Philippe Testa
Philippe Testa
Un monde en ébullition. Partout en Europe, des pannes d'électricité de plus en plus fréquentes alarment les populations. Privés pendant quelques heures de la lumière et des commodités technologiques, les humains s'enfoncent dans une lente détresse. Alors que les derniers fusibles de l'ordre social vacillent, l'obscurité gagne du terrain et révèle par contraste ce qu'une société de la compétition cannibale produit de plus saillant. Dans L'Obscur, l'histoire locale et l'histoire globale s'entrelacent dans le regard impuissant du narrateur, manifestement atteint d'un trouble du spectre autistique. A l'instar du glaçant Journal de nuit de Jack Womack ou de La Route de Cormac McCarthy, Philippe Testa interroge et décrit avec minutie - et parfois jusqu'au dégoût - ce que la crise peut nous faire advenir : socialement et existentiellement.
Mitterrand prétendait "changer la vie" en 1981. La présidence Chirac s'est enrayée sitôt commencée. Le repli s'est poursuivi, bon an mal an, sous leurs successeurs qui n'ont pas toujours démérité. La France n'a certes pas encore touché le fond, mais elle s'est laissée aller. Ce qui n'empêche ni les plaisirs, ni les joies, ni les chansons qui égaient notre vie, ni la nostalgie de ceux qui nous ont quittés - Aragon, Barbara, Johnny Hallyday, Belmondo... J'ai voulu raconter comme je l'avais vécu ce temps de faux espoirs et de vraies ruptures, dans un va-et-vient entre nos perceptions d'alors et notre regard d'aujourd'hui. Avec la conviction qu'il n'y a jamais de fatalité en histoire. F.-O. G.
Mitterrand prétendait "changer la vie" en 1981. La présidence Chirac s'est enrayée sitôt commencée. Le repli s'est poursuivi, bon an mal an, sous leurs successeurs qui n'ont pas toujours démérité. La France n'a certes pas encore touché le fond, mais elle s'est laissée aller. Ce qui n'empêche ni les plaisirs, ni les joies, ni les chansons qui égaient notre vie, ni la nostalgie de ceux qui nous ont quittés - Aragon, Barbara, Johnny Hallyday, Belmondo... J'ai voulu raconter comme je l'avais vécu ce temps de faux espoirs et de vraies ruptures, dans un va-et-vient entre nos perceptions d'alors et notre regard d'aujourd'hui. Avec la conviction qu'il n'y a jamais de fatalité en histoire. F.-O. G.
Recette de meurtre : 1 homme trapu qui maltraite son épouse 1 petite épouse bien tendre 1 dur à cuire de taille moyenne qui en pince pour l'épouse 1 fusil de chasse 1 petite ville du Karoo marinée au secret 3 bouteilles de brandy Klipdrift 1 poignée de piments 1 jardinier inoffensif 1 New-Yorkaise chaude comme la braise 7 adventistes du septième jour (parés pour la fin du monde) 1 détective amatrice avec un coeur d'artichaut 2 policiers pleins de sang-froid 1 poignée de fausses pistes et de suspects bien mélangés 1 pincée d'envie Jetez tous les ingrédients dans une grande casserole et laissez lentement mijoter pendant quelques années en remuant avec une cuillère en bois. Vers la fin, ajoutez le piment et le brandy, puis montez le feu.
Recette de meurtre : 1 homme trapu qui maltraite son épouse 1 petite épouse bien tendre 1 dur à cuire de taille moyenne qui en pince pour l'épouse 1 fusil de chasse 1 petite ville du Karoo marinée au secret 3 bouteilles de brandy Klipdrift 1 poignée de piments 1 jardinier inoffensif 1 New-Yorkaise chaude comme la braise 7 adventistes du septième jour (parés pour la fin du monde) 1 détective amatrice avec un coeur d'artichaut 2 policiers pleins de sang-froid 1 poignée de fausses pistes et de suspects bien mélangés 1 pincée d'envie Jetez tous les ingrédients dans une grande casserole et laissez lentement mijoter pendant quelques années en remuant avec une cuillère en bois. Vers la fin, ajoutez le piment et le brandy, puis montez le feu.