Sandrine Treiner
Sandrine Treiner
"Le 16 mai 1871, la colonne Vendôme, symbole des guerres napoléoniennes pour les uns, oeuvre d'art pour les autres, a été détruite. Après la Commune de Paris, Gustave Courbet, accusé à tort d'être seul responsable de la démolition, a été traduit devant un conseil de guerre. Le meilleur ami de mon père, Jean, un peintre que je connais depuis l'enfance, m'a mise sur la piste de cette énigme historique et judiciaire comme on commande une enquête à un détective privé. Que reprochait-on au juste à l'artiste ? Son engagement socialiste ? D'avoir transformé les regards sur la société en remplaçant, dans ses toiles, les dieux et les rois par de simples mortels ? À mesure que je suis remontée à la source de l'affaire, l'enquête a pris un tour plus intime. Et très actuel. La politique, la culture, l'art pour tous, la radicalité : autant de questions qui m'occupent et traversent Ma vie avec Courbet." S.T.
"Le 16 mai 1871, la colonne Vendôme, symbole des guerres napoléoniennes pour les uns, oeuvre d'art pour les autres, a été détruite. Après la Commune de Paris, Gustave Courbet, accusé à tort d'être seul responsable de la démolition, a été traduit devant un conseil de guerre. Le meilleur ami de mon père, Jean, un peintre que je connais depuis l'enfance, m'a mise sur la piste de cette énigme historique et judiciaire comme on commande une enquête à un détective privé. Que reprochait-on au juste à l'artiste ? Son engagement socialiste ? D'avoir transformé les regards sur la société en remplaçant, dans ses toiles, les dieux et les rois par de simples mortels ? À mesure que je suis remontée à la source de l'affaire, l'enquête a pris un tour plus intime. Et très actuel. La politique, la culture, l'art pour tous, la radicalité : autant de questions qui m'occupent et traversent Ma vie avec Courbet." S.T.
« Ne venez pas. Nous nous sommes trompés ». Manya Schwartzman, jeune révolutionnaire, quitte sa terre natale, la Bessarabie, pour construire le socialisme en Union soviétique et disparaît en 1937 dans les grandes purges staliniennes après ce dernier message aux siens. Pour traverser le fleuve, elle s'est émancipée des archaïsmes du monde juif, de son pays, de sa condition sociale. La Révolution n'était pas une pensée pour elle, mais une nécessité vitale. Parce que l'idée d'une tombe sans nom lui déplaît, Sandrine Treiner mène l'enquête pour arracher son héroïne à l'anonymat des fosses communes. Voyage dans des territoires et des idées perdues, au coeur des steppes ensoleillées baignées par la mer Noire, ce récit est d'abord une réparation. Et une rencontre avec Manya S., héroïne déterminée et trahie, rendue à la vie et, par ces lignes, à son engagement et à sa lucidité.