Autre pays du Maghreb et Moyen-orient
Autre pays du Maghreb et Moyen-orient
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Quinze jeunes voix de Gaza, guidées par le poète Refaat Alareer, brisent le silence imposé par la guerre.
Malgré des siècles de dominations successives de toute nature, qui sont allées jusqu'au génocide, entrecoupées de tentatives parfois réussies d'indépendance, l'Arménie, n'abandonnant jamais la lutte pour le maintien de son identité, n'a cessé en ce sens d'être une Arménie arménienne. Claire Mouradian évoque dans ces pages l'histoire de ce peuple maudit, courageux et finalement irréductible, de cette terre en perpétuelle reconquête, carrefour convoité entre l'Europe et l'Asie, enjeu passé et présent aux confins de trois empires (perse, russe, turc), rendant hommage à la grandeur d'une civilisation.
Le syriaque a été une langue de culture majeure en Syrie-Mésopotamie du IIe au XIIIe siècle de l'ère chrétienne. Fruit des contacts et du métissage à la frontière des Empires romain et parthe, cette forme d'araméen n'était la langue ni d'un État ni d'un peuple particulier. Mais avec la christianisation, le syriaque a connu un développement exceptionnel. Il s'est répandu de la Méditerranée à l'Asie orientale et constitue aujourd'hui encore la langue classique, littéraire et religieuse de plusieurs Églises orientales. Le syriaque est à côté du latin et du grec la troisième composante du christianisme ancien, ancrée dans l'hellénisme mais également descendante de l'antiquité proche-orientale et sémitique. Dès les premiers siècles, dans un mouvement symétrique à celui de la tradition chrétienne gréco-latine vers l'ouest, le christianisme syriaque s'est développé vers l'est, jusqu'en Inde et en Chine. Il a aussi été la branche du christianisme la plus en contact avec l'islam au sein duquel il a continué à vivre. Avec plus de 100 illustrations, 11 cartes en couleurs, une chronologie et de nombreux textes des différentes é
Iraq abbasside, VIIIe–Xe siècle : comment l’État imposait-il son autorité ? Imposer l’ordre révèle le rôle méconnu de la police dans la construction d’un pouvoir politique, social et moral.
Héritière de la tradition bédouine et d'une vision rigoriste de l'islam - le wahhabisme -, l'Arabie Saoudite est un acteur incontournable du monde musulman : haut lieu de la religion islamique, elle accueille chaque année deux millions de pèlerins à La Mecque. Dans cette monarchie théocratique, la dynastie Al Saoud monopolise le pouvoir. Elle a réussi à endiguer l'effet de contagion du Printemps arabe en alliant répression et achat de la paix sociale. Plus récemment, elle a résisté à une chute brutale des cours du pétrole. Mais le régime est aujourd'hui à un moment crucial de son histoire. Depuis son accession au trône en 2017, le prince Mohamed Ben Selman a engagé son pays sur la voie de réformes ambitieuses qui le repositionnent sur l'échiquier international. Il a néanmoins peu de chances de réussir sans ébranler les piliers du système saoudien...
Depuis les attentats du 13 novembre 2015, des voix accusent régulièrement l'Arabie saoudite de financer le terrorisme. Ce pays est pour certains un bouc émissaire idéal. Pourtant, la réalité est loin d'être aussi manichéenne. L'auteure a enquêté auprès de Saoudiens pour tenter de répondre à ces questions : D'où viennent ces accusations de financement du terrorisme ? Quels sont leurs fondements ? Quel est le rapport du royaume au salafisme djihadiste ? Comment expliquer les positions et le rôle joué par l'Arabie saoudite dans la région ?
De création récente (1921), mais émergeant d'un passé lointain, la Jordanie, au chevet d'Israël, impliquée dans l'affaire palestinienne et proche des chasses gardées pétrolières occidentales, joue, à l'échelle du Moyen-Orient, un rôle stratégique de premier plan pour le maintien du statu quo régional. Tirant son originalité d'une dynastie, certes récente, mais aux figures exemplaires et résolument pro-occidentales, la monarchie jordanienne remplit le rôle que l'Occident, en échange d'un soutien indéfectible, attendait d'elle, notamment pour la sécurité d'Israël et le recueil des Palestiniens exilés. Le roi Hussein a réussi cette gageure de rendre tolérables à l'opinion des choix politiques pro-occidentaux, qu'aujourd'hui rien ne paraît devoir remettre en question.
Découvrez enfin tout ce qu'il faut savoir sur la guerre de Gaza de 2006 à 2014 en moins d'une heure ! Gaza, qui forme une bande de seulement 360 km², est convoitée depuis des milliers d'années. Et pour cause : ce petit territoire est considéré comme le berceau des trois religions monothéistes et regroupe la majorité des lieux saints. Lorsqu'au XIXe siècle le mouvement sioniste prône un retour de la communauté juive dans la Palestine de laquelle elle avait été délogée en 135 de notre ère, on assiste à une importante immigration qui s'accentue plus encore à la suite de la Seconde Guerre mondiale. Des tensions surgissent rapidement entre la population juive et palestinienne qui se voit dépossédée d'une partie de ses terres. En quelques années seulement, la bande de Gaza devient l'espace le plus peuplé de la terre avec ses 1,76 million d'habitants parmi lesquels on compte 72 % de réfugiés. Si de nombreux combats ont lieu dès la fin du mandat britannique en Palestine, la situation devient plus critique encore lorsqu'en 2006 le Hamas, un groupe islamiste, remporte les élections. Depuis lors, on ne compte plus les agressions réalisées par les deux camps, les trêves, suivies rapidement par de nouvelles reprises des combats. Le problème semble insoluble ... mais comment cela a-t-il débuté ? Quels sont les grands moments de cette guerre qui n'a pas cessé de faire la une de l'actualité ? Ce livre vous permettra d'en savoir plus sur : o Le contexte de l'époque o Les acteurs majeurs du conflit o Le déroulement de la guerre de Gaza o Les raisons du statu quo o Les répercussions de la guerre Le mot de l'éditeur : « Dans ce numéro de la collection « 50MINUTES|Grandes Batailles », Marie Fauré nous présente l'un des conflits du XXIe siècle qui a fait couler le plus d'encre : la guerre de Gaza. Si le sujet occupe bien souvent la une de l'actualité, il est pourtant particulièrement complexe d'avoir aujourd'hui une vision globale du conflit et de comprendre ses tenants et aboutissants. Grâce à ses nombreuses explications et à la mise en contexte de la guerre, l'auteure fournit toutes les explications nécessaires à une meilleure compréhension de cet épisode incontournable de l'histoire contemporaine. » Stéphanie Dagrain À PROPOS DE LA SÉRIE 50MINUTES | Grandes Batailles La série « Grandes Batailles » de la collection « 50MINUTES » aborde plus de cinquante conflits qui ont bouleversé notre histoire. Chaque livre a été pensé pour les lecteurs curieux qui veulent tout savoir sur une bataille, tout en allant à l'essentiel, et ce en moins d'une heure. Nos auteurs combinent les faits, les analyses et les nouvelles perspectives pour rendre accessibles des siècles d'histoire.
Plongez dans Enfant de Palestine, le manifeste percutant d’Omar Alsoumi, où la lutte pour la Palestine se mêle à l’écologie et à l’anticolonialisme. Un cri de vérité face au génocide, pour comprendre et résister à l’oppression coloniale.
De l'Antiquité à nos jours, Xavier Baron retrace la fascinante histoire du pays des cèdres. Sans cesse menacé de l'intérieur ou de l'extérieur, le Liban traverse aujourd'hui une crise profonde dans une région en plein chaos.Seul pays au Moyen-Orient à montrer un goût marqué pour la culture, à rejeter le radicalisme religieux, à n'avoir jamais connu de régime autoritaire, le Liban fait figure d'exception. Toutefois, cet équilibre fragile a été mis en péril par plusieurs guerres civiles, les occupations israéliennes et syriennes, la présence de réfugiés palestiniens, les ingérences de certains de ses voisins, les inégalités socio-économiques et la déliquescence de la classe politique.
Guerre civile ? Prolongement du conflit israélo-arabe ? Conflit périphérique de la guerre froide ? La guerre du Liban, qui a ravagé le pays et causé près de 100 000 victimes entre 1975 et 1990, ne se réduit pas aux catégories dans lesquelles les commentateurs l'ont souvent enfermée. C'est pourquoi Dima de Clerck et Stéphane Malsagne l'explorent dans toutes ses dimensions : politique, militaire, sociale, territoriale, familiale... En tenant compte des dynamiques régionales, notamment celle qui résulte du voisinage d'Israël et de la Syrie, ils proposent une élucidation historique des faits doublée d'une étude au ras du sol, au niveau où tombaient les bombes et d'où tiraient les snipers. Ainsi est brossé le tableau d'une société composite qui a vécu pendant seize ans au rythme des affrontements : soldats et miliciens, victimes et survivants, populations déplacées, réfugiés palestiniens... Tableau d'où sourd la résilience d'un peuple qui, tout en éprouvant dans sa chair les traumatismes de la guerre, s'est organisé pour maintenir une économie de subsistance et assurer une éducation à ses enfants.
Guerre civile ? Prolongement du conflit israélo-arabe ? Conflit périphérique de la guerre froide ? La guerre du Liban, qui a ravagé le pays et causé près de 100 000 victimes entre 1975 et 1990, ne se réduit pas aux catégories dans lesquelles les commentateurs l'ont souvent enfermée. C'est pourquoi Dima de Clerck et Stéphane Malsagne l'explorent dans toutes ses dimensions : politique, militaire, sociale, territoriale, familiale... En tenant compte des dynamiques régionales, notamment celle qui résulte du voisinage d'Israël et de la Syrie, ils proposent une élucidation historique des faits doublée d'une étude au ras du sol, au niveau où tombaient les bombes et d'où tiraient les snipers. Ainsi est brossé le tableau d'une société composite qui a vécu pendant seize ans au rythme des affrontements : soldats et miliciens, victimes et survivants, populations déplacées, réfugiés palestiniens... Tableau d'où sourd la résilience d'un peuple qui, tout en éprouvant dans sa chair les traumatismes de la guerre, s'est organisé pour maintenir une économie de subsistance et assurer une éducation à ses enfants.
Bachar al-Assad est sans aucun doute le premier responsable du drame actuel vécu par le peuple syrien. Mais cette évidence n'explique pas tout. Avant le fils, il y a eu le père. Avant le père, il n'y a jamais eu de régime démocratique. Du partage arbitraire des provinces arabes de l'Empire ottoman par les Européens à l'occupation française entre les deux guerres mondiales, la Syrie a sans cesse été au coeur de conflits violents. Abritant un ensemble de religions qui cohabitent mal, elle est aujourd'hui en proie à un impitoyable jeu international entre grandes puissances. Édition actualisée
A Beyrouth, le 13 avril 1975, un bus transportant des Palestiniens est pris pour cible par des hommes armés marquant ainsi le début de la guerre du Liban... A la manière d'un Javier Cercas ou d'un Patrick Radden Keefe, le journaliste Marwan Chahine, s'est lancé dans une spectaculaire enquête, la première du genre, sur cet événement inaugural
Le Qatar est-il une excroissance de l'Arabie saoudite ? Qui sont les al-Thani ? Les Qatariens sont-ils les plus riches du monde ? Comment est née la chaîne de télévision Al Jazeera ? Combien a coûté la Coupe du monde de football ? Pourquoi la rivalité est-elle si forte avec les Émirats arabes unis ? Le Qatar finance-t-il le terrorisme ? Quels sont les investissements du Qatar en France ? En moins de vingt ans, ce petit pays de 2,7 millions d'habitants pour 300 000 nationaux seulement a connu une ascension fulgurante et a acquis une réputation sulfureuse. Indépendant depuis 1971, le Qatar a su se rendre incontournable sur la scène internationale grâce à sa diplomatie du « carnet de chèques » dont la Coupe du monde est l'exemple le plus frappant. Ce livre aborde la grande et la petite histoire : celle de la famille al-Thani régnant d'une main de fer sur l'émirat, qui détient les 2e réserves mondiales de gaz naturel. Il décrypte les leviers de son soft power économique, religieux, géopolitique, culturel et sportif alimenté par un fonds souverain de 450 milliards de dollars et lève le voile sur l'entrisme amorcé dans les milieux universitaires et judiciaires. Réalisé par un fin connaisseur, cet ouvrage répond à toutes les questions que le lecteur se pose, notamment sur les liens avec les hommes politiques qui défilent à Doha.
La Palestine n'est pas une terre vierge, encore moins une terra incognita. Son histoire est une longue série de conquêtes et de reconquêtes, abouties parfois, rêvées le plus souvent. Ce dictionnaire amoureux est l'ouvrage d'une diaspora.Comment traiter d'un pays qui n'aurait jamais existé ou d'un Etat qui n'existe pas encore ? Telle pourrait être l'équation en apparence impossible posée par ce Dictionnaire amoureux de la Palestine. Sans faire l'impasse sur les grandes interrogations liées à un conflit emblématique, véritable "caisse de résonance" des passions et des délires du monde, l'auteur entend ramener le pays et son peuple à leur réalité, leur banalité quotidienne, à l'ambition profonde d'être enfin un pays comme les autres. Fort de son vécu, mais sans renoncer à l'analyse, il fait le choix ici d'aborder une autre Palestine, plus réelle, une Palestine intime, subjective, née de la profonde relation entre une terre natale et un enfant réfugié en 1948 qui, malgré ou grâce à l'exil, découvrira le monde et se transformera sans jamais se renier.
Présents au Yémen avant l'apparition de l'islam, les Juifs y auraient même fait souche depuis l'époque biblique, bien avant la rencontre légendaire entre le roi Salomon et la reine de Saba. Aujourd'hui, les derniers Juifs du Yémen luttent pour leur survie. Dans l'Antiquité, les Juifs du Yémen sont intégrés dans la population locale, dont ils ont adopté la langue et les moeurs. Ils ont réussi à « judaïser » leurs voisins et on leur attribue l'introduction de l'agriculture, de l'irrigation, de l'orfèvrerie ou de la métallurgie. Au VIIe siècle, l'expansion de l'islam se déroulant vers l'ouest, le Yémen est relégué au rang de province éloignée. Les califes de Bagdad n'y exercent aucun pouvoir réel, le laissant aux mains de chefs religieux indépendants, sunnites ou chiites, ayant à coeur de soustraire leur population - Juifs compris - à toute influence étrangère. Ainsi ce pays est-il resté, du début de l'ère islamique jusqu'au XXe siècle, figé dans des structures et des modes de fonctionnement quasi immuables, ceux d'une société hiérarchisée dans laquelle les Juifs occupent le bas de l'échelle sociale. À partir de sources hébraïques, arabes et européennes, Yosef Yuval Tobi explique la place à part occupée par les Juifs yéménites en terre d'Islam et retrace leur longue histoire dans ce pays, qui s'acheva dans la douleur de l'exode au lendemain de la création de l'État d'Israël.
Le Yémen a longtemps fasciné bien des voyageurs, parfois illustres, d'Ibn Battuta à Arthur Rimbaud et André Malraux. Il apparaît comme l'incarnation d'une authenticité tant arabe que musulmane. Toutefois, bien que pris dans les soubresauts de l'histoire mondiale (colonisation, guerre froide et terrorisme) et occupant une place stratégique à la croisée des continents, il reste mal connu et perçu comme marginal et passif. Patrie d'origine de la famille Ben Laden, lieu où l'attentat contre Charlie Hebdo a été commandité, le Yémen a émergé en tant que menace à la sécurité internationale dans le contexte de la guerre mondiale contre le terrorisme et a vu son image se détériorer. L'offensive armée saoudienne lancée en mars 2015 en a fait une victime directe de la lutte entre puissances régionales. L'ambition de cet ouvrage est de dépasser ces perceptions catastrophistes et cette lecture purement sécuritaire pour s'intéresser aux modes d'intégration du Yémen dans les relations internationales. Il s'agit, à partir de figures et d'interactions spécifiques (du diplomate au terroriste en passant par le migrant et l'artiste), d'analyser la place qu'occupent cet État et cette société dans les enjeux contemporains. Car le Yémen, loin d'être une marge, se trouve au coeur de processus fondamentaux qui ont trait aux flux transnationaux, aux mécanismes de domination et aux résistances qu'ils engendrent. Mieux le comprendre, c'est aussi mieux appréhender un Moyen-Orient et un monde en crise.
Vieille terre berbère aujourd'hui arabisée et islamisée, après avoir été tour à tour colonisée par les Grecs, les Carthaginois, les Romains, les Byzantins, les Arabes et enfin par les Italiens, la Libye se caractérise par la faiblesse du pouvoir central face aux permanences tribales et régionales.Véritables « fendeurs d'horizons », les ensembles tribaux les plus forts ont toujours contrôlé les couloirs de nomadisation reliant la Méditerranée à la région tchadienne. Les trafics d'aujourd'hui (drogue et migrants), se font le long de ces voies tracées par la géographie. Sur elles s'ancrent les solidarités jihadistes qui, aujourd'hui, désolent la bande sahélo-sahélienne.N'ayant pas voulu voir que la réalité politique libyenne repose sur l'équilibre et sur les jeux de pouvoir entre les grandes confédérations tribales et régionales, ceux qui, en 2011, au nom de l'ingérence démocratique, mirent à bas le régime du colonel Kadhafi, ont donc directement provoqué le chaos.Remontant dans le temps, ce livre permet de comprendre pourquoi aujourd'hui il serait singulièrement inconséquent de prétendre vouloir stabiliser puis reconstruire la Libye sans prendre en compte l'archéologie tribale sur laquelle reposent ses définitions culturelles, politiques, sociales, économiques et religieuses. Spécialiste de l'Afrique, Bernard Lugan fut professeur à l'École de Guerre et à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr-Coëtquidan. En 2011, il fut le premier universitaire à annoncer les conséquences dramatiques qui allaient suivre l'intervention militaire franco-otanienne en Libye. Il a publié au Rocher une monumentale Histoire de l'Afrique du Nord, une Histoire de l'Égypte et un Atlas historique de l'Afrique. Il anime un blog (www.bernard-lugan.com) et il édite la revue mensuelle par internet, L'Afrique Réelle.
L'Irak a 100 ans. Ce vaste pays du Moyen-Orient de 40 millions d'habitants peine à s'inventer une identité partagée et se trouve au bord de l'implosion. Résultat d'un découpage arbitraire fait par les Britanniques en 1921 à la suite du démantèlement de l'Empire ottoman, l'Irak s'est construit sans socle politique et culturel commun. Divisé en trois régions occupées par trois communautés - les chiites au sud et majoritaires, les sunnites au centre, les Kurdes au nord -, le pays souffre des rivalités entre ces entités que tout oppose : ni la langue, ni les modes de vie, ni la mémoire collective ne les réunit. De Bassora à Mossoul, de Bagdad à Erbil, l'absence de mythe fondateur et de projets communs retournent violemment ces groupes les uns contre les autres. C'est une histoire passionnante à laquelle nous convie le francoirakien Adel Bakawan qui aime son pays autant qu'il s'en désespère car, après un siècle, le projet initial d'intégration nationale du roi Fayçal reste dans l'impasse. Aujourd'hui, face à la corruption généralisée, la main basse des partis sur les ressources du pays - l'Irak vit à 95 % du pétrole -, les ingérences de l'institution religieuse, la milicisation du pays et l'injustice sociale profonde, la nouvelle génération, désillusionnée, exprime une réelle colère contre les classes politiques et constate l'échec de l'unification de l'Irak, sans trouver d'horizon.
De 2012 à 2016, la banlieue rebelle de Daraya a subi un siège implacable imposé par Damas. Quatre années de descente aux enfers, rythmées par les bombardements au baril d'explosifs, les attaques au gaz chimique, la soumission par la faim. Face à la violence du régime de Bachar al-Assad, une quarantaine de jeunes révolutionnaires syriens a fait le pari insolite d'exhumer des milliers d'ouvrages ensevelis sous les ruines pour les rassembler dans une bibliothèque clandestine, calfeutrée dans un sous-sol de la ville. Leur résistance par les livres est une allégorie : celle du refus absolu de toute forme de domination politique ou religieuse. Elle incarne cette troisième voix, entre Damas et Daech, née des manifestations pacifiques du début du soulèvement anti-Assad de 2011, que la guerre menace aujourd'hui d'étouffer. Ce récit, fruit d'une correspondance menée par Skype entre une journaliste française et ces activistes insoumis, est un hymne à la liberté individuelle, à la tolérance et au pouvoir de la littérature. Delphine Minoui est grande reporter au Figaro, spécialiste du Moyen-Orient. Prix Albert Londres 2006 pour ses reportages en Iran et en Irak, elle sillonne le monde arabo-musulman depuis 20 ans. Après Téhéran, Beyrouth et Le Caire, elle vit aujourd'hui à Istanbul, où elle continue à suivre de près l'actualité syrienne. Elle est également l'auteur des Pintades à Téhéran (Jacob-Duvernet), de Moi, Nojoud, dix ans, divorcée (Michel Lafon), de Tripoliwood (Grasset) et de Je vous écris de Téhéran (Seuil).
Dans cette enquête choc, le reporter Antoine Mariotti nous entraîne dans les coulisses de la guerre en Syrie. Il raconte le fiasco des Occidentaux à mener ce conflit complexe et pourquoi Bachar el-Assad est, envers et contre tous, toujours au pouvoir. Antoine Mariotti a interviewé une centaine d'acteurs majeurs du conflit en France, aux États-Unis, en Suisse, en Belgique, en Russie, en Syrie ou en Iran : des chefs d'État, des ministres, des conseillers, des diplomates, des espions, des militaires, des opposants et des membres du pouvoir syrien. Il montre la manière dont nos dirigeants ont pris leurs décisions, souvent contre l'avis de leurs experts, de leurs services de renseignement, les yeux rivés sur les sondages. Comment l'opposition en exil, déconnectée, a induit les Occidentaux en erreur. Comment la coalition internationale a frappé des cibles fictives pour satisfaire l'opinion publique. Et pourquoi la Russie n'est pas totalement maîtresse du jeu. L'auteur nous fait vivre, comme si on y était, les moments clés dans les ambassades à Damas, aux côtés d'Obama dans le bureau ovale, avec François Hollande à l'Élysée ou dans les négociations sans fin entre l'Américain John Kerry et le Russe Sergueï Lavrov. Voici le récit sidérant de dix ans d'une guerre interminable, de cascades de mauvaises décisions et d'aveuglement des puissances occidentales.
LA REVUE DOSSIER : Caroline Fourest, Anne Hidalgo, Bernard Kouchner, Bernard-Henri Lévy, Kendal Nezan et Manuel Valls dénoncent le silence des grandes puissances démocratiques face au drame des Kurdes, ce peuple qui a été le fer de lance de la défaite de l'État islamique, tandis que le général peshmerga Hajar Ismail livre un tableau complet des défis qui se posent désormais aux Kurdes d'Irak. Mais aussi : Fernando Arrabal revient sur sa captivité sous le régime franquiste et rend hommage à son père, le lieutenant antifranquiste Fernando Arrabal Ruíz, arrêté en 1936. Georges-Olivier Châteaureynaud signe une nouvelle kafkaïenne qui soulève la question de la régulation et de la perte de liberté et d'identité humaines : Oh, Bigdata! La revue publie pour la première fois Marius Jauffret et Mathias Domahidy, deux jeunes auteurs talentueux. SOMMAIRE Avec les Kurdes plus que jamais par Hajar Ismail, Caroline Fourest, Anne Hidalgo, Bernard Kouchner, Bernard-Henri Lévy, Kendal Nezan, Manuel Valls Oh, Bigdata! (La Rectification) par Georges-Olivier Châteaureynaud Les escaliers du malheur/ Tafiole de Parigot par Marius Jauffret Le jaguar et le captif par Fernando Arrabal Les cris du cochon par Mathias Domahidy Être ou ne pas être féministe par David Haziza LES AUTEURS BHL, Georges-Olivier Châteaureynaud, Caroline Fourest, Anne Hidalgo, Bernard Kouchner, Manuel Valls, Fernando Arrabal, Marius Jauffret, Mathias Domahidy, David Haziza, le général Ismail Hajar.
Comment s'est formée l'entité libanaise ? Quelles sont les dix-huit communautés religieuses ? Pourquoi le cèdre est-il le symbole du Liban ? Le pays est-il toujours en guerre avec Israël ? Pourquoi les conflits régionaux pèsent-ils si fortement sur le territoire ? Le Hezbollah contrôle-t-il la vie politique ? Pourquoi la population s'est-elle soulevée en 2019 ? Le Liban moderne, issu des bouleversements qui ont suivi la Première Guerre mondiale et l'effondrement de l'Empire ottoman, présente une grande singularité aujourd'hui menacée. Bâti sur un pacte fondateur multiconfessionnel, le système libanais inclut dans son gouvernement des représentants des différentes communautés. Cette particularité est à la fois sa richesse et sa faiblesse. Après une âpre reconstruction aux lendemains de la guerre civile, le pays peine à rebondir. La complexité de sa construction est d'autant fragilisée que son économie est en panne, sa classe politique divisée et corrompue et que sa jeunesse proteste contre le manque d'avenir. Terrain d'affrontement privilégié des ambitions contradictoires au Moyen-Orient, ce petit pays aux larges promesses se trouve à un tournant inédit. Xavier Baron présente en 100 points clés toute la complexité du Liban et décrypte, à la lumière de son histoire, les nombreux défis politiques, sociaux, économiques et régionaux qu'il doit affronter s'il veut conserver son ambition d'exception culturelle dans une région traversée par la violence.
Ce livre exceptionnel fait apparaître toute la profondeur et toute la richesse de l'un des sites religieux majeurs de notre planète : La Mecque. Ville où le prophète Mohamed est né et direction vers laquelle tous les musulmans se tournent pour prier. Ziauddin Sardar retrace, depuis les origines de la ville et le voyage d'Abraham, quatorze siècles d'une histoire parfois agitée. Car la Ville Sainte n'est pas seulement un lieu spirituel. En drainant chaque année trois millions de croyants, elle est un centre névralgique, un enjeu de pouvoir économique, politique et culturel qui façonne les esprits et exerce une influence considérable sur les événements du monde.
Qu'est-ce que le wahhabisme ? Qui est le prince Mohammed Bin Salman ? Que représente Vision 2030 ? Quelle place tiennent les femmes et les jeunes dans la société ? Pourquoi l'Arabie Saoudite a-telle déclenché une guerre contre le Yémen ? Pourquoi la tension avec l'Iran est-elle si vive ? L'Arabie Saoudite suscite fantasmes et inquiétudes : ségrégation entre les hommes et les femmes, absence de liberté d'expression, nature absolue de la monarchie. Aujourd'hui, les défis sont nombreux pour le Royaume et son nouveau dauphin Mohammed Bin Salman : réinventer l'économie politique avec « Vision 2030 », sortir de la dépendance pétrolière, affronter l'impasse de la guerre au Yémen ou encore répondre aux attentes de la jeunesse... 100 questions sont plus que jamais nécessaires pour comprendre la complexité historique, culturelle, religieuse, sociale et politique de l'Arabie Saoudite.