Will
Will
Les articles du présent dossier contribuent à éclairer de manière passionnante les périodiques criminels comme Police Journal, qui constituent d'une certaine manière les « précurseurs » de Photo Police. Comme l'écrivent Marie-Pier Luneau et Harold Bérubé, il est essentiel, pour mieux comprendre la circulation des imaginaires médiatiques, de « questionner de manière frontale, dans ce dossier, l'essor du magazine policier, résolument populaire (voire populiste) au début des années 1940 au Québec ». Les articles nous permettent de réfléchir non seulement aux « débuts » du magazine policier au Québec à travers Police Journal, mais aussi certaines publications moins connues ou publiées dans les années suivantes comme Drame judiciaire, Détective mystère et Détective tout court (version québécoise). De cette manière, nous pouvons mieux comprendre ce qui est en jeu dans les journaux d'actualités criminelles, lus dans un tramway en 1943 ou au dépanneur Beau-soir de Laurier-Station en 2024.
La plus mignonne des hôtesses de l'air de toute la bande dessinée... Lorsqu'elle parut pour la première fois, Natacha choqua certains parents des lecteurs et enthousiasma leurs enfants. Au hasard de vols au long cours, Natacha et son ami Walter affrontent trafiquants et pirates de tout poil, dans des récits qui mêlent allègrement l'action et la bonne humeur, aux quatre coins de la planète.
Ça file, ça court, ça accélère, ça cogne contre un mur, ça fait marche arrière, c'est comme un véhicule de police lancé à toute vitesse à la poursuite de quelqu'un. Rattrapé ! On souffle. Pas pour longtemps. Ça redémarre, ça n'est pas fini, il y a des suspects, des tas de suspects, ils ont douze, dix-huit, cinquante ans, ils sont six ou douze, c'est une ronde infernale tous main dans la main. Qui est coupable ? Il y a finalement un coupable, lui aussi roule dans une voiture, le pied coincé sur l'accélérateur, ce serait trop bête s'il allait se tuer, les tuer, nous tuer, il y a déjà suffisamment de cadavres. On crie grâce. On tourne la dernière page. Cela se passait à Roubaix. Vous aviez reconnu ? Non. Tant mieux. D'ailleurs Jean Jaurès n'est pas le nom d'un policier républicain. Ouf ! Tout le monde sera sauf. C'est quand même merveilleux la lecture, tellement plus vrai que la vie. Jacques Darras