Issue de la puissante et célèbre famille de banquiers florentins, Catherine de Médicis entre dans la maison des Valois par son mariage avec Henri de France, fils de François Ier. Son veuvage en 1559 la lie jusqu'à sa mort, en 1589, aux événements les plus marquants de l'histoire du royaume. Reine de France, régente et mère de monarques, la place qu'elle occupe sur l'échiquier politique du royaume est inédite. Dans ces temps particulièrement troublés, alors que les guerres de Religion secouent la France, Catherine de Médicis tente une politique d'apaisement entre catholiques et protestants. Elle est aussi l'une des plus grandes mécènes de son temps. Et pourtant, elle attire de nombreuses haines. Les romanciers ont contribué à la discréditer et les historiens ne l'ont guère mieux présentée, à l'instar de Michelet qui la nomme « l'immonde Jézabel » dans son Histoire de France. La vie de Catherine de Médicis, riche tant d'un point de vue politique que culturel, a alimenté nombre de rumeurs et de fantasmes, créant ainsi une véritable « légende noire ». La biographie que lui consacre Céline Borello rétablit une vérité historique bien plus complexe et nuancée.
Céline Borello
**Céline Borello** est **professeure d’histoire moderne à l’université du Mans** et une spécialiste reconnue de l’histoire du protestantisme et de la Renaissance. Auteure de plusieurs ouvrages sur les communautés réformées et la coexistence confessionnelle, elle a consacré sa thèse aux protestants de Provence au XVIIe siècle. Son travail sur *Catherine de Médicis* s’inscrit dans une démarche de **réhabilitation historique**, loin des préjugés et des fantasmes colportés depuis des siècles. Son expertise et son style pédagogique en font une référence pour comprendre les enjeux politiques et culturels de l’époque moderne.