Taleb Alrefai
Taleb Alrefai
Yacoub, un homme d'affaires koweïtien extrêmement riche, consacre tout son temps à la gestion de ses nombreuses entreprises, au détriment de sa femme Sheikha, aimante et frustrée, qui comble le vide de son existence par une consommation effrénée. Un de leurs quatre enfants, Ahmed, tombé dans les rets d'un prédicateur islamiste, a tourné le dos à sa famille pour s'engager en Syrie dans une organisation djihadiste. Alors que Yacoub est tourmenté par les choix et le sort de son fils, il se retrouve irrémédiablement attiré par une jeune femme iranienne qui travaille pour lui. Entretemps, Ahmed est kidnappé par un groupe terroriste rival qui réclame à son père une rançon colossale...
Lucien, ancien policier du Quai des Orfèvres, est brusquement réveillé une nuit d'orage par une prostituée, alors qu'il vient de s'assoupir dans sa voiture à proximité de la Place Stanislas à Nancy. Ne pouvant se résoudre à laisser cette femme en plein déluge, il accepte de la faire monter à bord, avant d'accepter de l'accompagner dans un petit hôtel voisin, trop las pour penser « à la bagatelle ». Cette rencontre va l'amener bien malgré lui à plonger de nouveau dans le monde du crime organisé, à cause de ces quelques lignes sur un mot abandonné sur la table de nuit : « Dimanche Dix. Quinze heures. Parc de la Pépinière. Arbre aux quarante écus »... Ce roman porte en lui une réflexion sur l'étrangeté des rencontres, aux confins du fatalisme et du déterminisme.
Un homme d'affaires koweïtien fait à Taleb Alrefai une étrange proposition : écrire un roman dont il serait le personnage principal. L'auteur est décontenancé car l'homme qu'il a en face de lui dégage une aura de puissance et de réussite, ses bureaux sont luxueux, et il est une personnalité publique de premier plan dans l'Émirat. N'a-t-il plus rien à désirer que de devenir un personnage de roman ? Après beaucoup d'hésitations, Taleb finit par accepter l'offre, assortie de conditions financières généreuses, mais il réalise rapidement que l'entreprise n'est pas viable. Son "héros" lui échappe à mesure que les sphères professionnelles et familiales de son existence se brouillent. Nulle oeuvre littéraire, autant que L'Impossible Roman de l'honorable monsieur K., ne nous plonge dans la société koweïtienne d'aujourd'hui, avec ses antagonismes de classes, de générations et de cultures. Elle porte une réflexion oblique sur le prestige dont jouit encore la littérature, sur sa puissance de suggestion de la réalité, et par conséquent sur la censure politique, mais aussi sociale, qui tente souvent de la faire taire.
Rayyane est une adolescente koweïtienne née avec une déformation de ses organes sexuels, d'origine génétique, et qui vit depuis l'enfance avec le sentiment confus d'être un garçon.
Inspiré par la vie du célèbre marin Ali Al-Najdi (1909-1979), à partir de ses souvenirs d'enfance et des récits de ses aventures rapportés par son petit-fils et ses amis, ce roman concis et mélancolique témoigne de l'ancienne passion des Koweïtiens pour la mer, avant les transformations qui ont affecté la société et le paysage urbain sous l'effet de l'exploitation du pétrole.
Dans ce roman mêlant fiction et réalité, Taleb Alrefai met en scène son propre personnage, témoin d'une histoire d'amour dont il nous livre les soubresauts avec compassion, sans porter de jugement. Une jeune Koweitienne, Kawthar, défie sa famille, pourtant libérale, et dévoile aussi bien le machisme ambiant que le mensonge et la dissimulation dans la vie sociale et intime des femmes.
Un jeune professeur égyptien s'installe au Koweït dans l'espoir d'y trouver un Eldorado. Il est finalement mal logé, au chômage et enlisé dans les méandres des impasses administratives, comme des milliers de travailleurs venus des confins de la région pour tenter leur chance.