Etienne de Montety
Etienne de Montety
« Purification ethnique » : en pleine guerre yougoslave (1992), apparaît cette dénomination jusque-là inédite, aux côtés d'expressions comme « épuration ethnique » ou « nettoyer ethniquement ». Avec ce néologisme, les acteurs de l'espace public disposent d'une nouvelle catégorie pour décrire le monde et donner aux événements (yougoslaves ou non) un certain cadre. À quels discours politiques et médiatiques le conflit yougoslave a-t-il donné lieu ? De quelle manière ces discours ont-ils porté ? Pour répondre à ces questions, Alice Krieg-Planque étudie le récit de certains événements (découverte des camps, des viols...), puis analyse des slogans et des dénominations dont le rôle s'est avéré central dans la lecture du conflit : « Plus jamais ça ! », « Musulmans », « communauté internationale » et bien sûr la formule « purification ethnique », considérée comme un descripteur majeur de la guerre. L'auteur aborde aussi la place de certains textes dans la construction du discours (par exemple, le Mémorandum de 1986 attribué à l'Académie des sciences et des arts de Belgrade). L'analyse d'Alice Krieg-Planque apporte ici un éclairage original sur le conflit yougoslave, en montrant notamment, grâce à des méthodes applicables à d'autres corpus, comment les discours participent à l'histoire du conflit lui-même. Bien au-delà des sciences du langage, ce livre intéresse donc également la science politique, l'histoire, la sociologie et la philosophie politique.
Après le divorce de ses parents, Rahman, alors adolescent, reste en France avec sa mère Halima tandis que son père Ibrahim choisit de rentrer en Algérie, son pays d'origine Quinze ans plus tard, à la mort brutale de ce père qu'il ne voyait plus, Rahman part séjourner dans le clan familial, retrouvant avec bonheur sa grand-mère et ses cousins. Il s'immerge dans leur quotidien rythmé par la tradition de l'islam, bien loin de l'économie numérique et des journées trépidantes de la start-up parisienne dans laquelle il travaille ; leur ferveur fait écho à son aspiration à une autre vie. Il s'interroge d'abord sur la religion musulmane, mais c'est finalement auprès d'un religieux catholique, le frère Jean- Marie, que sa quête de sens va grandir. Et avec elle son désir d'explorer une autre rive : cette foi qui professe que Dieu est Père.
Un couple sans histoire, Laure et François Berteau. Leur fils adoptif, David, adolescent enjoué qui se pose des questions sur ses origines. Le père Georges Tellier, un prêtre qui s'arc-boute à sa foi, dans une Eglise qui s'étiole. Frédéric Nguyen, flic résolu à l'action et au silence, pour préserver sa vie privée. Hicham, que le goût du risque et de la frime finit par conduire en prison. Des remarques blessantes, de mauvaises rencontres. Une emprise croissante de l'islamisme et une colère de plus en plus radicale. Et tout se précipite. Vers cette petite église d'un village du Sud-Ouest de la France, la tragédie attire comme un aimant explosif des hommes que rien ne prédestinait à se rencontrer. Le sujet de La Grande Epreuve nous concerne tous. La violence peut surgir au coin de la rue, comme ce fut le cas pour le père Hamel assassiné dans son église de Saint-Etienne du Rouvray. Etienne de Montety s'en inspire librement, en romancier. Car ce que seul un roman peut nous faire comprendre, par son souffle, ses échos et son irrésistible accélération, c'est la dimension inéluctable de tels événements. Le courage, la prudence, la peur, l'amour ou le désarroi, rien ne pourra arrêter une religion devenue folle.
Mosko est un fils d'immigrés polonais. À la faculté de Nanterre, il fait la connaissance d'un étudiant musulman qui oriente sa vie vers l'islam. Lors de l'éclatement de la Yougoslavie, il rejoint les moudjahidine, venus prêter main-forte à leurs frères bosniaques... Fahrudin, lui, est un fils de Bosniaques arrivés en France après la mort de Tito. Il a grandi dans une cité de la banlieue rouennaise, avant de s'engager dans la Légion étrangère. Quand la guerre éclate, il déserte et regagne la Bosnie. Un éclairage profond et sincère sur l'engagement, la foi, les vertus militaires et leurs limites, et sur la montée des identités dans l'histoire récente du vieux continent. Prix des Deux-Magots
Mosko est un fils d'immigrés polonais. À la faculté de Nanterre, il fait la connaissance d'un étudiant musulman qui oriente sa vie vers l'islam. Lors de l'éclatement de la Yougoslavie, il rejoint les moudjahidine, venus prêter main-forte à leurs frères bosniaques... Fahrudin, lui, est un fils de Bosniaques arrivés en France après la mort de Tito. Il a grandi dans une cité de la banlieue rouennaise, avant de s'engager dans la Légion étrangère. Quand la guerre éclate, il déserte et regagne la Bosnie. Un éclairage profond et sincère sur l'engagement, la foi, les vertus militaires et leurs limites, et sur la montée des identités dans l'histoire récente du vieux continent. Prix des Deux-Magots
"Au moment d'entreprendre le récit de ma vie, je dois le dire : rien ni personne n'est parvenu à supplanter mon cher opium, mon amant noir. Lui seul me connaît, lui seul sait m'apaiser, atténuer la dureté de ma condition d'homme." Parce qu'il est né dans une famille où l'on est militaire de père en fils, Fleurus Duclair semble avoir un destin tout tracé. Devenu officier presque malgré lui, ce fou de littérature part pour Constantinople au lendemain de la guerre de 14-18, pour vivre un rêve à la Loti. Il va sombrer peu à peu.
"Au moment d'entreprendre le récit de ma vie, je dois le dire : rien ni personne n'est parvenu à supplanter mon cher opium, mon amant noir. Lui seul me connaît, lui seul sait m'apaiser, atténuer la dureté de ma condition d'homme." Parce qu'il est né dans une famille où l'on est militaire de père en fils, Fleurus Duclair semble avoir un destin tout tracé. Devenu officier presque malgré lui, ce fou de littérature part pour Constantinople au lendemain de la guerre de 14-18, pour vivre un rêve à la Loti. Il va sombrer peu à peu.
La seule biographie de référence d'un héros, symbole de la France libre.
Ne sommes-nous pas trop matérialistes ? Avons-nous vraiment « réussi nos vies » parce que nous avons une grande maison ? Le vrai bonheur ne résiderait-il pas dans notre espace intérieur ? Comment vivre pleinement le moment présent sans se soucier des biens matériels ? La vie ne serait-elle pas plus simple si nous nous défaisions de tout ce qui nous encombre ? Après le succès de L'art de la simplicité de L'art de l'essentiel et de L'art de mettre les choses à leur place, c'est une nouvelle façon d'aborder la vie que l'auteur propose dans cet ouvrage : vivre heureux dans un petit espace, c'est accéder au bonheur simple.
Ne sommes-nous pas trop matérialistes ? Avons-nous vraiment « réussi nos vies » parce que nous avons une grande maison ? Le vrai bonheur ne résiderait-il pas dans notre espace intérieur ? Comment vivre pleinement le moment présent sans se soucier des biens matériels ? La vie ne serait-elle pas plus simple si nous nous défaisions de tout ce qui nous encombre ? Après le succès de L'art de la simplicité de L'art de l'essentiel et de L'art de mettre les choses à leur place, c'est une nouvelle façon d'aborder la vie que l'auteur propose dans cet ouvrage : vivre heureux dans un petit espace, c'est accéder au bonheur simple.
"Dites-moi, qui ? Répondez-moi, qui donc ? Qui a décidé qu'il fallait un visa pour aller d'un endroit à un autre ? Est-ce que Jules Verne ou Hergé ont dit ça ? De la Terre à la Terre, il n'y a pas besoin de visa. De la Terre à la Lune, il n'y a pas besoin de visa. Hein, mbenguiste, toi qui connais, dis-nous, qui... ? - Qui a fait quoi ? s'enquit le costumé tiré au moins à huit épingles. - Qui est venu ici ramasser nos ancêtres pour les vendre et en faire des esclaves ? Qui... mais... qui lui a donné un visa pour entrer dans ce "condrè" ? Et qui l'a autorisé à y pourchasser nos héros ? Les Nyobè, Wandjié, Félix-Roland Moumié... Qui ? Vous allez dire que je radote. Allez dire ! Car ces gens dont je parle, ont-ils eu besoin d'un seul visa pour nous humilier et nous ruiner ? Ont-ils fait la queue pour prendre un laissez-passer, un sauf-conduit, un sauve-qui-peut ? Répondez-moi avant que je ne fasse un malheur." Et en avant la musique !... La musique des mots avec notre drôle de héros, le candide et rusé Boum Biboum, et ses amis et sa famille hauts en saveur, qui nous projettent du coeur de la forêt africaine à travers la comédie du monde.
"Dites-moi, qui ? Répondez-moi, qui donc ? Qui a décidé qu'il fallait un visa pour aller d'un endroit à un autre ? Est-ce que Jules Verne ou Hergé ont dit ça ? De la Terre à la Terre, il n'y a pas besoin de visa. De la Terre à la Lune, il n'y a pas besoin de visa. Hein, mbenguiste, toi qui connais, dis-nous, qui... ? - Qui a fait quoi ? s'enquit le costumé tiré au moins à huit épingles. - Qui est venu ici ramasser nos ancêtres pour les vendre et en faire des esclaves ? Qui... mais... qui lui a donné un visa pour entrer dans ce "condrè" ? Et qui l'a autorisé à y pourchasser nos héros ? Les Nyobè, Wandjié, Félix-Roland Moumié... Qui ? Vous allez dire que je radote. Allez dire ! Car ces gens dont je parle, ont-ils eu besoin d'un seul visa pour nous humilier et nous ruiner ? Ont-ils fait la queue pour prendre un laissez-passer, un sauf-conduit, un sauve-qui-peut ? Répondez-moi avant que je ne fasse un malheur." Et en avant la musique !... La musique des mots avec notre drôle de héros, le candide et rusé Boum Biboum, et ses amis et sa famille hauts en saveur, qui nous projettent du coeur de la forêt africaine à travers la comédie du monde.
À la 23e World Rose Convention, en Australie, le narrateur, journaliste français dans un magazine d'art de vivre, et Barbara, reporter allemande du Die Berliner, vont éprouver la même fascination pour la présidente de l'événement, May de Caux. Cette Française au charme insolite cache une part d'ombre qu'ils vont bientôt découvrir : le passé douloureux qui la hante. De leur complicité grandissante va naître le projet d'un livre. Reste à vaincre les réticences de May, ancienne résistante et déportée.Pour Barbara, jeune femme d'une autre génération, pour l'indispensable transmission, elle va consentir à raconter : Ravensbrück à dix-huit ans, la souffrance, les amitiés, les petites joies et les grandes difficultés. Et l'après, le corps qui a perdu la mémoire de la tendresse, malgré l'attention de son mari, Paul. La vie de femme bouleversée. « Je sais que Paul devine les ombres qui ne me quittent pas, sur lesquelles personne n'a de prise. Notre harmonie n'est pas complète. Une partie de moi se refuse. Je lui donne la plus belle, la plus aimable. Il connaît le combat que je mène depuis vingt-cinq ans contre les fantômes. »Et puis, il y a le souvenir de cette rose cueillie à Ravensbrück, improbable éclat coloré dans le gris funeste, la beauté dans la monstruosité à l'origine de sa renaissance. May est passée de l'horreur à la délicatesse des fleurs, et à l'amour.Le livre s'appellera La Douceur.
Le parcours savoureux d'hommes accueillis et transformés par la Légion étrangère : une leçon d'espoir...Kaléidoscope d'histoires individuelles et de destins peu ordinaires, cette enquête n'est pas une étude de plus sur la Légion étrangère, mais une série de portraits de " personnages ". Pour ces hommes d'aujourd'hui, la Légion a été parfois un refuge, toujours une école et finalement une chance. Elle leur a permis de canaliser une énergie pour la mettre au service de leur accomplissement professionnel et humain. Pittoresque, inattendue, drôle, leur vie a la saveur des meilleurs romans d'aventure. Petit traité d'histoire collective, ce livre offre une plongée dans le monde méconnu et fascinant de la Légion étrangère : une institution où se présentent des milliers de jeunes venus du monde entier, séduits par sa légende et sa réputation militaire, et désireux de servir sous le célèbre képi blanc. Leur parcours prouve d'abord que tout est toujours possible. " Des destins d'hommes dont l'énergie et la volonté laissent peu de place à l'autoapitoiement geignard parfois en vogue de nos jours. " Adrien Jaulmes
L'unique biographie de Thierry Maulnier, l'une des grandes figures intellectuelles oubliées du XXe siècle.Elève de l'Ecole normale supérieure avec Brasillach, Weil et Pompidou, Thierry Maulnier (1909-1988) est une figure oubliée. Ce grand esprit à l'ironie clairvoyante illustre pourtant à merveille une certaine conscience de droite, libre et brillante. Engagé à l'Action française, mais alarmé très tôt par la montée du nazisme, il refuse tout embrigadement et ne s'abîme pas dans la collaboration. Son talent de polémiste se réveille plus tard, dans le combat mené contre le communisme et par la création de La Revue de la Table ronde avec François Mauriac. Critique littéraire, homme de théâtre à la silhouette de funambule, proche de Malraux, il termine sa vie académicien et grand éditorialiste au Figaro.Etienne de Montety dirige le Figaro littéraire. Il est l'auteur chez Perrin d'Honoré d'Estienne d'Orves, un héros français et Des hommes irréguliers.
La notice de Wikipédia sur Charles-Elie Sirmont ne disait pas grand-chose. Il avait été député et deux fois ministre. Son nom restait attaché à l'opération Île-de-Lumière, au Liban et à la Bosnie. Il s'exprimait souvent dans les médias pour parler de la guerre, témoignait, publiait des livres. Qui était vraiment Sirmont ? Une authentique figure de l'humanitaire ? Un imposteur ? Moreira se souvenait d'un homme emphatique et cinglant, mais qui ne manquait pas de brio. Il n'avait jamais réussi à le détester. Chargé de rédiger sa nécrologie pour le journal, il voulut en avoir le coeur net.
La notice de Wikipédia sur Charles-Elie Sirmont ne disait pas grand-chose. Il avait été député et deux fois ministre. Son nom restait attaché à l'opération Île-de-Lumière, au Liban et à la Bosnie. Il s'exprimait souvent dans les médias pour parler de la guerre, témoignait, publiait des livres. Qui était vraiment Sirmont ? Une authentique figure de l'humanitaire ? Un imposteur ? Moreira se souvenait d'un homme emphatique et cinglant, mais qui ne manquait pas de brio. Il n'avait jamais réussi à le détester. Chargé de rédiger sa nécrologie pour le journal, il voulut en avoir le coeur net.
Que sait-on des lectures des présidents de la Ve République ? Quels livres gardent-ils à leur chevet, quels autres emportent-ils en campagne électorale ou en visite officielle ? Quels sont les ouvrages dont ils ne se séparent jamais, ceux qu'ils annotent et citent dans leurs discours ? De Pompidou qui collectionne les éditions anciennes à Chirac qui ne se déplace pas sans une « Série noire » dans la poche de son pardessus, de Mitterrand dont les rayonnages débordent d'écrivains de droite à Sarkozy qui dévore les classiques, en passant par Macron, grand amateur de Gide et de Rimbaud, tous entretiennent un rapport intime à la lecture. Grâce à l'enquête originale d'Étienne de Montety et de sept autres auteurs, journalistes et historiens, on pénètre pour la première fois dans le jardin secret de nos présidents.
Kléber Haedens est mort l'été 1976, il y a vingt ans. Qui était-il ? "Ce grand gaillard féru de rugby, prodigieux compagnon de table, paysan de Garonne, insulaire d'Oléron qui, depuis Paradoxe sur le roman, faisait régner sur les lettres françaises la terreur du bon sens et du goût", résumait Michel Déon en préface à ce livre de Kléber Haedens qu'est Une histoire de la littérature française. Critique littéraire de Paris-Presse et du Nouveau Candide, pourfendeur des médiocres et découvreur de nouveaux talents, il était aussi écrivain : L'été finit sous les tilleuls obtint en 1966 le prix Interallié, et Adios le grand prix du roman de l'Académie française en 1974. Le rugby, le Bel Canto au Capitole de Toulouse, le tennis et la tauromachie n'échappaient pas à son appétit de vivre. Ni les amis qu'il recevait dans sa maison de la Bourdette, près de Toulouse, Paul Morand, Marcel Aymé, Pagnol, Nimier, Déon et quelques autres. "Un fratriarche" disait de lui Blondin.