Suzanne Doppelt
Suzanne Doppelt
Visiter la planète, sans se douter que derrière le décor, il y a un monde caché, une vie parallèle, un univers étrange ou effrayant, projection de nos rêves, nos craintes ou nos espoirs. Six destinations, six nouvelles, pour un périple au coeur de l'Histoire, aux confins de sociétés qui s'égarent, refusant de considérer l'essentiel, le respect de l'humain et la sauvegarde de notre terre d'accueil, la planète Terre.
Le point de départ de ce livre : la pièce de Lucinda Childs Dance (1979) qui a profondément marqué l'histoire de la danse contemporaine. Musique lancinante de Phil Glass et scénographie aérienne de Sol LeWitt. Répétitions hypnotiques, variations infimes, schématisation à l'infini, réglage au millimètre près, des glissements sans histoire, sans effets, un transport quasi imperturbable, une intensité sans aucune affectation. Et par intermittence s'allume un écran invisible, l'image filmée des danseurs se mélange avec les corps vifs devenus des miniatures spectrales. Un véritable vertige. Un dispositif qui ressemble singulièrement à une boite d'optique : les danseurs passent comme les images dans une chambre noire, des présences fantômes, un battement entre apparition et disparition, Dance est un vrai carrousel. Qui a suggéré une échappée vers le récit de Jensen, Gradiva, fantaisie pompéienne (1903), qui montre une femme désincarnée à la démarche si spéciale - presque une danse, dans une ville morte, une chambre noire. Ce livre s'articule donc autour de trois pôles, la chorégraphie de Lucinda Childs dont on a tiré des fils comme elle tire des lignes, Gradiva, le texte de Jensen, et la camera oscura dont se servait les peintres de la Renaissance. Mais en réalité il n'y a qu'un lieu, celui où tout se passe, s'échange, se répond, une chambre d'écho dans laquelle les trois voix forment une ritournelle.
Une belle relation épistolaire à l'heure du portable et des réseaux sociaux. Qu'est-ce qui peut justifier que Charlotte décide de rompre le pacte fait avec Meï, son amie de papier, de ne construire leur amitié que par écrit et aucun autre moyen ? Si elle décide de lui téléphoner, c'est certainement que les choses sont graves. Mais à 14 ans, ce n'est pas évident de savoir ce qui est vraiment grave ou pas. Si c'est une histoire de coeur, Meï pourra l'aider en tant que spécialiste du sujet. L'adolescence s'installe et ajoute de belles feuilles aux vies déjà bien remplies de Meï et Charlotte.
ni pendu ni au pied d'une potence, mais à Vianden une araignée, un rhino au carnaval, un lion dans un studiolo, dans une mare une chorale de grenouilles, etc. l'animal figure, sa note inimitable
ni pendu ni au pied d'une potence, mais à Vianden une araignée, un rhino au carnaval, un lion dans un studiolo, dans une mare une chorale de grenouilles, etc. l'animal figure, sa note inimitable
Thomas entre dans le parc comme on rentre dans une image et Comme si de couleurs les ondes on teignait Ou si l'air et le vent de couleurs on peignait, et c'est du septième art.
Thomas entre dans le parc comme on rentre dans une image et Comme si de couleurs les ondes on teignait Ou si l'air et le vent de couleurs on peignait, et c'est du septième art.
Le 29 juin de chaque année le passé revient, si rien ne l'arrête il devient une habitude, avec le masque de l'araignée et celui de la stupeur.
tu dois jouer pour devenir sérieux celui-là improvise à la fenêtre un enfant bien avisé qui s'amuse avec son pipeau antique c'est un joli jeu solitaire une partie en maniaque
tu dois jouer pour devenir sérieux celui-là improvise à la fenêtre un enfant bien avisé qui s'amuse avec son pipeau antique c'est un joli jeu solitaire une partie en maniaque
Ce livre est un précis d'architecture inversée. Il se demande comment déconstruire une maison, sachant que là où je peux être somnambule sans erreur, elle commence.
Ce livre est un précis d'architecture inversée. Il se demande comment déconstruire une maison, sachant que là où je peux être somnambule sans erreur, elle commence.
C'était un minuscule animal, une araignée au bout d'un fil sous un riche plafond plein d'îles et de presqu'îles, aussi pendue que le moineau, aujourd'hui c'est une flèche ou peut-être un râteau, voilà comment un phénomène devient une obsession...
C'était un minuscule animal, une araignée au bout d'un fil sous un riche plafond plein d'îles et de presqu'îles, aussi pendue que le moineau, aujourd'hui c'est une flèche ou peut-être un râteau, voilà comment un phénomène devient une obsession...
mais l'air dès que vient le jour est plein d'images mobiles auxquelles l'oeil sert de cible ou d'aimant