Robert de Saint Jean
Robert de Saint Jean
"Si les murs du château de Windsor pouvaient parler, ils nous raconteraient de drôles d'histoires ! Des histoires qui remontent à loin, très loin, plus de mille ans de secrets, de mariages arrangés, de passions inattendues, mêlant un pouvoir autrefois absolu, aujourd'hui représentatif. Mille ans d'affaires politiques, de guerres, de coups montés, d'alliances et de trahisons. Un destin fascinant qui fait la fierté des Britanniques et la magie du plus vaste et du plus grand château du monde encore habité. Pour la reine Elizabeth II, décédée le 8 septembre 2022 à l'âge vénérable de quatre-vingt-seize ans, Windsor était avant tout sa maison. La reine était Windsor, et Windsor était la reine." Stéphane Bern nous ouvre les portes du château de Windsor, ce coeur battant de toute l'histoire familiale britannique. L'épopée historique, émouvante, parfois dramatique, d'une dynastie connue sous le nom de Windsor. Plongez dans les couloirs de la monarchie !
Journaliste, écrivain, personnalité du Tout-Paris des arts et de la politique pendant plus de cinquante ans, Robert de Saint Jean a été l'intervieweur, le confident et l'ami des plus grands écrivains. Ce livre est le récit d'une vie où il a été le témoin privilégié d'un siècle de littérature, entre guerre et fracas du temps. Voici Paul Morand, Jean Cocteau, Pierre Drieu de la Rochelle, André Malraux et bien d'autres encore... Avec Passé pas mort, Robert de Saint Jean semble vouloir priver la posterité de sa pompe en parcourant le passé vite et gaiement. Recueillant tel ou tel souvenir selon l'agrément de sa mémoire, endiguant telle plate période pour en privilégier telle autre pleine de talent, le voici seul ordonnateur des entrées dans l'éternité, en homme de goût, de plaisir et de style.
Journal d'un journaliste (première édition : Grasset, 1974) débute au lendemain d'une soirée chez Cocteau en 1927 et se clôt en 1971 par la relation d'une discussion avec André Malraux. Un demi-siècle de portraits et de confidences. L'auteur ne fréquente pas que les gloires. L'homme de la rue est là aussi, dont il recueille les perles. Cela ne fait pas oublier la grande histoire. De l'arrivée de Hitler au pouvoir aux horreurs de la guerre, Saint Jean n'oublie rien. Certains personnages reviennent dans ce passionnant journal : Green, Cocteau, Gide, Malraux, Mauriac, d'autres surgissant pour des portraits inattendus, tels Julien Gracq, Arthur Koestler ou Albert Camus. Et l'auteur est toujours juste. Un adjectif lui suffit pour dévoiler Louis d'Aragon ou le général de Gaulle. Journal d'un journaliste dessine une comédie humaine. Julien Green y occupe une large part. Comme il disait lui-même de Saint Jean : « Il est toujours intéressant par quelque bout qu'on le prenne. »
« On a essayé d'esquisser dans cet ouvrage, et bien moins par des chiffres que par des tableaux, des petits faits vrais et des impressions de voyage, une psychologie du Rooseveltisme. La vraie révolution américaine n'a-t-elle pas été surtout psychologique ? Tâchons de bien la comprendre au moment où elle entre dans une seconde phase, et peut-être dans le déclin. On souhaiterait faire sentir que M. Roosevelt a fortifié l'Etat sans asservir l'homme, qu'il n'a pas traité ses concitoyens comme des choses, qu'il a façonné son oeuvre avfec de la cire et qu'il peut encore la modifier... »Robert de Saint Jean
Je n'aurais pas écrit ce livre de bord, à la fois intime et professionnel, si je n'y avais été engagé par la lecture d'une lettre reçue au sujet d'un ouvrage précédent ({Journal d'un journaliste}) : "On ne peut dire mieux que la couverture, c'est le journal d'un honnête homme du XXe siècle. En ajoutant néanmoins que la distance dont vous parlez s'applique aussi, curieusement, au domaine de poésie qui oriente vos notations. Vous lui donnez la proximité des lavis chinois, qui semblent protéger ce qu'ils figurent, en exprimer l'éphémère par un autre éphémère, celui de l'art, qui le métamorphose au passage. Ceux qui ne voient dans vos souvenirs que ceux d'un homme d'esprit me semblent les comprendre assez mal." Signé : André Malraux. Mon récit d'aujourd'hui commence à l'époque de l'omnibus à trois chevaux "Madeleine-Bastille" mais n'est empreint d'aucune nostalgie pleurnicharde. Mon passé mort est bien vivant pour moi et je le revis chaque matin. L'anecdote me sert à traduire les temps forts de mon enfance et de mon âge adulte, à évoquer de nombreux grands bonshommes avec qui j'ai fait un brin de chemin, de Montherlant au magnat de presse Jean Prouvost, de Mauriac au président Roosevelt, etc. "Venons-en au sérieux, à l'anecdote", déclarait un monsieur qui n'avait rien d'un plaisantin, Hippolyte Taine.