Sophie Moirand
Sophie Moirand
Ce volume rassemble les contributions de chercheurs de différentes aires culturelles autour de la notion d'événement, objet porteur de sens différents et, de ce fait, transversal à différentes disciplines des sciences humaines et sociales (histoire, sociologie, sciences du langage, sciences de la communication, sciences politiques...), ici représentées.Si, comme dit le dictionnaire d'usage, l'événement est « ce qui arrive », c'est également « ce qu'il devient » au fil du temps, c'est-à-dire comment on le raconte, le nomme, le qualifie, le mémorise, et comment il se transforme lorsqu'il est « saisi » par la langue et la communication et qu'il devient ainsi objet de discours. Car l'événement, c'est également «ce qui est important pour l'homme».Dire l'événement, c'est s'interroger sur ce qu'il représente, au-delà de l'expérience individuelle et du ressenti émotionnel : ce qu'il en reste dans l'histoire d'une société et chez ses acteurs, ce qu'il devient dans les mémoires collectives lorsqu'on en use comme un précédent pour envisager l'avenir, ou bien lorsqu'on l'oublie ou qu'on le nie. Dire l'événement, c'est finalement contribuer à le construire, à le représenter et à s'interroger sur ses référents, ce que cet ouvrage s'emploie à comprendre et à expliquer autour de cinq thèmes porteurs d'interrogations transversales : l'événement dans l'espace social ; la médiatisation des événements ; l'histoire, l'oubli, la mémoire ; le nom d'événement et le non-événement ; la langue et l'événement... L'événement est une notion qui devrait intéresser tout citoyen curieux de comprendre ce qui se passe dans le monde et l'environnement dans lesquels il vit et avec lesquels il interagit.
Une journée scientifique a réuni en mars 2003 à Paris des spécialistes européens de l'argumentation. À l'issue de cette rencontre, J.-M. Adam, G. Declercq, O. Ducrot, F.H. van Eemeren et P. Houtlosser, J.-B. Grize, C. Plantin et G. Vignaux ont accepté d'expliciter par écrit leurs choix théoriques ainsi que leurs orientations actuelles. Les contributions rassemblées dans cet ouvrage abordent des questions fondatrices du champ de l'argumentation, et s'adressent, au-delà des chercheurs ou des futurs chercheurs du domaine, à tout lecteur qui, à des titres divers, est conduit à produire du discours argumentatif : enseignants, étudiants, hommes politiques, journalistes, communicateurs..., ainsi qu'aux destinataires d'un tel discours - c'est-à- dire, in fine, à tout citoyen soucieux de porter un regard éclairé sur les messages qu'il reçoit. Ce volume met également au jour le fil directeur qui réunit « aujourd'hui » ces positions théoriques « en confrontation » : la dimension langagière de l'argumentation, et l'héritage de l'ancienne rhétorique, qui témoigne d'un fonds commun à la culture européenne. Il constitue de ce fait à la fois une introduction aux travaux des spécialistes ici réunis et une base de réflexion sur le champ des études argumentatives, dans son autonomie, et en relation avec d'autres domaines connexes : analyse du discours, études théâtrales, linguistique textuelle, pragmatique, sciences cognitives.
Cet ouvrage propose une mise en perspective des conceptions théoriques du discours avec les utilisations que l'on fait de cette notion dans l'enseignement des langues, en particulier du français. Il pose les bases conceptuelles et descriptives d'une linguistique de discours, qui permet de se repérer aisément dans les variations discursives des univers littéraires, médiatiques et spécialisés. Il offre des exemples d'analyses sur des objets divers, produits dans ces domaines, et où se définissent aujourd'hui des lieux de rencontre entre spécialistes des discours et spécialistes de l'enseignement d'une langue.