Laurent Tailhade
Laurent Tailhade
Plongez dans l’univers savoureux et impertinent de Petit bréviaire de la Gourmandise, où Laurent Tailhade, figure littéraire de la Belle Époque, mêle humour et érudition pour célébrer l’art de la table.
Pas de décor. Une toile de fond cache le théâtre, permettant l'accès du proscenium, sans plus.MÉVISTOMesdames et messieurs, la revue annoncée Par l'affiche, sans plus de retard commencée, Grâce à l'effort d'un art vraiment prestigieux, Va charmer tour à tour votre esprit et vos yeux.Ainsi qu'en un festin où les mets délectables Proéminent, entre les roses, sur la table Et mêlent, dans un à-propos ensorceleur, L'arome de la truffe à l'haleine des fleurs, Ici vous trouverez outre les fleurs humaines, Cydalises, Manons, Agnès et Dorimènes, Blancheurs de lis, parfums de fraise et çætera, Un chef-d'oeuvre que pour vous seuls, élabora, Dans un style disert, exact et polychrome, Le poète Jean Poux, dit Arsène Lavôme.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Découvrez l’audace mordante de Poèmes aristophanesques, où Laurent Tailhade, maître de la satire et de l’invective, croque la bourgeoisie, le clergé et les travers de son époque.
DANS la neige et la pourpre où les soleils palis Viennent boire en mourant ta senteur généreuse, Amaryllis ! ô lis superbe entre les lis, Une douleur profonde et royale se creuse. Déjà les soirs plus brefs de fraîcheur sont emplis Et, le long des jardins peuplés de tubéreuse, Comme une veuve sous sa robe aux larges plis L'automne jette au vent sa plainte douloureuse.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
La douleur s'affirme comme le principe de toute poésie.Ouvrez n'importe lequel de ces grands livres, monuments indestructibles de la pensée humaine que, de leurs mains diligentes, avec des matériaux purs comme l'or et solides comme le bronze, élèvent, d'âge en âge, les poètes souverains, une plainte infinie émane des cantiques, des nombres harmonieux, des strophes où leur coeur dolent s'est épanché. L'Humanité se plaît à orner ses tristesses, à cultiver des fleurs sur les champs de bataille comme sur les tombeaux.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Lorsque, au mois de juin 1666, Molière, sur le Théâtre du Palais-Royal, donna pour la première fois le Misanthrope, il avait quarante-quatre ans. Son nom était célèbre, son théâtre florissant. Auteur, acteur, chef de troupe et directeur de spectacle, au grand désespoir des comédiens ses rivaux, il composait, jouait et, comme on dit à présent, « mettait en scène » les ouvrages les plus divers. Depuis le roman comique et les tâtonnements de ses débuts, les haltes vagabondes, errant du Bas-Languedoc au Minervois, de la Provence au Forez ; depuis les farces tabarinesques où, parmi les vestiges de Scarron et des farceurs en vogue sous le règne de Mazarin, sa verve un peu trouble se cherchait encore, à travers les scénarios et les pastiches de la Comédie italienne, il s'était affirmé ; il avait pris en maître possession du public et de son art, l'art difficile de peindre les hommes d'après nature et « d'amuser les honnêtes gens ».Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
SI l'honneur d'avoir, aux pays anglo-saxons, fait entrer dans la lumière le nom d'Omar Khayyam incombe au spécieux et charmant poème de Fitz-Gerald, ce que l'on connaît en France touchant la vie et les concepts du gnomique de l'Iran, tient à peu près dans l'étude que M.J.-B. Nicolas, ex-premier drogman de l'ambassade française en Perse, publia vers 1867, par ordre de Napoléon III, en même temps qu'une traduction - la première - des Quatrains du poète.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Depuis le jour illustre où, vainqueur d'Antoine et rapportant à Rome avec le trésor des Ptolémée, une gloire qui, désormais, n'aurait plus de compétiteurs ni de jaloux, Octave, à son retour d'Actium, ferma le temple de la Guerre et, mettant fin aux discordes civiles, annonça la « Paix Romaine » à l'Univers ; depuis le jour où, souveraine du Monde, ayant détruit Carthage et maîtrisé la Gaule, la Ville de César, après un labeur plusieurs fois séculaire, entra dans sa magnificence et promulgua des lois, tous les peuples qui, tour à tour, sont entrés dans l'Histoire, ont eu l'ambition de fermer, comme Auguste, le Temple symbolique, de fonder pour toujours l'ère du travail et de la paix.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Quand vous passez par les chemins, Blonde et frôlant les fleurs vermeilles, Vos lèvres tentent les abeilles, Vos bras font pâlir les jasmins. Des rayons d'or tombant des treilles Galamment vous baisent les mains ; Les roses aux sanglants carmins Chantent vos blancheurs nonpareilles. Ainsi vers vous, ô ma beauté ! Monte dans le bois enchanté Un encens qui soûle les brises, Et le printemps enamouré, Laçant son brodequin doré, S'en va vous cueillir des cerises. Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Laurent Tailhade, poète et pamphlétaire, était anarchiste, anticlérical et dreyfusard. Fête nationale est la première anthologie de ses poèmes. Partial, truculent, féroce, comique, il attaque toutes les institutions, la religion, l'armée, la République ; c'est de plus un grand raffiné, amoureux de l'Antiquité, qui se révèle aussi brillant dans l'admiration que dans la satire. Les canonnades et les dentelles d'un bretteur en vers de las pas toujours si belle Epoque.Préface d'OIivier Barrot