Christian Bernadac
Christian Bernadac
Hitler a toujours pensé que seul l'Est pouvait lui fournir les vastes territoires dont il avait besoin pour mettre en oeuvre sa politique d'"espace vital". Mais, pour Hitler, envahir la Russie, cela ne veut pas dire seulement bousculer et détruire l'Armée Rouge, cela veut dire effacer, sur l'ensemble du territoire conquis, toute résistance présente et future au National-Socialisme. Seront exterminés tous les fonctionnaires politiques, les Juifs, les Tsiganes, les Asiates inférieurs, tous ceux qui pourraient être une charge pour les vainqueurs. Quant aux autres, les survivants, ils seront du matériel d'esclavage au service des colons ou de l'industrie du Reich. Paradoxalement, pour diriger la nouvelle "colonie", le Führer choisit Alfred Rosenberg, l'apôtre de la renaissance des nationalismes qui composent l'U.R.S.S. Au-dessous de lui, les "assassins" d'Heinrich Himmler se chargeront des basses besognes. Rosenberg pour l'Union soviétique, Frank pour la Pologne, accepteront, en protestant du bout des lèvres, cette position impossible, mais ils l'accepteront en connaissant parfaitement les règles du jeu et ses conséquences criminelles. Ils les couvriront par devoir, par fidélité à Hitler et à son idéologie. Keitel, maréchal et haut responsable du commandement militaire, adoptera la même attitude. Et quand il prendra conscience de sa réelle culpabilité, Goering, de sa cellule de Nüremberg, lui ordonnera de se taire. Et il se taira. Quant à Paulus, il aurait pu, sans "tenir jusqu'à la mort", dégager une grande partie de ses forces de Stalingrad. Cette faiblesse de Rosenberg, Frank, Keitel, Paulus et tant d'autres, explique l'acceptation du crime permanent par un personnel politique ou militaire qui s'était livré, mains liées, à son dictateur. Un dossier indispensable pour mieux comprendre la réalité de l'horreur de la guerre dans les territoires d'Europe de l'Est.
Au début du XIXe siècle, une mystérieuse femme sauvage, aux cheveux blonds et à la peau cuivrée, défie les lois de la nature en vivant nue parmi les ours des Pyrénées.
1933-1945 : comment un peuple entier a pu basculer dans la folie nazie. À travers les archives de Nuremberg et les témoignages des principaux acteurs, Le glaive et les bourreaux plonge au cœur du mécanisme implacable qui a mené l’Allemagne à la.
De 1925 à 1945, l’ordre SS a imposé sa terreur au cœur du IIIe Reich. Découvrez comment une poignée d’hommes est devenue la machine policière la plus redoutable de l’Histoire, à travers des témoignages et archives inédits.
1933, Berlin : la Gestapo naît dans l’ombre du IIIe Reich. À travers des archives et des témoignages inédits, Christian Bernadac révèle comment cette police secrète est devenue le symbole absolu de la terreur nazie.
Deux hommes et seulement deux vont assumer le destin de la Kriegsmarine tout au long de la Seconde Guerre mondiale : Erich Raeder, qui croit aux cuirassés, et Karl Dnitz, qui croit aux sous-marins. Deux hommes qui ont cependant la même attitude, face à Hitler, en cette fin d'été 1939 : « Si nous entrions en guerre avec la Grande-Bretagne, nous ne pourrions que nous battre avec honneur et mourir. » Le rapport des forces préparé par le Haut État-Major est significatif : aux 22 grands navires de combat anglais et français, la Kriegsmarine ne peut opposer que deux cuirassés récents et trois de 10 000 tonnes (la construction des deux géants Bismarck et Tirpitz n'est pas achevée) ; aux 22 croiseurs lourds 2. La disproportion est encore plus flagrante pour les croiseurs légers : 61 contre 6 ; les destroyers ou torpilleurs, 255 contre 34 ; les porte-avions, 7 contre 1 en chantier, le Graf Zepelin, qui sera très rapidement désarmé, car la Luftwaffe de Goering n'a pas jugé utile de mettre au point un appareil embarqué. Quant aux sous-marins, Dnitz n'en possède que 23, sur les 57 de sa flotte, capables d'opérer dans l'Atlantique. Et cependant, avec cette Marine de poche, l'Allemagne va, non seulement tenir en échec la Royal Navy jusqu'à la fin de 1942, mais couper ses routes d'approvisionnement et réaliser le rêve impossible : isoler l'île. Lorsqu'en janvier 1943 Hitler choisit Dnitz pour remplacer Raeder et ordonne la mise en non-activité des grands bâtiments de surface, il est trop tard pour que les sous-marins puissent jouer un rôle décisif. Avec le développement des moyens de détection électroniques et la supériorité de l'aviation alliée, les « meutes » de U. Boot remportent six fois moins de succès que dans les deux premières années de guerre. Raeder et Dnitz furent jugés à Nuremberg. Raeder, condamné à la détention perpétuelle, devait être libéré pour raison de santé en 1955 ; quant à Dnitz, condamné à dix ans d'internement, il accomplit son temps. Tous deux ont publié leurs Mémoires. Récits « Pour l'Histoire », qui se veulent précis et sans passion ; techniciens d'une guerre technique, ne portant aucune responsabilité dans le national-socialisme et ses crimes. « Pour l'Histoire », ces « Vies » de Raeder et Dnitz doivent être complétées par la lecture des débats de Nuremberg, négligés par la plupart, sinon la totalité des spécialistes qui ont eu à traiter de la Kriegsmarine et de ses missions. Il est vrai que les interrogatoires, déclarations ou témoignages des commandants en chef et de leurs adjoints sont répartis dans plus de quarante volumes de comptes rendus et documents.
1933-1945 : comment un peuple entier a basculé dans la folie nazie. À travers les archives de Nuremberg et les témoignages des acteurs, Le glaive et les bourreaux révèle les mécanismes implacables qui ont conduit l’Allemagne à l’abîme.
1941, front de l’Est : Hitler lance l’opération Barbarossa. Derrière les lignes, Himmler et ses assassins préparent l’extermination systématique des populations.
Parce qu'il est un spécialiste de la Seconde Guerre mondiale, un passionné de préhistoire mais surtout un Ariégeois amoureux de sa terre, de ses montagnes, de ses gouffres, Christian Bernadac a voulu réinventer les personnages et les lieux qui ont hanté son enfance.
S'inspirant d'un événement historique jusqu'ici méconnu, Christian Bernadac nous livre une facette inattendue de son talent dans ce roman médiéval, pittoresque, et extraordinairement vivant. Nous sommes en 1320. Les lépreux de France, enfermés dans près de 3 000 commanderies, réunissent à Toulouse leurs délégués. Le chevalier Pons de Sabart est alors chargé, par le roi, de fomenter un complot qui pousserait les lépreux à empoisonner les sources et les puits du royaume, cela afin que le peuple se retourne contre eux. Le complot est découvert, les bûchers allumés. La lèpre disparaît de France, et le roi peut enfin s'emparer des terres et des richesses de ces exclus de la société. Amoureux éperdu d'Ombéline, Pons l'aventurier sera-t-il victime, à son tour, de la vaste manipulation qu'il avait organisée ? Fresque historique, peinte avec style et soin du détail, Le complot des lépreux fait aussi écho à bien des questions qui se posent à la conscience contemporaine.
L'enfer du seul camp exclusivement fémininRecueil de centaines de témoignages de survivants et de nombreux documents historiques, la série sur la déportation de Christian Bernadac constitue l'acte d'accusation le plus complet et le plus irréfutable contre la barbarie nazie.Le Camp des femmes est le titre de la série consacrée au camp de concentration de Ravensbrück, seul camp exclusivement féminin.De 1939 à 1945, cent dix-sept mille femmes de vingt-trois nationalités différentes ont été rassemblées par les nazis dans le camp de Ravensbrück. Initialement conçu pour dix mille détenues, ce camp fut un sommet de l'horreur : entassement, humiliation, faim, froid, épidémies, tortures physiques...Hantées par les sélections pour les chambres à gaz, les prisonnières vivaient également dans la peur d'être emmenées par les " marchands d'esclaves " de l'industrie allemande et les médecins nazis en quête de cobayes. Quatre-vingt-quatorze mille femmes déportées à Ravensbrück ne sont pas rentrées chez elles.
La réédition d'un témoignage exceptionnel.Le 2 juillet 1944, au lendemain du débarquement, la guerre semble presque finie. Ce jour-là pourtant, à Compiègne, le train 7909 part pour Dachau. Ils sont plus de 2 000 prisonniers entassés dans les wagons à bestiaux. Cent hommes par wagon. La température extérieure est de 34 degrés. Les gardiens S.S., irrités par un sabotage de voie et un déraillement de locomotive, interdisent le ravitaillement en eau. Les déportés perdent la raison... Le 5 juillet, sur le quai de débarquement de Dachau sont alignés plus de 500 cadavres de " voyageurs ". En s'appuyant sur de nombreux témoignages de rescapés, Christian Bernadac reconstitue ce voyage infernal jour par jour, presque minute par minute.
Préface d'Annette WieviorkaDes femmes sans nom, sans vêtements, le crâne rasé. Des objets. Des mannequins nus. Dans l'enfer d'Auschwitz, les femmes déportées ont connu les conditions de vie inhumaines, la violence des gardes, mais aussi l'entraide et la résistance. Rassemblant des témoignages de rescapées, Christian Bernadac retrace le quotidien de ces femmes prisonnières à travers les histoires de Mala, Danielle, Regina et toutes ces autres, anonymes ou non, qui livrent ici un chapitre essentiel de l'Histoire.
Les expériences médicales réalisées sur les déportés des camps de concentration sont l'un des chapitres les plus atroces de l'histoire nazie. Des médecins allemands, des professeurs d'université choisis par Himmler et encouragés par Hitler, renièrent toutes les règles morales de leur profession et utilisèrent ce " matériel humain voué à l'extermination ". Des sept ou huit mille cobayes, moins de cinq cents sont rentrés chez eux. L'auteur a recherché et retrouvé ces survivants. Leur témoignage et le dé
Les expériences médicales réalisées sur les déportés des camps de concentration sont l'un des chapitres les plus atroces de l'histoire nazie. Des médecins allemands, des professeurs d'université choisis par Himmler et encouragés par Hitler, renièrent toutes les règles morales de leur profession et utilisèrent ce " matériel humain voué à l'extermination ". Des sept ou huit mille cobayes, moins de cinq cents sont rentrés chez eux. L'auteur a recherché et retrouvé ces survivants. Leur témoignage et le dépouillement d'archives pour la plupart inédites ont permis à Christian Bernadac de retracer la monstrueuse histoire de ces " essais thérapeutiques " et d'évoquer la souffrance des déportés sacrifiés. Durée : 06H08
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Renouant avec la tradition de ses grandes enquêtes historiques sur les camps d'extermination de la Seconde Guerre mondiale - dix ouvrages, dont les témoignages inédits constituent l'acte d'accusation le plus complet et le plus irréfutable contre la barbarie nazie - Christian Bernadac s'est attaché dans « L'Holocauste oublié » au martyre inconnu de ce peuple du voyage, les Tsiganes, qui était condamné - au même titre que les Juifs - par les lois raciales du Reich. L'horreur et l'immensité de la « Solution finale » du problème juif ont, le plus souvent, masqué le massacre organisé des Tsiganes européens. Aucun Tsigane ne témoigna au procès de Nuremberg. Ce « silence » sur la disparition d'au moins 250 000 Tsiganes trouve une explication logique dans l'absence de langue écrite tsigane, mais aussi et surtout dans la « mauvaise conscience » de tous ceux qui ont eu à coeur, pendant des siècles, de mépriser, insulter, poursuivre, rejeter, condamner ces Bohémiens, Romanichels ou autres « voleurs d'enfants et de poulets », marginaux non par atavisme, mais par la seule force des attitudes de leurs contemporains. Sait-on que les autorités françaises avaient commencé l'internement « des Nomades » dans de véritables camps de concentration français, construits sur le territoire français dans les mois qui ont précédé la Seconde Guerre mondiale ? Christian Bernadac a retrouvé les archives de ces camps, que l'on néglige aujourd'hui encore de mentionner. Ces documents, et un ensemble inégalable de témoignages, ont permis à l'auteur de retracer dans « L'Holocauste oublié » la longue persécution de ces familles marquées, depuis « la fuite indienne », par une malédiction, en de nombreux points comparables à celle qui frappa la race juive. « L'Holocauste oublié », une révélation qu'il faut - enfin - avoir le courage de découvrir et de lire.
De l'Olympia ou de Bobino, ils en rêvent tous, les membres de la troupe du Djebel Tour, sorte de music-hall aux armées mêlant prestidigitateurs, chansonniers, danseurs, imitateurs, en un délirant cocktail préparé par Baraduc, le régisseur. Mais voilà, après les petits théâtres miteux d'Indochine et d'ailleurs, c'est l'Algérie qu'on leur a proposée parce que, comme le général l'a si bien dit : « Le contingent est notre bien le plus précieux et les fils de France ont le droit de se distraire ! » Avec une insouciance désarmante, ces artistes un peu ringards mais d'une générosité et d'un courage bouleversants, vont parcourir le pays en guerre, exécutant leurs numéros devant des soldats chahuteurs, ressuscitant le rire chez des gamins atrocement mutilés, déployant tout leur talent pour effacer des regards braqués sur eux la violence, la terreur et la mort. De ce roman à la fois grave et cocasse, on n'oubliera pas les héros involontaires et émouvants, figurants d'une guerre d'Algérie qu'on redécouvre, trente ans après, dans toute sa dimension humaine, aussi absurde que tragique.