saurait donc exister de démocratie sans une authentique liberté d'informer et d'être informé. Cette exigence va de pair avec celle d'une déontologie qui suppose : la qualité de l'information, le sérieux dans la vérification des faits, l'indépendance face aux groupes de pression... L'enjeu de ce dossier est de comprendre les évolutions récentes du paysage médiatique notamment face au formidable essor d'internet et des réseaux sociaux. Les articles s'attacheront à analyser la situation de ce paysage médiatique face aux exigences d'une démocratie avancée. Les dérives observées mettent-elles en péril le fonctionnement de notre démocratie ? Quels correctifs envisager pour y remédier ? Avec la participation de : Christophe Deloire, Patrick Eveno, Laurence Franceschini, Alice Navarro, Bruno Patino, Emmanuelle Piquet, Rémy Rieffel.
En 26 lettres et autant de notions, voici une présentation du dessin de presse français des 50 dernières années, dans une perspective historique (caricatures antisémites pendant l'affaire Dreyfus, dessin de propagande durant la Première Guerre...). Dans cet abécédaire, Fabienne Desseux aborde le sujet avec verve et rigueur. Des chapitres pointent les nombreux ennemis du dessin de presse, d'autres les défauts ou les ambivalences du milieu. Aussi, la précarité du secteur et la difficulté de ce métier. Chaque article est illustré par Cami et Urbs, qui signent ici 52 dessins originaux. Adoptant un angle critique, ce livre vient nourrir de façon constructive le débat public sur la liberté d'expression et les valeurs républicaines.
Sergueï Jirnov est un ancien espion du KGB, François Waroux a été officier traitant à la DGSE. Le premier a opéré au sein du service des « illégaux » pour l'URSS, notamment pour infiltrer l'ENA, le second a agi sous couverture à travers le monde au nom de la France. Après avoir longtemps oeuvré dans l'ombre pour deux camps opposés, ces deux officiers supérieurs ouvrent dans ce livre un dialogue sans tabou sur leur carrière au sein des services secrets. Pour la première fois, un espion russe et un officier français confrontent leurs expériences, leurs analyses et les méthodes utilisées par leurs pays respectifs. Ils révèlent les secrets du travail sous couverture, les techniques de surveillance, les manipulations, mais aussi les angoisses quotidiennes et les cas de conscience qu'impliquent de telles professions. Loin des clichés des films hollywoodiens, ce livre lève le voile sur la réalité des services de renseignement, brisant un à un les mythes en la matière pour leur substituer une face cachée bien plus complexe. De la guerre froide à la guerre technologique, en passant par les nouvelles menaces qui frappent le monde, ces deux grands témoins n'éludent aucun sujet dans leurs échanges. Un voyage d'Est en Ouest pour découvrir le vrai visage de la raison d'Etat.
La conquête de l'univers numérique par les géants du web ne menace pas seulement nos langues et nos cultures, elle met carrément en péril nos acquis démocratiques. L'heure est venue de contre-attaquer. Dans Tenir tête aux géants du web, qui poursuit la réflexion amorcée dans Les barbares numériques, Alain Saulnier propose aux États un ensemble de mesures concrètes pour rééquilibrer dès maintenant les forces en présence et permettre à nos institutions démocratiques de reprendre l'ascendant. Véritable cri du coeur pour éviter que nos sociétés ne sombrent dans des dérives autoritaires, ce livre nous rappelle qu'il n'y a aucune raison de rester passifs et d'accepter d'être soumis aux diktats des GAFAM et aux volontés des Elon Musk et Mark Zuckerberg de ce monde.
Juillet 2024 : la France retient son souffle après la dissolution surprise de l’Assemblée nationale. Esprit - La République en suspens analyse ce moment charnière et interroge.
Plongez dans les coulisses méconnues de Plus belle la vie : Muriel Mille révèle, après une enquête de terrain unique, comment s’écrit et se tourne une série télévisée à succès.
15 chapitres pour comprendre les limites et les enjeux du droit d'informer à l'ère du numérique. Un guide pratique, nourri d'exemples concrets, qui éclaire aussi bien les professionnels des médias que les citoyens soucieux de leurs libertés.
Fake News, théories du complot, études citées à l'emporte pièce sur les plateaux télé ou au dîner, pour justifier telle ou telle théorie, fausses vidéos, photos et chiffres sortis d'on ne sait où sur les réseaux sociaux, il n'y a pas une seconde où, les yeux rivés sur l'écran, on ne pose plus la question : Mais c'est vrai ça ? Comment s'en sortir ? Comment ne pas perdre pied et trier le vrai du faux ? Est-ce que le vrai existe encore ou la réalité est-elle devenue tellement complexe que tout serait finalement relatif ? Mais alors à qui se fier ? Pour répondre à ces questions et faire face au chaos de l'information, nous n'avons d'autre choix que de changer notre façon d'aborder l'information, tout en se méfiant non seulement des sources d'info, mais aussi de ceux qui les partagent, des algorithmes et même de notre cerveau. C'est l'objectif de ce livre: permettre à chacun de redevenir maitre de sa pensée.
Depuis deux décennies, Paris se peuple d'incubateurs de start-ups créatives, tandis que les grands médias traditionnels ne cessent de déménager, investissant de nouveaux quartiers. Si ces acteurs transforment l'espace urbain par leur empreinte matérielle, ils sont aussi porteurs de discours et d'imaginaires sur les médias et la capitale. Cette dynamique présentée par leurs promoteurs comme novatrice, s'inscrit en réalité dans l'histoire du capitalisme médiatique, liée au Paris du XIXe siècle, période qui voit le surgissement foisonnant des médias de masse et des industries culturelles. La « capitale de la modernité » n'est donc pas seulement celle de l'industrie, de la culture et du luxe, mais aussi des médias. L'ouvrage Paris capitale médiatique, rédigé par des chercheur.e.s issu.e.s de plusieurs disciplines, explore la naissance d'une territorialité médiatique parisienne au XIXe siècle. Quels rôles les médias, mais aussi les industries culturelles, marchandes et publicitaires, jouent-ils dans la fabrique de la capitale qui, selon Balzac, offre « le spectacle dramatique incessant » de ses « combats déchirants pour l'existence » ? Et quelle place Paris occupe-t-elle dans les mutations médiatiques ? Une attention particulière est accordée à Émile de Girardin, à la fois entrepreneur de presse, homme d'affaires, politique et auteur à succès, traité en tant que pionnier et parangon de ce capitalisme médiatique parisien.
7 octobre 2023, Israël sous le choc. Nathalie Nagar, journaliste franco-israélienne, raconte son combat entre devoir professionnel et peur pour sa famille.
La désinformation, arme invisible du XXIe siècle : comment fake news, IA et complotisme redessinent notre rapport à la vérité. Un numéro percutant de Revue des Deux Mondes pour décrypter les enjeux de l’information à l’ère numérique.
1210 faits divers en trois lignes, signés Félix Fénéon : un chef-d’œuvre de concision et d’ironie, où chaque mot frappe juste. Découvrez l’art de dire l’essentiel avec une précision chirurgicale et un humour mordant.
Le monde se transforme, tout vacille et change sous nos yeux. Les pays se font la guerre autrement : les geeks-soldats de la cyber guérilla précèdent désormais les chars d'assaut. La Russie construit son propre Internet, pour s'éloigner un peu plus du monde occidental. La monnaie, comme le bitcoin, n'est plus seulement créée par des États, mais par des particuliers. La vie privée menace de disparaître. La parole des professionnels vaut autant que celle des amateurs. Les réseaux sociaux ne servent plus seulement à discuter entre amis, mais à influencer les prochaines élections. Bref : les séparations disparaissent entre des catégories qu'on croyait évidentes et pérennes. Péages et murailles remplacent peu à peu les frontières classiques qui distinguaient les environnements personnels, économiques et institutionnels. Nicolas Arpagian prend la mesure de ces changements dans ce livre qui alerte les lecteurs, sans cris d'orfraie et sans panique. Oui, les choses changent. Oui, nous devons nous y habituer. Sinon ? Nous en pâtirons. Un essai clair et pédagogue, pour mieux comprendre le monde d'aujourd'hui et se préparer à celui de demain.
Enquête sur l'un des hommes les plus puissants de France - et l'un des plus secrets. Qui est vraiment Vincent Bolloré ? Le magnat des médias français - de Canal + à CNews et Europe 1 - ou l'entrepreneur mondial rêvant de bâtir un « Netflix latin » ? Le financier qui accumule les milliards en remodelant Vivendi, ou le visionnaire qui les dépense dans des projets fous ? Le conservateur et soutien d'Éric Zemmour ou le catholique respectueux de la doctrine sociale de l'Église ? L'Africain mis en examen pour corruption ou l'Italien donnant du fil à retordre à Silvio Berlusconi ? Un peu tout cela sans doute, mais Bolloré est d'abord la 14e fortune française et, comme il le confesse lui-même : « Il n'y a qu'une seule chose qui m'intéresse, c'est l'argent. » Ce n'est pas un hasard si le tombeur de Lagardère fascine Nicolas Sarkozy et inquiète Emmanuel Macron. Jamais une telle puissance financière n'aura débarqué dans les médias français avec ce souci d'imprimer sa vision. Et sans aucun état d'âme... Vincent Beaufils, journaliste et témoin de la dynastie Bolloré depuis quarante ans, esquisse en dix portraits inédits le visage de cet homme public que personne ne connaît vraiment, et qui a maintes fois assuré qu'il prendrait sa retraite le 17 février 2022... Tiendra-t-il parole ?
Celui qui triomphe depuis de nombreuses années avec ses émissions à la télévision sur France 2 comme « Tout le monde veut prendre sa place » , « N'oubliez pas les paroles » ou « Taratata », et à la radio avec son rendez vous quotidien sur France Inter a tout connu : les radios pirates en Italie alors qu'il n'avait que 18 ans, les stations de la bande FM à Cannes, Deauville ou Paris, M6, la Cinq de Jean-Luc Lagardère, Canal Plus, France 2, RTL, Europe 1, la gloire, la traversée du désert, le renouveau et bien sûr la fortune. Considéré comme l'un des trois présentateurs préférés des Français, Nagui est une personnalité incontournable de l'univers cathodique. À la fois homme d'affaires avisé et bateleur à la répartie qui fait mouche, c'est aussi un citoyen engagé. Agrémenté de nombreuses interviews de personnalités ou connaissances de l'animateur, ce livre raconte, pour la première fois, son parcours hors norme : celui d'une success story à la française. René Chiche est journaliste en presse écrite et pour la télévision. Il est notamment l'auteur des biographies de l'animateur Cyril Hanouna et de l'humoriste Kev Adams.
FAKE NEWS, STORYTELLING, NUDGE, POST-VÉRITÉ, LANGUE DE BOIS... BIENVENUE DANS LE MONDE MERVEILLEUX DU BULLSHIT ! Quel est le point commun entre l'affaire Benalla, le changement de nom de Total, la gestion des masques par le gouvernement lors de la crise du Covid, le pouvoir d'achat « ressenti » et le greenwashing ? Il s'agit d'une certaine manière de représenter le réel, et de le mettre en scène. Le bullshit, ou l'art de « raconter de la merde », a toujours existé. Mais force est de constater que l'activité a le vent en poupe ces dernières années, favorisée par l'émergence de nouveaux codes dans la communication. Et si les « bullshitters » sont toujours plus nombreux, c'est aussi parce qu'ils répondent aux injonctions de leur époque. Car il se passe bien quelque chose dans notre monde et dans notre société, que la langue traduit en mots. Comment, alors, apprendre à démêler le vrai du faux dans la masse d'informations nous parvenant chaque jour ? Comment redevenir acteur de son propre langage ? D'ailleurs, qu'est-ce qu'un langage authentique ? Et comment réenchanter le monde ? Une vingtaine d'études de cas concrets Des schémas Des résumés Des références scientifiques Des concepts philosophiques Conçu comme une « petite sémiologie à l'usage des honnêtes gens », voire comme un manuel d'auto-défense intellectuelle, cet ouvrage vous permettra de comprendre par quels rouages cognitifs et comportementaux le cerveau humain se laisse piéger et manipuler facilement. Car les mots et les symboles ont bel et bien ce pouvoir !
Journalistes d'investigation, Sheera Frenkel et Cecilia Kang démontent les mécanismes de Facebook et dénoncent ses dérives dans ce livre explosif. Ou comment l'entreprise, sous la direction de Mark Zuckerberg et Sheryl Sandberg, tous deux aveuglés par leur ambition, a poursuivi sa croissance en niant des faits accablants : fuites des données personnelles, violation de la vie privée, propagation de discours haineux et complotistes... Le géant des réseaux sociaux aux 2,85 milliards d'utilisateurs à travers le monde est devenu un vecteur de fake news, manipulé par des politiques corrompus, et un danger pour les internautes. Facebook, qui se voulait défenseur du bien, est devenu une force du mal... " L'inquiétante vérité se lit comme un thriller[...] Passionnant et alarmant. " Challenges
Le best-of des idées pour 2020 ! Les meilleurs articles des grands penseurs de notre temps parus dans la presse internationale, sélectionnés et présentés par la rédaction de Philosophie magazine. Quelles sont les grandes transformations de notre temps? Quels penseurs permettent de les saisir? Dans quels textes ont-ils formulé leurs visions du monde? Rédigés par des philosophes, des écrivains et des historiens pour éclairer à chaque fois une question précise de notre temps, ces textes permettent de dresser un véritable panorama des idées contemporaines.
Rupture technologique, phénomène économique et sociétal, la Blockchain est devenue en quelques années un terme familier, une promesse de futur transformé, une notion centrale. Adulée ou détestée, elle reste cependant mal comprise, car complexe et singulière. Pour autant, maîtriser cette innovation est devenu indispensable pour cerner les nouvelles règles du jeu de l'économie mondiale. C'est l'objet de cet ouvrage. Trop souvent réduite aux seules questions de confiance et de décentralisation, la Blockchain est ici restituée selon toute sa densité par une approche pluridisciplinaire : racontée dans son épaisseur historique, pédagogiquement décrite du point de vue technique, envisagée selon ses applications économique et financière, elle fait également l'objet d'une analyse philosophique destinée à en cerner la singularité. Les auteurs expliquent dans son intégralité une révolution qu'ils considèrent de l'ampleur de celle d'Internet. Ils donnent ainsi à tous les clés de compréhension et les leviers d'action stratégique face à ce new deal technologique, économique et social. Bloc par bloc.
1970. En pleine explosion de la contre-culture et du mouvement hippie, un magazine français s'impose comme le représentant d'une jeunesse qui veut changer le monde, vivre avec intensité, en communauté ou sur la route, pratiquer l'amour libre, inventer une autre architecture, jouer du rock et des musiques planantes. Ce magazine psychédélique s'appelle Actuel. En cinq ans, il devient culte. 1975. Actuel estime avoir fait le tour de l'underground et se saborde. Mais son équipe reste soudée : Bizot, Burnier, Rambaud, Lentin, Mercadet, van Eersel et quelques autres continuent d'écrire des livres, des parodies, des scénarios. Ils s'installent dans le « château de Saint Maur » où ils vont expérimenter une vie à la fois créative et débridée. 1979. Un vent nouveau se lève, la jeunesse veut découvrir le monde et « Monsieur Réel » sous tous ses angles. Actuel renaît sous la forme d'un magazine de nouveau journalisme qui envoie ses reporters aux quatre coins du monde pour en rapporter des visions fortes, parfois terribles, mais le plus souvent enthousiasmantes. énorme succès commercial. Mais, au business, Bizot et sa bande préfèrent la liberté de tout expérimenter, sur la forme et sur le fond, faisant du journalisme une expression artistique. Aujourd'hui, le dernier de la bande, Patrice van Eersel, nous raconte cette fabuleuse aventure.
Internet est notre quotidien, tant nos activités sont désormais tissées de numérique. De ce sujet sérieux, Xavier de La Porte fait un feuilleton plein de variations et de rebondissements. Par son regard mi-scrutateur, mi-amusé, il analyse ses propres pratiques quotidiennes ainsi que les enjeux globaux du réseau. Au travers de ces chroniques diffusées chaque matin sur France Culture entre septembre 2013 et juin 2014, nous découvrons notre reflet dans le miroir de la vie numérique. Nous réalisons également que le monde ne change pas aussi vite que veulent bien le dire les commentateurs pressés et les tenants de la disruption : les pratiques évoluent, mais les questions fondamentales demeurent. C'est d'elles qu'il est question ici.
« L'invasion du légume a un goût douteux, celui que nous croyions oublié de la raison normative, de la modélisation et de l'ordre sain. La régression narcissique dans laquelle se complaît l'époque a sans doute à voir avec ce trouble jeu. Le légume, nous le repoussions naguère au bord de notre assiette avec une moue d'enfant rebelle. Il garnit, aujourd'hui, les podiums médiatiques, les murs lézardés de nos cités, les vastes plateaux du divertissement de masse, les mornes allées de nos jardins à la française... A-t-on noté comme, depuis la plus haute Antiquité, la connerie est éprise de symétrie ? » « Faust pas mort, Apocalypse suit. » « Enfin, bref, comme nous l'a enseigné Pierre Desproges, les détestations les plus arbitraires sont toujours les meilleures, et comme le prophétisait déjà Nabokov, autre humoriste à ses heures : "Le bruit terrassera le monde", avant d'ajouter, lucide : "Courage, fuyons !" » « Entre nous : si l'on vous donnait le choix, vous préféreriez avoir un futur ou un avenir ? Vous contenter de récolter les fruits blets d'une invincible fatalité ou vous bâtir un avenir comme on édifie une cathédrale ou une vie ? On sait déjà que la nostalgie n'est plus ce qu'elle était. Désormais, on saura que le futur n'a aucun avenir. »
Comment les médias tunisiens ont-ils évolué depuis l’indépendance ? Médias tunisiens de Larbi Chouikha offre une analyse inédite et critique de 60 ans de transformations, entre censure, révolution numérique et quête de liberté.
Dans un monde où l’attention se mesure en secondes, Programmes courts révèle comment ces formats audacieux captivent et engagent. Jean-Luc Berlot, producteur primé, décrypte leur pouvoir unique pour les marques et les téléspectateurs.
En 1873, les assomptionnistes créaient Le Pèlerin, un modeste bulletin destiné à accompagner les pèlerinages en plein essor. Dès 1877, ils le transformaient en hebdomadaire populaire adressé au vaste public des familles catholiques. Dix ans plus tard, c'est un quotidien, La Croix, qu'ils lançaient pour résister à la sécularisation de la culture populaire. Sans le savoir, ces religieux posaient les premières pierres d'un empire médiatique, baptisé la Bonne Presse en 1889, renommé Bayard Presse en 1969puis Bayard en 2021.Cent cinquante ans après, ce livre collectif ambitionne d'explorer la longévité exceptionnelle de cette oeuvre-entreprise. Initialement l'arme d'une « croisade » contre la « mauvaise presse », elle est devenue l'instrument d'une participation pacifiée des catholiques à lamodernisation de la société française mais aussi de l'Église. En racontant l'histoire de titres et de marques éditoriales emblématiques (Pomme d'Api, Notre Temps...) ou tombées dans l'oubli (Le Noël, Bernadette, Alma...), les différents chapitres éclairent l'engagement de cadres, de journalistes, d'ouvrières et de religieux, mais aussi de lectrices et de lecteurs qui ont fait Bayard.Au croisement entre l'histoire religieuse et l'histoire de la presse et de l'édition, l'ouvrage montre comment la Bonne Presse puis Bayard ont contribué d'une manière originale au développement de la « civilisation du journal », mais aussi comment le catholicisme a été transformé par les mutations des techniques et des métiers de l'information. C'est une perspective neuve sur les évolutions culturelles de la société française depuis un siècle et demi qu'offre ce recueil appelé à devenir une référence.
À l’ère du tout-vidéo, comment transformer une simple séquence en une information fiable et percutante ?
« Voice is the new killer app ! », s'est exclamé le vice-président d'un géant américain des télécoms alors que pleuvent les critiques contre le tout-écran et l'omniprésence des images. Notre époque semble avoir, sans s'en rendre compte, réhabilité la voix. Des assistants vocaux aux enceintes connectées, des podcasts aux notes vocales, l'ère numérique est moins digitale que jamais : plus le temps passe, plus nous parlons et moins nous touchons. Si la voix est aujourd'hui le médium naturel de l'être humain, elle sera demain ce par quoi l'humain rejoindra la technologie et la technologie l'humain, à rebours des fractures numériques et de la capture de l'attention. Selon Mathieu Gallet, la voix est investie d'un nouveau pouvoir, forte à la fois de sa dimension humaine et sensible mais aussi de son format numérique, l'audio, qui la répercute et l'amplifie tout autour de nous. C'est cet alliage si particulier qui redessine d'ores et déjà l'ère numérique ; une ère qui, paradoxalement, s'éloigne de ses origines - les doigts, l'écran tactile, l'écrit - pour tirer parti des formidables opportunités de la voix. Le futur est dans la voix, cet essai va vous en convaincre !
Cet ouvrage s'intéresse aux relations qu'entretiennent les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) et les médias en Afrique. Il aborde tout d'abord les réseaux sociaux numériques comme terrains d'amplification et de transformation de diffusion de l'information et questionne leur utilisation pour la diffusion de fausses informations. Il se consacre ensuite aux relations entretenues sur les plans éditorial, socioéconomique et sociotechnique par les plateformes et les médias, et y observe un certain opportunisme des médias et une domination des plateformes. Enfin, il s'intéresse au rôle joué par l'État à travers la régulation et les nouvelles lois qui intègrent les médias numériques mais mettent aussi en lumière les difficultés liées à l'implémentation d'un véritable cadre régulatoire.