Marie-laure Vitali
Marie-laure Vitali
L'acte de création, très valorisé et méconnu, concerne tous les domaines de la vie professionnelle et sociale. Il prend en partie la place du concept d'innovation et apparaît comme un nouvel impératif social relevant de l'injonction de subjectivité. Rendre compte par la voie de l'expérience des actes considérés comme les plus significatifs de l'existence humaine suppose de disposer d'outils d'analyse non seulement des activités en jeu et de leurs relations, mais aussi des constructions de sens et significations qui s'opèrent autour d'elles dans les parcours des sujets et dans leurs interactions.
Les activités des dirigeants ont peu de chose à voir avec le discours managérial sur la figure d'un décideur maître de son environnement. Cet ouvrage a pour objectif d'observer et de comprendre le travail réel des dirigeants dans ses contradictions, ses ambiguïtés, sa complexité en s'appuyant notamment sur les méthodes d'analyse des activités. Etablis principalement à partir d'études réalisées dans la fonction publique les résultats de ce programme sont aisément transférables à d'autres sphères d'activités.
Cet ouvrage aborde différents champs de pratiques professionnelles concernées par la modélisation, interroge certains enjeux épistémologiques sous-jacents, puis se concentre sur les conséquences en termes de formation, avec une focale principale mais non exclusive sur les contextes des ingénieurs.
La société actuelle interroge de manière vive les qualités économiques et professionnelles de l'ensemble des diplômes accordés par l'Université. Dans cette perspective, cet ouvrage questionne les forces et les faiblesses du doctorat en sciences sociales et humaines face au monde économique, à travers une triple orientation : historique, de comparaison internationale avec des pays comme la Finlande ou le Canada et épistémologique.