Dans Autoportrait au revolver, plusieurs personnes se côtoient : Jude, un artiste peintre enfermé dans sa maladie mentale, Angélique qui souffre d'obésité, Ringo, le grand-père atteint d'alzheimer qui croupit dans une maison de retraite, un vieux concierge autochtone enfermé dans sa condition sociale. Marie-Christine Bernard laisse planer le mystère, mais raconte qu'elle a inclus une liste de pièces musicales en fin de livre pour inspirer le lecteur.
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Autoportrait au revolver
Plongez dans Autoportrait au revolver, un roman poignant où Jude, artiste tourmenté, et Angélique, femme d'une tendresse inoubliable, croisent leurs destins brisés.
Mais aussi celle d'Angélique, obèse, beaucoup. Ce qu'elle sait faire le mieux, c'est prendre les gens dans ses bras. Elle le fait chaque jour pour chacun des vieux de la résidence privée où elle travaille, même s'il répond par une claque ou une insulte.
Ces deux-là pourraient tomber amoureux.
Ce serait aussi l'histoire de Keith, qui abuse de la vulnérabilité d'Angélique; de Joseph, un vieil Amérindien qui semble avoir tout vu et tout accepté; de Nathalie, qui n'a pas su apprendre à vivre avec ce mal niché au fond de son âme; de Ringo, le batteur des Highway Riders qui a perdu sa belle June-aux mains parfaites et qui chantait I'm Sorry de Brenda Lee comme personne-tout en se perdant lui-même.
Si la mémoire lie les fils du tissu de l'âme, ces personnages se retrouvent de façon tout aussi anarchique, mais se retrouvent quand même.
shield_question Foire aux questions
person_edit À propos de l'auteur
Marie-Christine Bernard est une romancière et poétesse québécoise, professeure de lettres au Collège d'Alma. Spécialiste des récits psychologiques et des destins marginaux, elle a marqué la littérature québécoise par sa capacité à donner voix aux exclus et aux âmes brisées. Son œuvre, souvent saluée pour sa sensibilité et sa force narrative, explore les recoins sombres de l'humain avec une poésie rare. Autoportrait au revolver, publié aux Éditions Hurtubise dans la collection amÉrica, confirme son talent pour mêler art, musique et tragédie dans une prose envoûtante.
newsmode Revue de presse
Reconnue pour ses portraits sensibles des parias de notre société, Marie Christine Bernard continue dans cette veine, nous présentant un fou mélomane et une obèse, ainsi que les gens qui gravitent autour d’eux. Un roman coup-de-poing. Ce livre présente plusieurs personnages dont l’existence semble plongée dans la noirceur et le désespoir. Ici, c’est l’inverse : ces personnages imparfaits qui semblent ne plus avoir d’espoir de salut se rattachent malgré tout à l’amour et à la beauté, et trouvent dans leurs vies de petites parcelles de lumières.
Autoportrait au revolver est ce «danger» qui pousse l’écrivaine et le lecteur à la limite du supportable. Je me suis senti aspiré par ces fragments sans liens apparents, ces éléments d’un puzzle qui vous attirent inexorablement vers la folie, les agressions et la souffrance. Marie-Christine Bernard nous pousse au-delà du bien et du mal, de la souffrance et du bonheur. Des textes crus, à donner froid dans le dos.
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