Christine Noël-Lemaître
Christine Noël-Lemaître
#MeToo a bouleversé les entreprises. Entre lutte contre le harcèlement et opportunités de rencontres, ce livre explore les paradoxes de la sexualité en milieu professionnel, à travers des témoignages et des analyses inédites.
Cela fait à peine vingt ans que les requins constituent un véritable objet de recherche scientifique. Pas moins de 16 % des espèces connues à ce jour ont été découvertes durant ces quinze dernières années. Et le recensement est loin d'être terminé ! Cette bande dessinée décrit non seulement ce que sont les requins, mais offre aussi une véritable photographie des connaissances actuelles sur ces animaux fascinants.
« - On ose parler d'émeute !- Alors c'est à une émeute que la nation doit sa liberté. Ne vous y trompez pas, le combat débuté le 14 juillet n'est pas terminé ! »14 juillet 1789. Depuis plusieurs jours, de violentes émeutes ébranlent le royaume de France suite au renvoi de Necker, ministre du roi jugé trop libéral. En quête de poudre et d'armement, les milices bourgeoises marchent désormais vers la Bastille, qui tombe après de violents affrontements. Et ce qui n'était qu'une simple prise de guerre devient instantanément l'acte fondateur d'une nouvelle et grande révolte populaire. Le peuple, porté par un vent nouveau, devient chaque jour plus organisé et défend son destin dans la rue comme sur les bancs de l'Assemblée nationale. La noblesse, désemparée face aux déferlements de violence, assiste impuissante à son propre effondrement. Si le roi jouit encore d'une relative popularité, personne, dans les deux camps, n'est dupe : tôt ou tard, la monarchie sera abolie. Un monde est en train de mourir. Un autre s'apprête à naître.À travers deux albums de bande dessinée complémentaires, revivez l'acte fondateur de la Révolution française et les mois qui ont suivi, donnant naissance à la courte monarchie constitutionnelle de 1791 et aux prémices de la République française. Chacune, écrite et réalisée du point de vue des deux camps (Noblesse et Tiers État), nous offre une diversité de points de vue à même de mieux comprendre les tenants et les aboutissants de ce moment essentiel de notre histoire contemporaine.
L'importance de la Grèce ancienne dans la pensée de Castoriadis imposait que nous consacrions entièrement à cette thématique au moins une édition de nos Journées d'études annuelles. « Castoriadis et les Grecs » fut donc le thème choisi en 2008, à l'occasion de la parution de La cité et les lois, second volume reprenant les séminaires consacrés à la Grèce ancienne de Castoriadis à l'EHESS, et troisième tome de La Création humaine. Si l'étude de la Grèce ancienne n'émerge comme thématique centrale dans l'oeuvre de Castoriadis que dans les années 1970, le lien avec son engagement politique de toujours est néanmoins patent. En effet, pour Castoriadis étudier la culture grecque, c'est « se demander comment, dans quelles conditions, par quelles voies la société humaine s'est montrée capable, dans un cas particulier, de briser la clôture moyennant laquelle, en règle générale, elle existe. » Car cette attitude n'est aucunement universelle, mais tout à fait exceptionnelle dans l'histoire des sociétés humaines. Dès lors, Castoriadis situe son rapport aux Grecs bien au-delà de la simple interprétation. Il ne s'agit pas simplement d'érudition théorique mais d'un travail politique : « Quand nous abordons la naissance de la démocratie et de la philosophie, ce qui nous importe, c'est notre propre activité et notre propre transformation (de la société et du sujet), c'est la Grèce qui a créé la possibilité de ce projet de compréhension : comprendre sa propre histoire pour se transformer soi-même. » Si Castoriadis s'est attaché à étudier « ce qui fait la Grèce » des poètes, des historiens, des philosophes, mais aussi des institutions politiques, c'est donc parce qu'il la considère comme un germe d'autonomie politique et philosophique, à réinventer, interminablement. Ce sont les multiples facettes de ce « germe grec » que nous nous sommes efforcés de thématiser dans le présent recueil.
Hannah Arendt est bien loin des philosophes « orthodoxes ». Inspirée par une volonté tenace de comprendre le monde à partir d'une attention portée au réel, elle répète sans aucune équivoque ne pas appartenir au cercle des philosophes. Il est vrai qu'Arendt se méfiait de tous les qualificatifs par lesquels on tente d'enfermer une personne ou une pensée dans une case bien délimitée en vue de légitimer une lecture binaire des choses. Le besoin de comprendre l'époque dans laquelle elle vivait la poussa à imaginer une méthode qui ne se laisse enfermer dans aucune discipline monochrome, caractérisée par la mise en tension de l'actualité et de la tradition, des faits et de l'histoire des concepts. La pensée d'Hannah Arendt se construisit à partir de ses expériences personnelles et des rencontres intellectuelles nouées avec les plus grands philosophes de sa génération : Husserl, Heidegger, Camus, Jonas...