Georges Fleury
Georges Fleury
Un récit poignant qui met en lumière le martyre des Normands, c'est-à-dire la face trop cachée ou trop oubliée de la formidable opération qui précipita la défaite du IIIe Reich et la libération de l'Europe. Du 6 juin au 30 août 1944, la Normandie a été le théâtre d'une gigantesque bataille qui, Alliés et Allemands confondus, a fait quelque 200 000 morts... et laissé derrière elle un champ de ruines. Aucune province de France n'a connu de tels ravages : 20 000 civils au moins ont été tués en quatre-vingts jours. Caen, écrasé par un mois de bombardements et de tirs d'artillerie, Saint-Lô, la « capitale des ruines », Le Havre dont le centre fut anéanti bien que la ville ne recélât aucun objectif militaire, Lisieux, Coutances, Valogne, Mortain, Falaise, Villers-Bocage, Isigny et bien d'autres bourgs ont été détruits à plus de 75 pour cent. A part Bayeux, miraculeusement épargné, il n'est guère de cités normandes dont le patrimoine historique ait échappé au marteau allié, forcément plus destructif que l'enclume allemande. Grâce à des dizaines de témoins, Christophe Beaudufe raconte au jour le jour la survie ou la mort de ces Français sous les bombes et les obus, terrés dans des caves et des grottes, errant sur les routes et dans les champs, ensevelis sous les décombres des maisons qu'ils ne s'étaient pas résignés à évacuer. Ce terrible tribut payé à la libération de la France, les Normands l'ont accepté avec courage ou fatalisme. Mais ils ont été trop souvent négligés par les historiens. Il était utile, soixante ans après, de restituer l'étendue de leur sacrifice.
1940, Méditerranée : une poignée d’hommes redéfinit l’art de la guerre sous-marine. Nageurs de combat révèle l’épopée méconnue de ces commandos d’élite, des raids italiens à Gibraltar aux missions secrètes de la Kriegsmarine.
Marianne, dite Nane, vit dans un petit village de la Drôme et y serait très heureuse si elle n'avait pas aussi peur des bêtes, de toutes les bêtes, des grenouilles et des oies, des vaches et des chiens. Heureusement, il y a Mathieu ! Mathieu, c'est l'ami de Nane, il n'a peur de rien et a décidé de faire aimer les bêtes à la petite fille. À travers champs et bois, les deux amis vont vivre toute une année riche en merveilleuses aventures.
Héritier des fameux Groupements d'Infanterie de l'Air, créé en 1943 en Afrique du Nord, le 1er Régiment de chasseurs parachutistes est l'unité de tradition des troupes aéroportées françaises. Georges Fleury a tenu à reconstituer son histoire en trois volumes. Après les combats de la Libération et la guerre d'Indochine, traités dans les deux premiers volumes de cette fresque passionnante, voici la guerre d'Algérie. Le 1er R.C.P., dont le magnifique 2/1 R.C.P. du commandant Bréchignac a été décimé à Dien Bien Phu, survit en Algérie sous la forme de deux bataillons autonomes lorsqu'éclatent, en octobre 1954, les premiers lancés par les nationalistes algériens. Les 1/1 R.C.P. du chef de bataillon Dangoumau et 3/1 R.C.P. du commandant Ducrue sont engagés, dès le 15 octobre 1954 dans les opérations de maintien de l'ordre dans la région de Souk-Arhas. Le 1er R.C.P. redevient un régiment en novembre 1955, sous les ordres du lieutenant-colonel Mayer, qui le mènera dans les combats de plus en plus violents au fils des mois. Les chasseurs parachutistes, encadrés par des officiers et des sous-officiers qui ont combattu en Indochine, opèrent sans répit dans le Constantinois, l'Algérois, la Kabylie et le Sud-Oranais. Ils sont menés à Chypre, en octobre 1956, après un dur entraînement à la guerre, mais ne sautent pas sur l'Égypte. Les jeunes appelés du contingent participent ensuite à la première bataille d'Alger et traquent les Katibas rebelles en Kabylie, par tous les temps, vivant comme les fellaghas, dans le manque de confort le plus absolu. Des hommes anciens d'Extrême-Orient, tombent à la tête des groupes et sections d'appelés, comme l'adjudant Sodoyer, dix fois cité au feu, qui meurt le 6 décembre 1957 d'une balle en plein coeur. Les chasseurs sont galvanisés par les exemples de leurs chefs, ils se hissent au niveau des meilleures troupes aéroportées, sans éclats inutiles, dans la plus pure tradition de leurs anciens. Le 1er R.C.P. est à nouveau à Alger le 13 mai et vit dans la fièvre les réalités de l'Algérie française consacrée à jamais par le retour aux affaires du Général de Gaulle. Le lieutenant-colonel Coustaux succède au colonel Mayer au commandement de l'unité qui a adopté le béret rouge comme tous les autres parachutistes, excepté les Légionnaires avec qui elle travaille très souvent. Le régiment participe aux grandes opérations du plan Challe avec succès, vit avec passion les heures douloureuses des barricades en février 1960, sous le commandement du lieutenant-colonel Broizat, retourne dans le Constantinois, commandé cette fois par le lieutenant-colonel Plassard et participe activement à la destruction de katibas rebelle. Le putsch éclate, le 10er R.C.P. rejoint Alger qu'il ne quitte qu'au soir du 25 avril, derrière la Légion. Les combats reprennent dans l'est algérien pour les compagnies du régiment maintenant commandé par le lieutenant-colonel Genestout. Les chasseurs parachutistes sont ramenés en métropole en juillet 1961. À travers l'histoire sans concession du 1er R.C.P. en Afrique du Nord, c'est toute la guerre d'Algérie que l'on revit, avec des détails si précis qu'on a l'impression « d'y être ». Le 1er R.C.P. participe, en 1983, à des opérations de paix au Liban, l'immeuble « Drakkar », qui abritait la 3e compagnie du capitaine Thomas, saute le 23 octobre et toute la France se resserre autour du régiment doyen de l'Arme parachutiste.
Napoléon (nous) parle ! Depuis plus de deux siècles, de nombreux recueils d'aphorismes et autres florilèges de citations de Napoléon ont été publiés, la plupart étant entièrement fantaisistes ou présentant des citations tronquées, réécrites et mal expliquées. Certains livres, comme le Mémorial de Sainte-Hélène, se sont par ailleurs attachés à restituer les paroles de l'empereur, mais seulement à un moment donné de son existence. En adoptant la forme originale d'une biographie par la parole, cet ouvrage reprend, dans l'ordre chronologique, les plus grandes conversations de Napoléon, depuis sa jeunesse jusqu'à son dernier exil. Tout au long de son extraordinaire ascension, la parole fut un outil de pouvoir dont l'empereur se servit à l'envi, lui permettant d'utiliser à plein sa force de persuasion, sa capacité à argumenter, à invoquer des précédents puisés dans l'histoire, à s'appuyer sur son immense culture littéraire. Son usage virtuose de la séduction, de l'autorité et de l'intimidation font de certaines de ses conversations d'extraordinaires leçons de politique ou de remarquables méditations sur la nature humaine, d'autres montrant au contraire sa folle ambition, son orgueil, ou au contraire le détachement du vaincu revenant au crépuscule de sa vie sur ses grandes actions. Les cinquante-trois conversations présentées ici sont toutes soigneusement introduites et commentées, en présentant d'abord le rédacteur du témoignage, en expliquant le contexte politique, diplomatique et militaire, en traquant les allusions les plus subtiles, mais aussi en critiquant l'authenticité du texte et son degré de réécriture. D'une page à l'autre, le souffle de la parole napoléonienne emmène ainsi le lecteur sur les traces des champs de bataille de la campagne d'Italie, en Égypte, à la Malmaison, au camp de Boulogne, aux Tuileries, à Fontainebleau, à Vienne, Berlin, Varsovie et Moscou, puis à l'île d'Elbe et à Sainte-Hélène, dans la paix comme dans la guerre, dans les moments de détente comme dans ses mauvais jours, dans la gloire comme dans la défaite.
Un livre qui redresse les idées reçues sur ce sujet méconnu, par le plus grand médiéviste français.Au Moyen Âge, l'argent répugne, l'argent fascine, et la monnaie est rare. " Dans cet essai, je veux expliquer quel a été le sort de la monnaie, ou plutôt des monnaies, dans l'économie, la vie et la mentalité médiévales ; et dans cette société dominée par la religion, comment l'Église a considéré et enseigné l'attitude que le chrétien doit observer face à l'argent et à l'usage qu'il doit en faire. Si l'argent a joué un rôle important dans la constitution des États, si les techniques financières et bancaires ont progressé, si le commerce s'est largement développé, le Moyen Âge, faute d'un marché global, n'a pas connu ne fût-ce qu'un précapitalisme, même à la fin. C'est pourquoi son développement économique a été lent et limité, en dépit d'îlots de prospérité. Au Moyen Âge, donner de l'argent est aussi important que d'en recevoir, l'esprit de charité l'emporte sur le désir de profit, François d'Assise sur Jacques Coeur. Aussi une crise comme celle d'aujourd'hui y est-elle inconcevable. " Jacques Le Goff " Un ouvrage lumineux. "L'Express " Une synthèse éblouissante. "Le Point
Après plusieurs mois passés au sein d'une famille sectaire d'extrémistes chrétiens, la descente aux enfers puis la renaissance d'une jeune femme trop naïve. Un premier roman captivant !
Quatre destins tragiques dans une des périodes les plus noires de l'histoire de France (Philippe Pétain, Pierre Laval, Amiral Darlan, Pierre Pucheu). Chacun entre en scène ici au moment précis où s'amorce le processus qui le conduira à la mort.Quatre hommes figurent au sommaire de ce livre. Tous, dans le cadre du régime de Vichy, ont exercé le pouvoir, au plus haut niveau. Tous ont connu un sort tragique : l'amiral Darlan assassiné ; Pierre Pucheu, l'un des esprits les plus brillants de sa génération, fusillé à Alger ; le maréchal Pétain, condamné à la peine capitale mais réservé à une longue agonie ; Pierre Laval, exécuté à Paris, dans des conditions qui ont desservi l'image de la justice de l'époque. Si Alain Decaux a choisi d'évoquer l'ultime étape de leur destin, ce n'est pas pour rechercher les raisons politiques qui les y ont précipités. Il ne veut raconter que ce qui précéda leur mort. C'est dans de tels moments qu'un être se révèle tout entier et quelquefois recompose la dernière image que l'on gardera de lui.Célèbre pour son talent à faire revivre hommes et événements dans ses livres, à la télévision et au théâtre, Alain Decaux, de l'Académie française, a occupé diverses responsabilités gouvernementales. Pendant onze années, il a présidé le Collège des conservateurs du domaine de Chantilly.
Pour en finir avec le " modèle occidental de la guerre ", une nouvelle histoire de la stratégie décrassée des préjugés culturels et ethniques.
Le parcours savoureux d'hommes accueillis et transformés par la Légion étrangère : une leçon d'espoir...Kaléidoscope d'histoires individuelles et de destins peu ordinaires, cette enquête n'est pas une étude de plus sur la Légion étrangère, mais une série de portraits de " personnages ". Pour ces hommes d'aujourd'hui, la Légion a été parfois un refuge, toujours une école et finalement une chance. Elle leur a permis de canaliser une énergie pour la mettre au service de leur accomplissement professionnel et humain. Pittoresque, inattendue, drôle, leur vie a la saveur des meilleurs romans d'aventure. Petit traité d'histoire collective, ce livre offre une plongée dans le monde méconnu et fascinant de la Légion étrangère : une institution où se présentent des milliers de jeunes venus du monde entier, séduits par sa légende et sa réputation militaire, et désireux de servir sous le célèbre képi blanc. Leur parcours prouve d'abord que tout est toujours possible. " Des destins d'hommes dont l'énergie et la volonté laissent peu de place à l'autoapitoiement geignard parfois en vogue de nos jours. " Adrien Jaulmes
Vingt ans après la mort de Baudouin, Philippe Séguy et Antoine Michelland, grands reporters au magazine Point de Vue et spécialistes de la cour de Belgique, rééditent leur magnifique biographie de la reine Fabiola, dans une version augmentée et actualisée.Le portrait d'une femme, d'une épouse et d'une souveraine emblématique, au destin unique. Cette biographie retrace la vie exceptionnelle de la souveraine préférée des Belges. Proche de son peuple, Fabiola, en digne héritière de la reine Astrid, a toujours su faire preuve de grandeur, de simplicité et de dévouement envers son pays d'adoption. Née en 1928 dans la haute aristocratie espagnole, Fabiola de Mora y Aragón, devenue infirmière après la guerre, se destine à soigner les autres et à rester célibataire. Contre toute attente, et dans des circonstances rocambolesques, elle rencontre Baudouin, roi des Belges, avec lequel elle vit un amour fou et immédiat. Fait sans précédent dans le gotha, ils seront capables, en public, de multiplier les gestes de tendresse. Seul drame de leur vie : ils n'auront jamais d'enfant. À la mort du roi en 1993, Fabiola, qui mène le deuil en blanc, privilège des reines catholiques, entre soudain dans la légende, scellant un nouveau pacte avec ses compatriotes, ses " neuf millions d'enfants ". Témoin des déchirements croissants de la nation belge, meurtrie par les scandales éclaboussant la famille royale, la reine blanche, guidée par une foi inébranlable, n'aura jamais faibli, incarnant le symbole d'une souveraine oeuvrant pour une Belgique enfin unie.Philippe Séguy et Antoine Michelland sont grands reporters au magazine Point de vue et spécialistes de la cour de Belgique. Ils sont également les auteurs de plusieurs biographies et romans.Nouvelle édition revue et augmentée.
La bible des pêcheurs à pied - totalement remise à jour - regroupe : 1. Une explication d'un certain nombre de phénomènes marins qu'il faut connaître pour pêcher à pied - comme la marée et les bancs de sable. 2. Une présentation des différentes techniques de pêche à pied. 3. Une présentation des " produits " de la pêche à pied : coquillages, soles, crustacés et autres... 4. Une étude rapide des législations en vigueurs et des risques à connaître. 5. Des recettes authentiques et traditionnelles. Georges Fleury vit sa passion de la pêche à pied à Granville, le pays des plus fortes marées d'Europe, et il nous livre ici son savoir agrémenté de mille anecdotes.
Un réquisitoire implacable contre le " grand blocage " français et un appel clair à refonder notre administration : Jean-Louis Borloo signe un manifeste puissant pour remettre l'action, la décision et l'efficacité au coeur de la République.
Rien de tel qu'un ancien commando de la Royale pour raconter, à sa manière, l'histoire de la mer et de la marine. Avec le parrainage post mortem de Pierre Dac, grand Amiral devant l'Eternel, Georges Fleury nous restitue ici, sur un mode drolatique, la genèse des océans, des navires et des ports, depuis le Déluge jusqu'au porte-avions, en passant par les grands voiliers et le sous-marin à rames. Il n'a pas son pareil pour nous faire entrer, par la même occasion, dans le monde joyeusement loufoque de la Marine française, avec ses bordées homériques dans les bouges du bout du monde, ses règlements cocasses ou ses dures missions dans le Grand Nord. Ecrit avec une verve peu banale, tantôt hilarant, tantôt poignant, Rond comme la mer est le livre de souvenirs le moins conventionnel qu'on puisse imaginer. Il révèle surtout la facette la plus secrète de son auteur : l'humour.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Voici une autre histoire des Français dans leur quotidien, celle de millions d'anonymes choqués par la défaite, l'occupation, puis marqués par les libérations et la longue attente de lendemains meilleurs.Ce livre raconte la vie de millions d'anonymes choqués par la défaite, l'Occupation, puis marqués par les libérations et la longue attente des lendemains meilleurs. Il constitue aussi la première histoire systématique de tous les Français, ceux de la métropole et ceux de l'empire colonial - les premiers, obnubilés par le redressement et la modernisation ; les seconds, tiraillés entre misère au quotidien et rêves de liberté. Il fallait entrer dans les fermes, les cuisines, les paroisses, scruter les rues pour entrevoir de nouvelles formes de sociabilité ; il fallait comprendre comment les Français vivaient avec les occupants, puis avec les libérateurs, comment ils s'aimaient, se rencontraient, se cachaient, faisaient la fête, trafiquaient ; bref, comment ils affrontaient la vie et la mort en cette décennie qui marquait la fin d'une époque. Eric Alary, agrégé, docteur en histoire, a notamment publié La Ligne de démarcation. Bénédicte Vergez-Chaignon, docteur en histoire, a notamment publié une biographie du docteur Ménétrel et Les Vichysto-résistants. Gilles Gauvin, docteur en histoire, est l'auteur d'un ouvrage intitulé Michel Debré et l'île de la Réunion.
Dix-huit nouvelles, dix-huit instantanés de la vie moderne où l'ironie et la tendresse se mêlent pour nous faire pleurer ou rire. Qui n'a jamais rêvé de mettre un visage à la voix sensuelle de la SNCF, qui accompagne nos départs et nos arrivées dans toutes les gares du pays ? Ce monsieur trop seul a tout mis en oeuvre, lui, pour parvenir à la rencontrer. Elle, la seule femme qui semble s'intéresser à lui, lui être fidèle, ne jamais manquer à un rendez-vous lorsqu'il va prendre le train. En vain. Il a juste réussi à découvrir son prénom : Simone. Mais c'est assez de ce nom pour couronner leur complicité, et la remercier le jour où, priant les passagers de s'écarter de la voie, elle le sauve du suicide... De recueil en recueil, Annie Saumont continue inlassablement d'explorer les mille chemins de la langue, d'inventer des formes surprenantes pour ses récits lapidaires, parfois cruels, souvent drôles, toujours investis d'une émotion puisée dans ce précieux matériau : son humanité. Un conteur joue avec l'attente de son auditoire, faisant d'une banale histoire de lettre égarée un véritable thriller moyenâgeux, et c'est Annie Saumont qui se joue de nous, lecteurs en mal d'extraordinaire. Un soldat prisonnier de guerre libéré sur parole égaré dans la campagne française s'entiche d'une petite fille de huit ans, et attend romantiquement pendant dix ans qu'elle grandisse (et se marie avec un autre) : et c'est encore Annie Saumont qui se moque de notre tendance à chercher le sordide plutôt que le beau dans cette innocente histoire d'amour.
Ce livre est un tour d'horizon en quatre « saisons » de tous les événements qui jalonnent l'année, dans le monde animal et végétal, mais aussi chez l'homme. Ainsi, on découvrira les moeurs d'un grand nombre d'animaux suivant les mois, dans des chapitres courts, rythmés, et pleins d'humour, où les auteurs montrent leur profonde connaissance de la faune et de la flore. Comme dans une conversation, ils s'adressent souvent au lecteur, et lancent anecdotes savantes ou ancrées dans la vie quotidienne, et plus ou moins salées. Car ce que les saisons rythment avant tout chez les animaux, ce sont les périodes de reproduction, dont les moeurs nous sont ici décrites dans les détails, sans fausse pudeur, mais tout en donnant une description vivante, sans la froideur d'une observation purement scientifique. Et pour chaque animal, on suit le cycle d'une vie : après la période de reproduction vient la naissance, puis la jeunesse des petits, jusqu'au jour où, eux aussi, vont se reproduire. Mais l'homme n'est pas absent de ce livre ; il est témoin de la vie animale, parfois acteur, ou pris à partie quand les auteurs s'intéressent à la flore ; il est également le personnage d'anecdotes pleines d'humour.
L'Organisation de l'Armée Secrète est née à Madrid le 11 février 1961. Ses fondateurs, Pierre Lagaillarde et Jean-Jacques Susini, en offrent très vite la tête au Général Salan. Cette organisation, née dans la crainte et dans la colère de perdre l'Algérie française, regroupa, après l'échec du putsch d'Alger, en avril 1961, des militaires déserteurs, d'anciens agents secrets, des monarchistes, des Pieds-noires refusant le départ, des fascistes... L'O.A.S. resta, jusqu'à sa disparition, une nébuleuse violente et opaque. Alors que les généraux Salan et Jouhaud commandent l'O.A.S. en Algérie, l'organisation lance en métropole une campagne terroriste. L'objectif ? Faire revenir De Gaulle sur son projet d'auto-détermination des populations algériennes. Mais ces actions n'ont pour effet que de présenter l'O.A.S. comme un repoussoir... Pourtant, des hommes politiques - dont les noms sont ici dévoilés - suivront dans l'ombre ses actions, jusqu'à l'attentat manqué cotnre Malraux, le 7 février 1962, qui défigura une fillette et suscita la réprobation nationale. Désormais privée de certains soutiens, l'O.A.S. continuera un combat désespéré et brutal. L'O.A.S. « tiendra » Oran pendant deux mois, malgré les efforts du général Katz ; ses hommes de main, les « deltas », procèderont à des éxecutions en plein Alger ; elle viendra même à bout des « barbouzes » recrutés sur ordre de l'Elysée... Jusqu'à ce que Jean-Jacques Susini se décide à traiter avec le FLN. Mais trop tard - la très grande majorité des Français, lassée des haines et des bombes, s'est depuis longtemps faite à l'idée que « l'Algérie française » était une cause perdue.
René Collard, ancien franc-tireur patriote de la brigade du colonel Fabien à la Libération, a été grièvement blessé à la fin de l'horrible boucherie de Diên Biên Phu. « Adieu sergent, je compte sur vous pour travailler maintenant pour la Paix », lui dit le commissaire politique du Vietminh qui, le 22 mai 1954, surveille son évacuation sanitaire. Mais René Collard rêve tout au contraire de revanche. A peine remis, il se porte volontaire pour l'Algérie. De 1956 à 1960, à la tête d'une section d'appelés parachutistes, il risque plus de cent fois sa vie pour exorciser dans les djebels en feu ses démons indochinois... Dix fois cité au feu, chevalier de la Légion d'honneur au grade d'adjudant, René Collard est l'archétype du soldat de la République, respectant toujours l'ennemi qu'il traque sans haine. Avec son cortège d'embuscades et d'accrochages sanglants dans les djebels arides, ce livre témoigne avec puissance de ce que fut la guerre d'Algérie des parachutistes.
Nous sommes en 1959. Rescapé par miracle d'un accrochage sur le djebel Amour, Ahmed Lakouni, jeune chef rebelle algérien, est chargé d'une mission secrète en France métropolitaine. Il traque l'officier des services secrets responsables de la mort de ses hommes... Dans la capitale inquiète, il retrouve Anne-Marie, la soeur de Pierre Chevrel, son ancien rival, l'officier de commando qu'il a combattu dans le bled. Ahmed vit avec la jeune femme un amour interdit, une passion hors du temps... Mais un soir d'hiver, Alger se soulève une nouvelle fois. Les partisans de l'Algérie française se retranchent derrière des barricades après avoir massacré les gendarmes qui les chargeaient. Sarah vit ce drame avec Pierre, qu'elle vient d'épouser, et son ami Francis, pied-noir gaulliste de la première heure... Le destin croisé des deux couples s'écoule au rythme du "vent des mirages", ce sirocco qui enflamme les montagnes algériennes. Georges Fleury, maître incontesté du récit de guerre, s'est révélé romancier avec Le dernier chant des dinosaures et Siroco, le vent de la passion.
Le siroco est un vent impérial qui vient du grand désert du Sud. Alors qu'il dépose un voile de poussière ocre sur les terrasses d'Alger enfiévrée par les complots du 13 mai 1958, Sarah et Pierre, une jeune veuve et un officier de Marine, se laissent emporter par la violence de leur amour de jeunesse qu'ils avaient cru oublié... Pierre Chevrel a interrompu ses études supérieures à Paris pour servir en Algérie où Ahmed Lakouni, son ancien rival dans le coeur de Sarah, commande une unité de l'Armée de libération nationale. Sarah Bensimon est mêlée à une opération d'intoxication destinée à amener Lakouni à collaborer avec les forces de l'ordre. Elles vient de rejoindre le maquis lorsque l'opération, baptisée "Siroco", est annulée. Abandonnée par ceux qui l'ont poussée dans cette aventure, elle suit Ahmed Lakouni dans les djebels en feu, pendant que Pierre combat au sein d'un commando de la Marine. Cette tragédie connaîtra son dénouement sur les flancs majestueux du djebel Amour. Georges Fleury, maître incontesté du récit de guerre et des belles histoires d'animaux, s'est révélé romancier avec le Dernier Chant des dinosaures. Siroco, son vingt quatrième livre publié chez Grasset, en même temps qu'une flamboyante histoire d'amour, est une fresque sur les événements du 13 mai 1958 qui ont ramené le général de Gaulle au pouvoir.
Le général Jean-Louis Delayen {(Le Baroudeur)}, les colonels Jean-Voltaire Raphanaud {(Le Guerrier)} et René Leguéré {(Le Para)} ont gagné au cours des batailles qu'ils ont livrées en 1939-1945, puis en Indochine, en Algérie et au Tchad, près de cent titres de guerre, dont soixante-dix citations ! Aucun soldat, jamais, n'égalera ce palmarès. Ces trois héros d'un autre temps témoignent de tout ce que la France a exigé de ses soldats. Chacun d'eux, à sa manière, a servi son pays jusqu'à l'extrême limite. Souvent blessés, ils sont toujours repartis au combat. Ils ont vécu la Résistance, la bataille d'Italie, le débarquement en Provence, les embuscades de la RC4, le train blindé d'Indochine, Cao Bang, Vinh Yen, les commandos nord-algériens puis le Tchad.
L'attentat du Petit-Clamart contre le général de Gaulle est une page de l'Histoire de France. Georges Fleury le reconstitue minute par minute et éclaircit les raisons profondes de cet acte désespéré. Il brosse les portraits des hommes qui l'ont perpétré : Gyula Sari et Jacques Prévost sont des rescapés de l'enfer de Dien Bien Phu ; Jean Bichon, émule du docteur Martin, le maître espion de Vichy, est un comploteur obsessionnel ; Alain de la Tocnaye, ancien chef de harka en Algérie, est un Chouan égaré dans son siècle ; puis viennent Louis de Condé, Georges Watin, Lajos Marton... Et le lieutenant-colonel Bastien-Thiry, âme de la conjuration, persuadé d'agir pour le plus grand bien de la France. Tuez de Gaulle ! n'est pas seulement l'aventure d'une poignée de conjurés. C'est toute la guerre d'Algérie, avec ses complots, ses barricades et ses drames, qui renaît sous nos yeux.
La S.P.A. a été fondée en 1845, il y a tout juste cent cinquante ans sous Louis-Philippe. La protection du cheval (il y en avait près de quatre millions en France !) fut alors son souci principal. Puis, quand le moteur remplaça peu à peu le cheval, la S.P.A. étendit sa sollicitude à tous les animaux domestiques. Anecdotes et grands faits de l'Histoire, personnalités ayant oeuvré pour la S.P.A. comme Zola, Hugo, le général Boulanger, Sarah Bernhardt, et encore Colette, Léautaud ou Brigitte Bardot, ce livre nous raconte les militants qui se battent chaque jour pour que les meilleurs amis de l'homme, ne soient plus maltraités. Georges Fleury a bénéficié du concours de Jacqueline Faucher, la présidente de la S.P.A., qui a mis toutes les archives de la société à sa disposition.
Georges Félibois, un colosse normand d'une soixantaine d'années, a laissé la ferme familiale à ses deux fils et s'est choisi, avec la S.N.C.F., un destin de cheminot. Sa vie d'homme libre, héros de la Résistance, grand buveur, mange-curé, aussi fidèle en amitié que dans l'amour de sa défunte femme, sa vie s'écoulerait tranquille si un haut fonctionnaire descendu à Couvranches par le train, après avoir assisté à une scène de braconnage à quoi s'adonne Georges, n'exigeait qu'on le mute au gardiennage d'un poste d'aiguillage perdu dans le bocage normand. L'exilé y est heureux ; il attendrait bien là le temps de la retraite, mais le hasard lui offre l'occasion de se venger : on lui annonce le passage d'un train ; celui du Président de la République. Il amène ce convoi à bon port mais en même temps qu'une rame de bestiaux... La scène, retransmise en direct par la télévision, fait éclater la France de rire et Georges Félibois est chassé de l'Administration. Désormais libre de s'adonner à plein temps à sa passion du braconnage, ses aventures sont loin d'être terminées...
Le chien des villes, un Yorkshire très poli et bien élevé va rencontrer sur la plage une compagne extraordinaire : une chienne ratier qui va l'initier à la pêche et le sauver de la noyade. Un vrai roman d'amitié et une leçon de nature fort bien documentée.
Des Français ont débarqué le 6 juin 1944 sur les xxx soixante-dix-sept très exactement. Georges Fleury xxx raconte, heure par heure, l'héroïque combat des xxx plus long". Ils ont gagné ce redoutable honneur xxx commun : traversée de la Manche en canots, franchissement des Pyrénées à xxx champs de bataille d'Afrique du Nord, dures écoles des commandos britanniques xxx premiers raids en Europe occupée...
Hier encore, le seul destin des vieux chevaux était l'abattoir. Le domaine du Pech-Petit, créé par Josette Boon, a réparé cette injustice à l'égard de "la plus noble conquête de l'homme" : cracks des champs de courses ou travailleurs obscurs de la campagne y courent leur dernier galop dans les paysages verdoyants du Lot. Nous n'oublierons pas de sitôt Coco, le cheval de montagne sauvé quatre fois de la tuerie par des enfants d'Annemasse ; Bayard, qui s'est usé à la tâche en transportant des tonnes d'ordures ; Lisette, l'ancienne danseuse de cirque devenue cheval de corbillard ou le fier Ut Majeur qui a participé à trois championnats du monde et deux Jeux olympiques. Tous ces condamnés et bien d'autres ont vécu en liberté leurs dernières années. Tissé d'anecdotes pleines de tendresse, le Dernier galop est un hymne à la nature, une bouleversante histoire de solidarité et d'amitié.
L'impérial berger allemand Pyrrhus au flair exceptionnel, Vic, le joyeux chien des Pyrénées, Lesko, Vox et tous les autres... tels sont les compagnons de François Rostolland, le créateur de l'Ecole nationale des chiens de sauvetage de Briançon dont Georges Fleury a choisi de raconter l'étonnante vie, tout entière consacrée à l'amour des animaux. Coco, le corbeau farceur qui vole tout ce qui se trouve à portée de son bec... Les chiens grattant la neige gelée pour arracher des victimes prises sous les avalanches... Les séismes de Mexico, d'Arménie et d'Iran en 1990. Les bergers flairant un pyjama pour retrouver un enfant perdu, dépistant la drogue, découvrant des explosifs... Pyrrhus, Esko et les autres fourmille d'anecdotes tendres, dramatiques et drôles sur la vie des bêtes. Jamais on n'aura parlé avec tant d'émouvante vérité de nos amis et compagnons.
Pierre Delsol, sergent de la Coloniale en Syrie, rejoint les forces anglaises, dès le 27 juin 1940. Il sera de tous les combats contre l'Afrikakorps de Rommel, des déserts de Libye au camp retranché de Bir Hakeim, de la bataille d'El-Alamein à la ruée sur Tunis. Débarqué en Italie, il se bat au célèbre Garigliano, défile dans Rome libérée avant d'être lâché sur les côtes de Provence. Seule l'amputation d'un bras à la suite d'une blessure par balle explosive arrêtera sa course folle. Neuvième compagnon de la Libération, décoré par de Gaulle en Palestine, Pierre Delsol, dit Malapeste, est une figure représentative de ces chevaliers de la France libre qui ont sauvé l'honneur de la patrie. La découverte de ses carnets de route permet à Georges Fleury de reconstituer la vie du guerrier au quotidien avec ses drames et ses joies, ses horreurs mais aussi ses moments de tendresse et de détente. Un grand livre de guerre par un maître du genre, un témoigage unique sur ces héros célèbres mais encore mal connus - les compagnons de la Libération.
Bataille pour un paradis... La Koumbala est la plus belle réserve naturelle du Centrafrique. Vaste comme deux fois la Hollande, elle est peuplée d'hippopotames, de lions, de panthères, d'antilopes et d'éléphants. Jean Laboureur, un des plus grands guides de chasse, initié aux rites des féticheurs batékés, la protège depuis 1962. Son fils Matthieu, élevé avec les animaux sauvages, se bat à ses côtés contre les braconniers armés de Kalashnikov venus du Tchad et du Soudan pour décimer les hordes d'éléphants et trafiquer l'ivoire. Koumbala : les aventures extraordinaires de deux générations d'une famille française qui livre un fantastique combat où tous les coups sont permis afin que survive le charme magique et sauvage de l'Afrique.