Samson Pierre
Samson Pierre
Fait historique méconnu : en mars 1933, Nikita Zynchuck, immigrant et chômeur, est abattu d'une balle dans le dos par un policier. Le récit de cet événement et des jours qui l'ont suivi nous entraîne dans le Montréal cosmopolite d'alors, marqué par la Crise, la misère, les tensions entre les religions et entre les cultures, sans oublier les poussées insurrectionnelles des communistes. Roman social, «Le Mammout» tire de l'oubli un quidam qui, en déclenchant malgré lui une émeute, est passé bien près de devenir le porte-étendard d'une révolution autrement moins tranquille que celle que le Québec a connue. Finaliste, Prix littéraire des collégiens 2021 Finaliste, Grand Prix du livre de Montréal 2020 Prix Jacob Isaac Segal 2020 Finaliste, Prix des Libraires 2020, catégorie «roman québécois» Dans la présélection du Prix France-Québec 2020
«Un premier roman. Et quel roman! Il y a longtemps qu'un romancier québécois n'y était allé de la sorte pour saisir son lecteur.» - Hervé Guay, Le Devoir «Un roman d'amour et de passion, fort et poignant. Voyage au bout de la nuit.» - Raymond Bertin, Voir «C'est une surprise! C'est un événement! C'est une merveille! On pense souvent à Vargas Llosa, à Garcia Marquez ou à Carlos Fuentes en lisant ce roman.» - André Roy, Fugues «Pierre Samson est un de ces romanciers dont la première oeuvre ne promet rien : elle arrive, elle est là, elle ne pourrait pas ne pas être. C'est Le MESSIE DE BELÉM et son inoubliable personnage, Jadson Caldeira.» - Réginald Martel, La Presse «J'avoue mon enthousiasme, car je crois qu'un auteur est né là entre ces violences et ces effusions, qu'un auteur à suivre absolument vient de nous livrer à la fois une surprise et une réussite.» - Hugues Corriveau, Trois
Une communauté soumise à des traditions étranges vit retranchée dans sa forteresse de briques, recroquevillée autour d'un escalier mystérieux, abreuvée d'histoire, nourrie de légendes et réfractaire au vide du progrès tonitruant. L'irruption d'un intrus rompu aux lois amphigouriques traçant la destinée des habitants menace la sérénité des lieux convoités par des spéculateurs. Arabesques est un texte protéiforme feignant d'épouser les contours du recueil de nouvelles, du témoignage romancé, de l'échappée historique, du suspense politique. OEuvre touffue, voire monstrueuse, composée de digressions et trouée de fuites temporelles et géographiques, elle n'offre ni solutions ni leçon ni pâmoison ni entourloupette morale.
Chargé de vider le triplex de son père ébéniste, Lévy y retrouve, entremêlés aux outils et aux travaux de menuiserie, des épisodes relégués aux confins de sa mémoire. S'ajoutent des découvertes troublantes sur l'homme qu'il a gardé à distance pour des raisons qui, constate-t-il, lui ont jusque-là échappé. Épaulé par sa conjointe enceinte et par une jeune femme aux noms changeants et à la langue bien pendue, Lévy se rapproche de l'auteur de ses jours à mesure qu'il revisite le monde de son enfance, dans une touchante traversée des apparences vers la vérité des êtres. Après La maison des pluies, Pierre Samson explore sous un nouvel angle, plus familial, le thème de notre habitation du temps présent. Cette maison du père, à l'oriel jetant des feux multicolores sur des années oubliées, abrite un futur secrètement espéré. Peut-être le fils arrivera-t-il à la conclusion que, si son destin semble écrit d'avance, il ne tient qu'à lui de le lire autrement.
Que doit faire un critique littéraire si le fruit de son labeur connaît un retentissement comparable à un cri dans le désert ? Ivanhoé McAllister croit avoir trouvé, sinon la solution, le baume idéal : laisser libre cours à son imagination. Or, s'il jouit soudain d'une attention aussi timide qu'inespérée, Ivanhoé doit en encaisser les dramatiques conséquences. Heureusement pour lui, il constatera qu'on se relève plus facilement de ces catastrophes si, le sort et la veulerie aidant, elles s'abattent sur autrui. Une prose aux airs faussement désinvoltes portée par une narration espiègle et des personnages truculents, voilà ce que propose Catastrophes, un roman qui décoche ses flèches sur tout ce qui scribouille, grenouille et... cafouille dans le milieu littéraire. Se reconnaîtra bien qui peut!
Après de nombreuses années passées à patrouiller la planète en quête de langues en voie de disparition, Benjamin rentre au bercail pour donner un cours d'introduction à la linguistique. Or, voilà qu'il apprend une nouvelle troublante. Il aurait un fils, issu d'une des nombreuses histoires d'amour qu'il a connues sur la planète. Et le jeune homme cherche non pas à retrouver ce père inconnu, mais à redéfinir son passé. Se lançant à la poursuite de ce fils, Benjamin entreprend un étrange périple. En effet, il revisite sa propre vie, mais guidé par les fantômes d'épisodes qu'il avait plus ou moins oubliés. Voilà donc que cet adorateur des mots - et de leur exactitude - se voit entraîné dans un voyage presque irréel. Mi-Ulysse, mi-Petit Poucet, il va à la rencontre d'un passé qu'il ne reconnaît plus. Escorté de ses fidèles amis Tito et Big Daddy, qui forment un couple explosif, d'une jolie étudiante et de son Viking d'amant, il remonte le cours de sa vie, ballotté par des souvenirs qui, en vérité, ne lui ont jamais appartenu et qui brouillent jusqu'au temps lui-même. Enfilant les méandres inattendus et les étapes saugrenues, il doit se résoudre à admettre ce qui se présente comme des évidences : il n'y a ni passé ni présent et notre propre vie, comme une langue, ne nous appartient pas.