Charles-Éloi Vial
Charles-Éloi Vial
ROHEL Saison 2 Lucifal Épisode 2 Le Grand Fleuve-Temps Dans cette deuxième saison, débarrassé du poison du Jahad, Rohel n'a plus désormais qu'un unique but : délivrer Saphyr des Garloups, ces êtres mystérieux qui semblent venir d'un autre univers. Mais pour les combattre, Rohel devra récupérer une arme légendaire, une épée de lumière nommée Lucifal. « L'ample lit du fleuve ne contenait pas d'eau mais une substance vaporeuse, dense et noire, agitée par des courants violents. Lorsqu'il avait repris connaissance sur le ponton, Le Vioter s'était approché du bord et y avait plongé la main gauche. Une douleur fulgurante l'avait alors irradié. Il avait aussitôt retiré sa main, mais la peau avait commencé à se rider, à se parcheminer, de l'extrémité de ses doigts jusqu'à son poignet. »
Napoléon (nous) parle ! Depuis plus de deux siècles, de nombreux recueils d'aphorismes et autres florilèges de citations de Napoléon ont été publiés, la plupart étant entièrement fantaisistes ou présentant des citations tronquées, réécrites et mal expliquées. Certains livres, comme le Mémorial de Sainte-Hélène, se sont par ailleurs attachés à restituer les paroles de l'empereur, mais seulement à un moment donné de son existence. En adoptant la forme originale d'une biographie par la parole, cet ouvrage reprend, dans l'ordre chronologique, les plus grandes conversations de Napoléon, depuis sa jeunesse jusqu'à son dernier exil. Tout au long de son extraordinaire ascension, la parole fut un outil de pouvoir dont l'empereur se servit à l'envi, lui permettant d'utiliser à plein sa force de persuasion, sa capacité à argumenter, à invoquer des précédents puisés dans l'histoire, à s'appuyer sur son immense culture littéraire. Son usage virtuose de la séduction, de l'autorité et de l'intimidation font de certaines de ses conversations d'extraordinaires leçons de politique ou de remarquables méditations sur la nature humaine, d'autres montrant au contraire sa folle ambition, son orgueil, ou au contraire le détachement du vaincu revenant au crépuscule de sa vie sur ses grandes actions. Les cinquante-trois conversations présentées ici sont toutes soigneusement introduites et commentées, en présentant d'abord le rédacteur du témoignage, en expliquant le contexte politique, diplomatique et militaire, en traquant les allusions les plus subtiles, mais aussi en critiquant l'authenticité du texte et son degré de réécriture. D'une page à l'autre, le souffle de la parole napoléonienne emmène ainsi le lecteur sur les traces des champs de bataille de la campagne d'Italie, en Égypte, à la Malmaison, au camp de Boulogne, aux Tuileries, à Fontainebleau, à Vienne, Berlin, Varsovie et Moscou, puis à l'île d'Elbe et à Sainte-Hélène, dans la paix comme dans la guerre, dans les moments de détente comme dans ses mauvais jours, dans la gloire comme dans la défaite.
Prix du livre Talleyrand 2025.Le plus " illustre " des diplomates.La vie de Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, le plus célèbre des diplomates français, a été scrutée à de nombreuses reprises par les historiens, tour à tour fascinés par les talents de négociateur de l'homme du congrès de Vienne ou révulsés par la corruption et les multiples trahisons du " diable boiteux ". Les plus grands artistes, de Chateaubriand à Sacha Guitry, ont alimenté sa légende noire, tout en faisant passer à la postérité quelques-uns des plus beaux traits d'esprit de la langue française. Tâchant de réconcilier les différentes facettes de ce personnage mythique, cette biographie étudie à nouveaux frais, à l'aide de témoignages peu connus, la formation et l'évolution de la pensée de l'évêque défroqué devenu le premier président du Conseil de notre histoire, mais aussi ses goûts artistiques et littéraires, ses réseaux, ses méthodes de travail et enfin ses relations houleuses avec Napoléon, qu'il admirait et haïssait tout à la fois, mais aussi avec Louis XVIII, Charles X et enfin Louis-Philippe, sans oublier son meilleur ennemi Fouché. Splendidement illustrée par les collections de manuscrits, de gravures, de livres rares et de dessins de la Bibliothèque nationale de France, cet ouvrage a bénéficié de l'apport inattendu de documents inédits tirés des Archives diplomatiques et d'une sélection de tableaux provenant des plus grands musées. Le récit percutant de cette vie hors du commun constitue, pour les étudiants comme pour le grand public, une introduction à l'histoire mouvementée de l'âge des révolutions, mais aussi une synthèse efficace sur l'histoire des relations internationales au XIXe siècle.
La révolution permanente.
" Toujours lui ! Lui partout ! " (Victor Hugo)Napoléon a souvent été décrit comme un conquérant frugal, insensible au luxe, mais il recherchait en réalité à la fois le confort bourgeois et le faste propre aux grands souverains, attitude paradoxale que révèle l'étude de ses habitudes quotidiennes, dans ses périodes de repos comme dans le secret de son cabinet de travail. Loin d'avoir toujours vécu dans des palais meublés selon l'austère style Empire, Napoléon a connu des atmosphères variées, qui scandent les étapes de son ascension vertigineuse puis de sa brutale chute.En cinquante et une années de vie, de sa jeunesse corse jusqu'à sa triste fin à Sainte-Hélène, l'empereur a vécu dans d'innombrables demeures. Certaines sont devenues emblématiques de sa légende, comme la maison natale d'Ajaccio, les garnisons de Valence et d'Auxonne, le palais Serbelloni, le palais d'Elfi Bey du Caire, l'Élysée ou Compiègne, sans oublier la résidence des Mulini de l'île d'Elbe. D'autres sont plus éphémères mais tout aussi emblématiques : général puis empereur itinérant, Napoléon a passé de longs mois hors de France, que ce soit en Italie, en Égypte, mais aussi en Allemagne, en Autriche et en Russie, logeant chez ses adversaires ou séjournant chez ses alliés. Le château de Potsdam et celui de Schnbrunn, tout comme le Kremlin, sont des lieux napoléoniens, au même titre que la tente de campagne, " demeure " provisoire sous laquelle il logea à de nombreuses reprises au soir des grandes victoires, les navires où il campa plusieurs semaines d'affilée, et bien sûr les lieux de passage, châteaux réquisitionnés, hôtels particuliers, monastères, auberges, cabanes et relais de poste. Parmi ces dizaines de résidences, certaines, où il travailla, médita ses grands projets et prit quelques-unes de ses plus importantes décisions, ont parfois été, pendant plusieurs jours d'affilée ou simplement pour quelques heures, le centre du monde.En soixante-six lieux, ce tour d'horizon inattendu éclaire sous un autre jour l'homme et sa légende. À l'aide d'archives inédites, de témoignages d'époque et de plans d'architecte, complétés par un examen in situ des oeuvres d'art, des objets et des meubles utilisés pendant des années par Napoléon, Charles-Éloi Vial s'attache à restituer les véritables décors de l'épopée, esquissant un portrait biographique d'un genre nouveau tout en revenant aux sources du mythe impérial.
Un écrin pour un joyau biographique. Le premier titre de la collection "La Bibliothèque des illustres" en partenariat par Perrin et la BNF.Lancement de la Bibliothèque des Illustres : une iconographie largement inédite et spectaculaire conjugué à une biographie écrite avec nervosité, accessible à tous et centrée sur la personnalité retenue. L'alliance entre l'image et le texte contribue à renouveler l'art biographique en profondeur. C'est particulièrement le cas pour Napoléon raconté de main de maître par le nouveau maître de l'histoire impériale. " Il faut avoir un peu de courage pour oser découvrir Napoléon de près, par les yeux ou par les oeuvres de ceux qui l'ont vu. Décaper la légende pour en revenir aux points fondamentaux de la construction de sa personnalité, de son rapport au pouvoir et de ses relations avec ses contemporains permet de faire émerger une autre image de l'immortel empereur. Tout se résume peut-être à ce seul enjeu : comprendre qui il était et s'il fut maître de son destin ou prisonnier d'une fatalité qui le dépassait. Dans cet intervalle entre les deux visions - de l'homme et du génie - se noue le pari biographique napoléonien. " La vie de Napoléon fut une épopée, celle d'un homme aux prises avec son époque. Une plongée inédite dans les collections de la Bibliothèque nationale de France peut aider à mieux le comprendre : les images, les témoins et leurs archives sont prêts à parler.
La plus célèbre inconnue de l'histoire de France. Fruit de nombreuses années de recherches, cette biographie-fleuve tranche avec toutes les précédentes. Dégageant les couches successives de l'historiographie, elle se concentre, pour retrouver la figure originale, sur les sources premières (archives et textes d'époque) afin d'exhumer le rôle politique et diplomatique de la reine de France sans négliger, bien sûr, sa relation avec son mari, ses enfants et ses amis intimes, dont Fersen, mettant en lumière son influence méconnue sur le gouvernement et ses rapports avec les différents ministres de Louis XVI, tels Maurepas, Turgot, Necker, Calonne ou Loménie de Brienne. Le biographe distingue la femme de son mythe, qu'il s'agisse des circonstances de son mariage en 1770, de son accession au trône, de sa formation intellectuelle ou de ses liens avec Fersen, de ses années d'insouciance à Versailles et au Petit Trianon à l'époque du déclin du système de cour, jusqu'à l'époque des tragédies, aussi bien personnelles que politiques, revisitant à frais nouveaux l'affaire du Collier, la convocation des états généraux, l'épisode de Varennes, la chute de la monarchie, l'emprisonnement au Temple, son procès et son exécution, point de départ de sa légende. Il en ressort une image très différente de celle laissée à la postérité, d'une reine aimant par-dessus tout la mode, les bijoux, les bals et les fêtes. Celle d'une femme mélancolique aspirant désespérément à la tranquillité, dépassée par l'ampleur de son impopularité, mais aussi capable de faire face à l'adversité avec un immense courage. Un ouvrage rare, novateur, ambitieux qui conjugue comme rarement maîtrise des sources et art de la narration.
" Du triomphe à la chute, il n'est qu'un pas. " (Napoléon)
" Du triomphe à la chute, il n'est qu'un pas " (Napoléon)
La mort du grand Empire.De toutes les années de l'épopée napoléonienne, 1813 est une de celles qui ont le moins retenu l'attention des historiens, la bataille de Leipzig en octobre demeurant seule dans la mémoire collective. Cet affrontement titanesque où l'Empereur fut battu par une gigantesque coalition levée contre lui venait pourtant à la suite de longs mois de combats incertains et d'innombrables pourparlers. Malgré le désastre de la campagne de Russie, Napoléon avait tout fait pour préserver ses conquêtes, refusant de voir que ses alliés conspiraient contre lui. Outre l'Angleterre, la Russie et la Suède, la Prusse, l'Autriche, puis finalement tous les États souverains de l'Allemagne tournèrent le dos au conquérant, le grand Empire se réduisant comme peau de chagrin. Or, ce tableau d'une Europe excédée fait écho à celui d'une France harassée, déjà prête à tourner la page. À l'aide d'archives inédites, Charles-Éloi Vial revient notamment sur les premiers mois durant lesquels Napoléon parvient à reconstituer son armée et remporter sa dernière campagne. Conjuguant histoire politique et militaire, il raconte et analyse également l'action oubliée des diplomates, qui tentèrent de sauver l'édifice de la ruine, au cours de négociations serrées dans les différentes capitales européennes et lors d'un congrès de paix de la dernière chance organisé à Prague. Le fameux entretien de plusieurs heures entre Napoléon et Metternich au palais Marcolini, qui scelle le sort du premier Empire, est ici raconté avec une rare maestria. Vient enfin le temps de la triste campagne d'automne, de la défaite et de la consommation de la trahison des anciens vassaux. Cet ouvrage novateur révèle la fragilité de l'oeuvre napoléonienne et découvre la naissance de l'Europe contemporaine.
Grâce à des manuscrits inédits, entrez dans l'intimité des dernières années de l'Empereur, particulièrement de ses derniers jours.La France défaite à Waterloo, Napoléon se livre aux Anglais le 15 juillet 1815, sans se douter qu'il sera envoyé sur une île perdue au beau milieu de l'Atlantique Sud. Le 17 octobre suivant, après une traversée de plus de deux mois, il débarque à Sainte-Hélène où il y vivra ses dernières années sous étroite surveillance. Cet exil, tragique, marque le point de départ de la légende napoléonienne. Explorant les collections de la Bibliothèque nationale de France, Charles-Éloi Vial a étudié des documents d'exception, pour la plupart méconnus ou entièrement inédits. En grande partie rédigés de la main même de Napoléon ou de celle de son " geôlier " Hudson Lowe, les lettres, factures, rapports de surveillance, plans de fortifications et autres témoignages nous livrent des pans entiers de la vie quotidienne à Longwood House. Dans ce livre richement illustré, amateurs et spécialistes découvriront, au fil des pages, une histoire renouvelée de la captivité et de la mort de l'empereur des Français.
Le crépuscule de la Cour.La cour de France n'est pas morte avec l'Ancien Régime. Au contraire, elle n'a cessé de renaître de ses cendres et de se métamorphoser sous les quatre rois - Louis XVI, Louis XVIII, Charles X, Louis-Philippe - et les deux empereurs, Napoléon Ier puis Napoléon III, qui ont occupé le pouvoir de 1789 à 1870. Écrit à partir de nombreuses archives inédites, ce grand livre raconte la vie quotidienne des souverains successifs et de leurs courtisans. D'une plume alerte, l'auteur transcrit leurs voyages, leurs fêtes et représentations publiques, mais aussi le coeur de leur intimité, à la fois au zénith de leur apogée, puis dans la brutalité de leur chute. Charles-Éloi Vial explique enfin la permanence d'une tendance à l'enfermement et d'une volonté politique d'ouverture, paradoxe fondateur de la cour et plus largement de la vie politique nationale. " Plaisant et instructif. " Le Monde des livres " Un livre brillant, qui régénère l'histoire de la cour. " Histoire et civilisations
Proposer des solutions pour faire face au changement climatique est devenu un enjeu majeur pour l'avenir de nos sociétés : réduire les gaz à effet de serre, en grande partie émis par les activités humaines, et réduire la vulnérabilité de nos sociétés et des écosystèmes, par anticipation, adaptation et résilience, est vital. Étant donné la complexité du système dans lequel nous vivons, notre modèle de développement fondé sur les énergies fossiles et exploitant des ressources de plus en plus limitées, il est temps de répertorier les solutions à notre portée et de s'interroger sur leur viabilité et leur efficacité. À l'occasion de la conférence Paris climat 2015, ou COP21, " penser les solutions " pour faire face au changement climatique est essentiel. Ce livre collectif mobilise une cinquantaine de scientifiques et de spécialistes reconnus, pour répondre aux questions d'aujourd'hui et penser les solutions de demain. Il offre une vision globale des problématiques liées au changement climatique, ainsi qu'une perspective critique originale nécessaire à la construction de solutions innovantes et ingénieuses au service de la société.
Le nouveau régime iranien va-t-il a¿ contre-courant de la modernité, comme on le pense généralement ? Comment appréhender la fusion des pouvoirs religieux et politique, institutionnalisée en Iran par la " guidance du juriste " ? C'est cet évènement inédit, doctrinal et institutionnel, qu'explore cet ouvrage, dépassant les apparentes antinomies entre le religieux et le politique et mesurant le renouvellement sans précédent du droit et de la pensée chiite.La nouvelle constitution de 1979 constitue ici un épisode important et significatif : dans quel cadre l'action du juriste religieux doit-elle s'appliquer ? Ce juriste dispose-t-il des mêmes pouvoirs que le Prophète et les Imâms ? Le pouvoir et la souveraineté sont-ils enracinés dans le peuple ? Tels sont quelques-uns des termes du débat que Constance Arminjon restitue et analyse dans toute sa complexité. La fondation de la République islamique d'Iran a donné aux clercs les moyens de ne plus être les témoins passifs d'une modernité perçue comme exogène et a constitué une de leurs réponses aux contraintes menaçant l'institution religieuse. Au-delà du cas iranien, l'auteur prend en compte l'importance des clercs d'Iraq et l'originalité du chiisme libanais. C'est ainsi tout un laboratoire politique et une modernité religieuse plurielle et paradoxale, que nous présente cet ouvrage.
La première histoire totale de cette période exceptionnelle, accoucheuse de la France moderne.
" L'urgence, pour les juifs, pour les musulmans, mais aussi pour le pays lui-même, est aujourd'hui à retisser les liens, à renouer le dialogue, en renonçant aux faux-semblants, aux paroles creuses, à la bonne volonté de pur affichage. À dire - à se dire - les choses avec franchise et dans le respect mutuel. Avec un objectif immédiat, qui est le vivre-avec. Sans renoncer pour autant à un autre, plus lointain mais plus ambitieux, faire société au-delà de ce qui nous sépare "
Au tout début du XXe siècle paraissaient, sous l'impulsion cololiale allemande, les premiers récits de voyages écrits par des Africains dans une langue africaine : les Safari za Wasuaheli, collectés par Carl Velten auprès de quatre informateurs et relatant des expéditions menées dans les années 1890. Nés en swahili, entre oralité et écriture, alphabets arabe et latin, ces textes sont les témoins passionnants d'une rencontre entre les mondes, européen, arabe, et africain. Liés ou non à la colonisation, ces récits sont le fruit des auxiliaires : guides, traducteurs, caravaniers indépendants longtemps restés les "compagnons obscurs" des européens. Ils offrent ainsi un regard croisé sur l'histoire africaine du XIXe sicèle; explorateurs et colonisateurs sont bien là, mais apparaissent sous un jour moins héroïque que dans leurs propres relations. Nous transportant de la côte jusqu'aux Grands Lacs, le long des pistes commerciales ou lors d'expéditions de " pacification ", ces récits nous livrent tout un pan de l'histoire caravanière du continent. De l'Afrique à l'Europe, jusqu'en Russie et aux confins de l'Asie, ils nous permettent de relire les contacts de culture - plus ou moins violents - à l'oeuvre au XIXe siècle. Cet ouvrage constitue la première traduction française de ces textes, enrichie de présentations qui situent en contexte ces récits étonnants.
Homère a-t-il réellement existé ? La question ne se pose plus mais celle de la composition de l'Iliade et de l'Odyssée demeure. OEuvre collective de plusieurs générations d'aèdes, finalement fixée par les grammairiens d'Alexandrie, elle soulève le problème de sa diffusion orale : comment la poésie se transmet elle à travers les siècles ? Jusqu'à quel point le passage à l'écrit influence-t-il l'original ? Dominique Casajus répond à ces questions en établissant le parallèle entre l'épopée homérique et d'autres poésies orales : celle des anciens Arabes, des Touaregs, des bardes serbo-croates du début du XXe siècle sans oublier bien sûr les troubadours médiévaux qui brodaient à l'infini, dans une posture poétique solitaire, sur le thème de l'amant délaissé. À travers une constellation de figures poétiques, l'ouvrage permet au lecteur d'aujourd'hui de découvrir l'univers de la littérature orale et ses modes de création poétique entre mémoire et improvisation.
La révolution permanente. 1814, 1815, 1830, 1848 et 1870 : une cascade d'abdications qui ont marqué l'histoire de France. En seulement deux générations tous les modèles monarchiques s'effondrent soit deux empires et deux monarchies constitutionnelles (Restauration et monarchie de Juillet) sous le coup des défaites militaires (1815,1870), de complots (1814) et de révolutions (1830, 1848). Avec son talent coutumier, Charles-Eloi Vial conjugue la fluidité du chroniqueur et la profondeur de l'historien pour nous raconter l'histoire des chutes successives de Napoléon, Charles X, Louis-Philippe et Napoléon III. Utilisant avec bonheur sources imprimées et manuscrites (souvent inédites), il raconte les petites et la grande histoire de la fin de l'idée monarchique qu'elle soit légitimiste, bonapartiste ou orléaniste. Si le mot abdication recouvre plusieurs réalités - déposition forcée, renonciation volontaire ou départ précipité entériné a posteriori par un nouveau pouvoir -, toutes ces fins de règne ne firent en réalité que perpétuer, tout en les remettant au goût du jour, des modèles anciens. Les derniers souverains de notre histoire étaient sans le savoir des héritiers des déchéances passées, vivant dans un siècle fasciné par l'histoire et par les tragédies. Mêlant la mystique du pouvoir aux considérations politiques, diplomatiques ou juridiques les plus complexes, offrant des récits riches en suspense, ces déchéances successives de 1814, 1815, 1830, 1848 et 1870 ont aussi pour caractéristique paradoxale de renvoyer une autre image du régime qu'elles terminent, comme si la nature même d'un pouvoir souverain ne se dévoilait jamais mieux qu'au moment de sa disparition. Le XIXe siècle fut peut-être le siècle des révolutions, mais il fut aussi celui des couronnes brisées, une épidémie ayant frappé toute l'Europe, dont les abdications contemporaines des XXe et XXIe siècles sont les héritières directes.
" L'une des meilleures manières de recréer la pensée d'un homme : reconstituer sa bibliothèque." La formule lapidaire de Marguerite Yourcenar invite, dans le cas de Napoléon, à une tâche qui paraît presque impossible : en 1814, Antoine-Alexandre Barbier, bibliothécaire de l'empereur, estimait que ce dernier possédait 68 700 volumes répartis en ses différents palais. Pour autant, les volumineuses archives de ce bibliothécaire, les témoignages et souvenirs des contemporains, les livres reliés aux armes impériales eux-mêmes ainsi que leurs multiples catalogues permettent bel et bien de jeter une lumière inédite sur le quotidien de Napoléon, ses goûts littéraires, ses méthodes de travail, mais aussi sur l'histoire de son règne et des grandes décisions qui en scandent la chronologie. Si l'histoire de France a compté de nombreux souverains bibliophiles, tels Charles V, François Ier ou même Louis XVI, aucun ne semble avoir à ce point aimé les livres. Sources de divertissements autant qu'outils de connaissance, ils ont surtout modelé sa conception et sa pratique du pouvoir. De la préparation de ses campagnes militaires à ses rêves grandioses de centralisation à Paris de tous les imprimés d'Europe, des Tuileries à Fontainebleau en passant par Malmaison et Compiègne, l'Égypte et la Russie, l'île d'Elbe et Sainte-Hélène : cette reconstitution aussi érudite que passionnante fait pour la première fois pleinement ressortir la figure d'un empereur-lecteur à la mémoire extraordinaire, passionné d'histoire et de littérature.
L'incroyable histoire de la plus grande expédition savante, fondatrice de l'Orientalisme et de l'Égyptomanie. Séquence mythique de la légende napoléonienne, l'expédition d'Égypte a le plus souvent été envisagée comme une épopée militaire, les historiens s'inspirant des grands témoignages laissés par Napoléon et son entourage. En parallèle, la Description de l'Égypte, ouvrage colossal superbement illustré, est lui aussi entré dans la légende, en guise de témoignage de l'aventure extraordinaire vécue par les savants français emmenés en Égypte par le grand conquérant. Cette partie scientifique de l'expédition - l'exploration des ruines et des tombeaux antiques, mais aussi l'observation minutieuse de la faune, de la flore, de l'industrie, de l'agriculture et de la société égyptienne - a longtemps été vue uniquement en noir et blanc, par les somptueuses gravures réalisées au début du XIXe siècle. Les dessins originaux, éclatants de couleur, sont en revanche complètement inédits ; récemment restaurés, ils sont ici présentés et étudiés pour la première fois.Construit à l'aide de nombreux témoignages, célèbres ou méconnus, complétés d'archives inédites, cet ouvrage qui fera date présente, dans leur ordre chronologique, les plus belles vues de la Basse et de la Haute-Égypte réalisées entre 1798 et 1801 par les artistes français. Des préparatifs de l'expédition jusqu'au départ des troupes françaises, en passant par les grands épisodes du débarquement d'Alexandrie, de la bataille des Pyramides et de celle d'Aboukir, le texte mêle ainsi la narration classique de l'expédition à l'évocation des voyages d'exploration des savants français à Alexandrie, dans les environs du Caire, autour de Rosette puis sur les bords du Nil jusqu'aux frontières de la Nubie, avant de suivre l'armée d'Orient dans son voyage de retour en France et d'évoquer le complexe processus de publication de la Description de l'Égypte, son rôle dans le déchiffrement des hiéroglyphes et dans la naissance de l'égyptologie.Envisagé comme un voyage de papier, ce livre sans précédent offre ainsi un nouveau regard sur une aventure savante hors du commun.
Le véritable portrait de la souveraine la moins connue et la plus détestée de l'histoire du Premier Empire. À l'instar de sa tante Marie-Antoinette, Marie-Louise de Habsbourg-Lorraine a été victime de sa légende noire. En 1810, son mariage avec Napoléon fait d'elle le symbole de la paix fragile entre la France et l'Autriche. Mère de l'héritier du trône impérial, elle soutient Napoléon malgré ses premières défaites. Pourtant, dès 1814, lorsqu'elle refuse de rejoindre son mari à l'île d'Elbe, le regard change et l'épouse modèle se transforme en traîtresse. Depuis lors, elle passe pour une femme égoïste, futile, infidèle et nymphomane. En s'appuyant sur des archives inédites, Charles-Éloi Vial s'applique avec talent à restituer la personnalité de cette princesse cultivée au tempérament d'artiste, dévouée à sa famille et à ses enfants. Devenue duchesse de Parme grâce au soutien des Alliés, elle joue aussi un rôle majeur sur l'échiquier diplomatique européen pendant trois décennies. Au fil des pages, nous découvrons ainsi un destin hors du commun et une personnalité ignorée, révélée par un historien d'envergure.
Article de presse, livre, dictionnaire, entretien, chronique, émission télévisée ou radiophonique, site web, blog... la critique d'art se déploie à travers des supports dont la diversité et les impacts spécifiques se trouvent souvent négligés au profit d'analyses centrées sur le jugement esthétique des auteurs et les valeurs qu'ils défendent. Mais les significations peuvent-elles être indépendantes du canal matériel et du processus éditorial par lequel elles s'expriment ? Qu'il s'y adapte ou qu'il les déjoue, le discours critique fait siennes les contraintes d'un médium qui structure en profondeur les composantes de son message. Non seulement le médium prescrit le format (texte, image, parole), la longueur (ou la durée) et la tonalité des énoncés, mais il agit aussi, par ses moyens propres, sur l'évaluation même de l'oeuvre et les modalités du jugement de goût, non sans tension, parfois, avec le discours critique lui-même. Conjuguant histoire du livre, analyse littéraire, sciences de l'information et de la communication, sociocritique, génétique et médiologie, cet ouvrage cherche à élucider ce que le discours critique sur les arts doit aux différents systèmes matériels sur lesquels il s'articule et aux intentionnalités multiples dont il est porteur. Cette étude propose des cadrages théoriques et méthodologiques de la question ainsi que de nombreuses études de cas mettant en évidence les riches et complexes interactions qui se jouent entre discours critique et médium.
L'errance, la pauvreté et la solitude ont marqué l'enfance de Skye, depuis que sa mère l'a abandonnée sans un mot à l'âge de 12 ans. Aujourd'hui qu'elle est parvenue à l'âge adulte, elle veut savoir. Et découvrir la vérité sur les premières années de sa vie. Comprendre pourquoi sa mère, qui paraissait tant l'aimer, a pu l'arracher à sa riche famille pour finalement la laisser seule sur le chemin de l'existence. Elle ignore qu'en remontant le fil du passé, elle va se trouver prise au piège d'un labyrinthe soigneusement construit, où l'attend quelqu'un qui, depuis sa naissance, lui voue une passion maladive...