La Princesse de Clèves est une plongée dans la très profonde analyse des sentiments amoureux. Camille Esmein-Sarrazin, qui a dirigé le volume de La Pléiade consacré à Madame de Lafayette, y révèle toute la complexité de ce roman fondateur.
La princesse de Clèves de Madame de Lafayette
1678 : un roman révolutionne la littérature française. La Princesse de Clèves de Madame de Lafayette, analysé ici par une spécialiste, reste une énigme fascinante. Pourquoi la princesse renonce-t-elle à l’amour ?
À PROPOS DE L'AUTRICE
Maîtresse de conférences habilitée à diriger des recherches à l'Université d'Orléans, Camille Esmein-Sarrazin est spécialiste de la poétique du roman d'ancien régime. Elle a notamment publié : L'Essor du roman. Discours théorique et constitution d'un genre littéraire au XVIIe siècle (Honoré Champion, 2008) et La Fabrique du roman classique. Lire, éditer, enseigner les romans du XVII siècle de 1700 à 1900 (Classiques Garnier, 2023). Elle a édité les oeuvres complètes de Lafayette (Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, 2014).
shield_question Frequently Asked Questions
person_edit À propos de l'auteur
Camille Esmein-Sarrazin est maîtresse de conférences en littérature française à l’Université d’Orléans, spécialiste reconnue du roman d’Ancien Régime. Elle a dirigé l’édition des œuvres complètes de Madame de Lafayette dans la prestigieuse collection La Pléiade (Gallimard, 2014). Ses travaux portent sur la poétique du roman classique et l’histoire littéraire, avec une attention particulière pour les écrivaines du XVIIe siècle. Elle est l’auteure de plusieurs ouvrages de référence, dont L’Essor du roman (Honoré Champion, 2008) et La Fabrique du roman classique (Classiques Garnier, 2023).
newsmode Revue de presse
L’incroyable modernité de l’écriture de Madame de Lafayette vient de sa réflexivité permanente, sorte d’introspection constante des personnages qui annonce les grands romans du XIXe et XXe siècles. Elle marque ainsi une véritable révolution littéraire.
Fondé sur des hypothèses, le raisonnement de Madame de Clèves la conduit à affirmer sa volonté d’abandonner Nemours. La morale du « monde » n’est pas la sienne, et c’est cette tension qui fait toute la force du roman.