Kamel Daoud
Kamel Daoud
"Je suis la véritable trace, le plus solide des indices attestant de tout ce que nous avons vécu en dix ans en Algérie. Je cache l'histoire d'une guerre entière, inscrite sur ma peau depuis que je suis enfant." Aube est une jeune Algérienne qui a traversé la guerre civile des années 1990 et en porte les blessures. Devenue muette, elle ne peut raconter son histoire qu'à sa fille à naître. Mais a-t-elle le droit de garder cette enfant ? Peut-on donner la vie quand on vous l'a presque arrachée ? Dans un pays qui réduit les victimes au silence, Aube décide de se rendre dans son village natal, où tout a débuté, et où les morts lui répondront peut-être. "Un texte indispensable sur la mémoire et l'oubli. Nicolas Demorand, France Inter. "Le roman incontournable et douloureux de la parole libérée." A. Trapenard, La Grande Librairie. "Un livre déchirant." Léa Salamé, Quelle Époque ! "Un roman puissant et profondément littéraire, qui vous attrape et ne vous lâche plus." Marie Labory, France Culture. "La puissance de la langue nous bouleverse, nous éblouit et nous réconforte." Vincent Rémy, Télérama. "Un exceptionnel tombeau littéraire." O. de Lamberterie, Elle. "Un long chant polyphonique, impétueux, imprévisible, fascinant." Le Figaro littéraire. "Un roman grandiose, violent et poétique." Le Nouvel Obs. "Un livre ample et charnel. Magistral." La Croix
"Un certain goût pour la paresse s'installe chez le meurtrier impuni. Mais quelque chose d'irréparable aussi : le crime compromet pour toujours l'amour et la possibilité d'aimer. J'ai tué et, depuis, la vie n'est plus sacrée à mes yeux. Dès lors, le corps de chaque femme que j'ai rencontrée perdait très vite sa sensualité, sa possibilité de m'offrir l'illusion de l'absolu. À chaque élan du désir, je savais que le vivant ne reposait sur rien de dur. Je pouvais le supprimer avec une telle facilité que je ne pouvais l'adorer - ç'aurait été me leurrer. J'avais refroidi tous les corps de l'humanité en en tuant un seul. D'ailleurs, mon cher ami, le seul verset du Coran qui résonne en moi est bien celui-ci : "Si vous tuez une seule âme, c'est comme si vous aviez tué l'humanité entière.""
"Un certain goût pour la paresse s'installe chez le meurtrier impuni. Mais quelque chose d'irréparable aussi : le crime compromet pour toujours l'amour et la possibilité d'aimer. J'ai tué et, depuis, la vie n'est plus sacrée à mes yeux. Dès lors, le corps de chaque femme que j'ai rencontrée perdait très vite sa sensualité, sa possibilité de m'offrir l'illusion de l'absolu. À chaque élan du désir, je savais que le vivant ne reposait sur rien de dur. Je pouvais le supprimer avec une telle facilité que je ne pouvais l'adorer - ç'aurait été me leurrer. J'avais refroidi tous les corps de l'humanité en en tuant un seul. D'ailleurs, mon cher ami, le seul verset du Coran qui résonne en moi est bien celui-ci : "Si vous tuez une seule âme, c'est comme si vous aviez tué l'humanité entière.""
Prix Goncourt 2024. "Je suis la véritable trace, le plus solide des indices attestant de tout ce que nous avons vécu en dix ans en Algérie. Je cache l'histoire d'une guerre entière, inscrite sur ma peau depuis que je suis enfant." Aube est une jeune Algérienne qui doit se souvenir de la guerre d'indépendance, qu'elle n'a pas vécue, et oublier la guerre civile des années 1990, qu'elle a elle-même traversée. Sa tragédie est marquée sur son corps : une cicatrice au cou et des cordes vocales détruites. Muette, elle rêve de retrouver sa voix. Son histoire, elle ne peut la raconter qu'à la fille qu'elle porte dans son ventre. Mais a-t-elle le droit de garder cette enfant ? Peut-on donner la vie quand on vous l'a presque arrachée ? Dans un pays qui a voté des lois pour punir quiconque évoque la guerre civile, Aube décide de se rendre dans son village natal, où tout a débuté, et où les morts lui répondront peut-être.
Prix Goncourt 2024. "Je suis la véritable trace, le plus solide des indices attestant de tout ce que nous avons vécu en dix ans en Algérie. Je cache l'histoire d'une guerre entière, inscrite sur ma peau depuis que je suis enfant." Aube est une jeune Algérienne qui doit se souvenir de la guerre d'indépendance, qu'elle n'a pas vécue, et oublier la guerre civile des années 1990, qu'elle a elle-même traversée. Sa tragédie est marquée sur son corps : une cicatrice au cou et des cordes vocales détruites. Muette, elle rêve de retrouver sa voix. Son histoire, elle ne peut la raconter qu'à la fille qu'elle porte dans son ventre. Mais a-t-elle le droit de garder cette enfant ? Peut-on donner la vie quand on vous l'a presque arrachée ? Dans un pays qui a voté des lois pour punir quiconque évoque la guerre civile, Aube décide de se rendre dans son village natal, où tout a débuté, et où les morts lui répondront peut-être.
Prix TRANSFUGE du meilleur roman français. "Pourquoi j'écris ? Parce que je témoigne, je suis le gardien, je fais reculer la mort des miens car ils sont essentiels et dignes d'éternité. Dieu écrit, moi aussi." Orphelin de mère, rejeté par son père et haï par ses demi-frères, le chétif Zabor s'est réfugié dans les livres dès l'enfance. Très tôt, il s'est découvert un don insoupçonné : celui de prolonger la vie des autres en écrivant. Mais un jour, Zabor est appelé au chevet de son père mourant. Tiraillé entre l'amour et la vengeance, parviendra-t-il à sauver la vie de l'homme qui l'a abandonné ?
Prix TRANSFUGE du meilleur roman français. "Pourquoi j'écris ? Parce que je témoigne, je suis le gardien, je fais reculer la mort des miens car ils sont essentiels et dignes d'éternité. Dieu écrit, moi aussi." Orphelin de mère, rejeté par son père et haï par ses demi-frères, le chétif Zabor s'est réfugié dans les livres dès l'enfance. Très tôt, il s'est découvert un don insoupçonné : celui de prolonger la vie des autres en écrivant. Mais un jour, Zabor est appelé au chevet de son père mourant. Tiraillé entre l'amour et la vengeance, parviendra-t-il à sauver la vie de l'homme qui l'a abandonné ?
Prix Goncourt 2024. "Je suis la véritable trace, le plus solide des indices attestant de tout ce que nous avons vécu en dix ans en Algérie. Je cache l'histoire d'une guerre entière, inscrite sur ma peau depuis que je suis enfant." Aube est une jeune Algérienne qui doit se souvenir de la guerre d'indépendance, qu'elle n'a pas vécue, et oublier la guerre civile des années 1990, qu'elle a elle-même traversée. Sa tragédie est marquée sur son corps : une cicatrice au cou et des cordes vocales détruites. Muette, elle rêve de retrouver sa voix. Son histoire, elle ne peut la raconter qu'à la fille qu'elle porte dans son ventre. Mais a-t-elle le droit de garder cette enfant ? Peut-on donner la vie quand on vous l'a presque arrachée ? Dans un pays qui a voté des lois pour punir quiconque évoque la guerre civile, Aube décide de se rendre dans son village natal, où tout a débuté, et où les morts lui répondront peut-être. C'est avec une précieuse et juste douceur que Lola Naymark redonne la voix à cette courageuse femme, Aube. Couverture : D'après photo © Raymond Depardon / Magnum Photos
« Je me retrouve éclaireur et héritier. Trahir les trahisons, c'est l'attribut du traître. » Kamel Daoud Suis-je donc un traître ? Peut-être que oui, mais je m'en console en feuilletant les livres d'histoire : tous les héros ont trahi l'immobilité. Tous les prophètes devaient trahir leur époque et un désert jaloux. Dans la nuit, tous les éclaireurs se voient obligés de trahir la lenteur des leurs. Tous les hommes ont dû trahir la peur. Tous les fleuves trahissent leurs sources pour aboutir à la mer. Tous les nids sont des fers aux pieds, si l'on n'y associe pas le premier pas dans le vide, si l'on n'ose pas s'y jeter et remuer des ailes ignorées. K. D.
Dans des chroniques sélectionnées parmi ses meilleurs textes parus dans la presse internationale (The New York Times, Financial Times, Le Temps, Le Point...), l'auteur de Meursault, contre-enquête et de Houris, Prix Goncourt 2024, jette un regard lucide et implacable sur la France, où il vit désormais." Ces chroniques sont mes Lettres persanes, un récit d'exil incertain. Je suis ici depuis peu, c'est ma deuxième chance, c'est mon purgatoire, mon Éden terrestre. "De 2015 à 2025, la France a vécu une décennie tragique qui s'est ouverte sur une vague d'attentats islamistes et s'est refermée sur une crise politique et l'emprisonnement de l'écrivain Boualem Sansal. Pour Kamel Daoud, ces sombres années, marquées par l'offensive intégriste internationale, ont un parfum de déjà-vu : celui de la guerre civile qui a meurtri son pays, l'Algérie. Une guerre dont il perçoit le risque de ce qu'il nomme un " remake français ". Spectateur engagé, il nous met en garde contre les pièges tendus par les obscurantistes, afin de nous éviter de répéter les erreurs du passé.Avant qu'il ne soit trop tard résonne comme le cri d'alarme d'un esprit libre, qui ne veut pas voir s'éteindre les Lumières dans le pays où elles sont nées. Ce livre vibrant et lucide, réunissant ses meilleurs textes sur la France, constitue une véritable boussole dans ces temps à nouveau obscurs.C'est aussi un chant d'amour à la France, où il vit désormais.Un témoignage capital autant qu'un grand livre d'écrivain.
« Je suis un "Arabe" invité à passer une nuit dans le musée Picasso à Paris, un octobre au ciel mauvais pour le Méditerranéen que je suis. Une nuit, seul, en enfant gâté mais en témoin d'une confrontation possible, désirée, concoctée. J'appréhendais l'ennui cependant, ou l'impuissance. Pour comprendre Picasso, il faut être un enfant du vers, pas du verset. Venir de cette culture-là, sous la pierre de ce palais du sel, dans ce musée, pas d'une autre. Pourtant la nuit fut pleine de révélations : sur le meurtre qui peut être au coeur de l'amour, sur ce cannibalisme passionné auquel l'orgasme sursoit, sur les miens face à l'image et le temps, sur l'attentat absolu, sur Picasso et son désespoir érotique. »
Des printemps arabes aux attentats de Paris, Bamako et Tunis, des élections présidentielles algériennes à la crise des réfugiés, cette sélection de chroniques de Kamel Daoud publiées ces six dernières années donne à entendre une voix libre, puissante et provocante dont l'audience ne cesse de s'étendre dans le monde.
Vingt auteurs, écrivains, historiens, universitaires, auteur pour la jeunesse, critiques littéraires, en hommage à Samuel Paty, racontent celui ou celle qui a contribué à faire d'eux ce qu'ils sont aujourd'hui. Vingt témoignages saisissants et émouvants qui disent les grandeurs et les servitudes de l'enseignement.Ce recueil se veut un hommage à ces professeurs, ces " éveilleurs " sans lesquels, nous ne serions pas devenus ce que nous sommes. A travers des histoires personnelles, c'est toute une profession qui est célébrée par ces 20 personnalités qui sont tout autant des " éveilleurs ".Mohammed Aïssaoui, Claude Aziza, Françoise Bourdon, Michel Bussi, Laure Buisson, Kamel Daoud, Marie-Laure Delorme, Franz-Olivier Giesbert, Christian Laborie, Philippe Labro, Sébastien Lapaque, Susie Morgenstern, Martine Marie Muller, Anthony Palou, Josyane Savigneau, Jean-Guy Soumy, Yves Viollier, Michel Winock, Sylvie YvertEt Héloïse d'Ormesson a offert un extrait magnifique de Jean d'Ormesson, de son livre Qu'ai-je donc fait.Les bénéfices de ce livre iront à la Fondation Egalité des chances - Institut de France dont le président d'honneur est Edgar Morin : "Enseigner la compréhension entre les personnes comme condition nécessaire de la solidarité de l'humanité.
"Elle était si parfaite, comment avais-je pu soudain aimer une autre personne ? Que deux coups de téléphone, un déjeuner, un baiser, un seul baiser et quelques caresses remettent à ce point ma vie, notre vie, en question ? Qu'est-ce qui m'avait pris de dire aussi vite à Léa : j'ai embrassé une autre femme ? La greffe avait pris, en un baiser. Un baiser qui avait duré plus de deux heures et les mains, les doigts de Marie, sous mon pull, sur ma poitrine. Il m'avait semblé que ma vie basculait. Et maintenant comment faire ? Léa, Marie ; Marie, Léa. Peut-on donc l'espace d'un court moment, ou même d'un temps plus long, aimer deux personnes à la fois ?" Après Fais-moi oublier, le nouveau roman d'amour de Brigitte Kernel. Celui d'une femme tiraillée entre Léa, celle qu'elle aime, et l'envoûtante Marie qui, en un baiser, vient tout bouleverser.