Philippe Lacoche
Philippe Lacoche
J'ai la Picardie facile, je l'avoue. J'aime cette région ; j'aime ma région. Je lui dois beaucoup ; vieille maîtresse fidèle, elle m'accompagne depuis soixante-six ans. Et il faudrait qu'elle me joue un tour pendable pour que je prenne la décision de m'en séparer. Dans cet essai intime et érudit, Philippe Lacoche dévoile sa Picardie, son histoire tourmentée, ses hommes de lettres, ses paysages époustouflants et son âme singulière.
Découvrez Oh, les filles ! : un recueil de nouvelles où les femmes, héroïnes ou simples silhouettes, mènent la danse et bousculent les destins.
Dans un petit village de la Drôme, on fête la fin des vendanges. Parmi la joyeuse assemblée, un homme attire les attentions et les convoitises. Ses cheveux blonds et son magnétisme lui ont valu un surnom : Brian, comme Brian Jones, le guitariste mythique et fondateur des Rolling Stones. Alors que l'orage gronde, il enfourche sa mobylette bleue, une Motobécane AV88 à l'ancienne, et s'éclipse. Que cherche-t-il à fuir, en bravant ainsi la pluie qui tombe, drue comme jamais, sur les routes départementales ?Par petites touches, Philippe Lacoche remonte le cours du passé, entre la Picardie et Paris, en s'attardant dans ces années 70 qui lui sont chères. Sur fond de musique rock et psychédélique, il nous attache aux fêlures d'une singulière bande qui a voulu vivre comme dans un rêve libertaire. Les derniers des Mohicans, c'étaient eux. Romancier, nouvelliste et parolier, Philippe Lacoche a publié plus d'une quarantaine de livres dont HLM (Le Castor astral, Prix Populiste 2000), Le Chemin des fugues (Le Rocher, Prix des Hussards 2018) ou encore Mise au vert (Le Rocher, 2019). Il collabore au Courrier picard, à Best et à Service littéraire.
À soixante ans, Pierre Chaunier est un journaliste à l'ancienne, incurable nostalgique du monde d'avant. Hussard rouge, il porte à la boutonnière sa nostalgie des Trente Glorieuses et son dégoût des nouvelles technologies. Récemment quitté par une jolie chanteuse, Pierre pensait s'en sortir à coups de Prozac. Peine perdue. Il s'est remis à la Pucelle, une bière pression artisanale, a découvert les vins bio. Des cuites entre copains suivent. Des conquêtes d'un soir apparaissent. Une rencontre fulgurante avec l'Orangée de Mars, envoûtante dame brune, n'en finit pas de hanter le narrateur. Mais dans les aubes blêmes de sa chère Picardie, les réveils de Pierre sont de plus en plus difficiles...Le Chemin des fugues explore l'intimité d'êtres fragilisés par notre «bel aujourd'hui», tout en poursuivant une impossible beauté, celle qui peut sauver le monde et le coeur des hommes. Écrivain, journaliste et parolier, Philippe Lacoche est l'auteur d'une trentaine d'ouvrages, principalement romans et recueils de nouvelles, remarqués par de prestigieux jurys littéraires et salués par la critique.
Pierre Chaunier, journaliste à l'ancienne, entame une belle histoire avec « l'Orangée de Mars ». Avec elle, il partage plaisirs de la chair, affinités littéraires et dégoût de l'ultralibéralisme qui gangrène la société. Un matin, ils décident d'agir : « Et si on plaquait tout pour fonder une communauté dans le Vaugandy ? » Ils parviennent à convaincre leurs amis et achètent une fermette perdue. Mais la petite bande et ses idées originales font rapidement des envieux. Un mystérieux voyou en col blanc s'est mis en tête de convertir le phalanstère humaniste et libertaire en un fleuron du capitalisme. Parviendra-t-il à ses fins, tandis que la révolte gronde dans le Vaugandy et partout en France ? Dans cette fable politique à l'humour rabelaisien, Chaunier et sa fine équipe vont mener une héroïque bataille qui risque bien de faire vaciller jusqu'au président de la République lui-même. Né en 1956, Philippe Lacoche est journaliste au Courrier Picard. Il est l'auteur de plusieurs recueils de nouvelles et de romans salués par la critique. Le chemin des fugues (Le Rocher), qui mettait déjà en scène Pierre Chaunier, a reçu le prix des Hussards 2018.
Elle revient de Paris. Elle lui apprend qu'elle a rencontré un autre homme.Lui est près du feu.Dehors, il fait déjà presque nuit. C'est la fin de l'automne. Il est 18 heures.Le compte à rebours a commencé : il se donne vingt-quatre heures pour tenter de la convaincre de rester auprès de lui.D'interrogations en souvenirs, d'éclats de voix en pardons, les deux amants se déchirent, se consolent, s'éloignent, pour mieux se retrouver, se plongent dans le passé pour éviter de voir l'avenir.Ce couple en péril tente de comprendre, de répondre à la question, celle que tous se sont un jour posée : comment en sommes-nous arrivés là ?
Well, you brought this on yourself. Not only were you browsing the Russian classics section - literature with a reputation so dour and depressing that it has reached meme status, but when you on top of that pick out the one book titled "Sorrow", we can only imagine that you've taken the advice of the people complaining about your sunny disposition and the spring in your step. Fortunately, you're in good hands as Chekhov is a virtuoso of the moody human blues. The plot is very simple: An old man must take his wife to the hospital before she expires. Then we learn that it's a 20 mile trip on an awful road, that it's biting cold and snowing, that the man is an alcoholic (and a mean one at that), that his horse is a wreck and then real adversity eventually sets in. Still, Russian literature is famous for a reason - and that reason might just be its similarity to Finnish sauna tradition: That sometimes you have to go roll around naked in the cold, cold snow to truly appreciate the nice, relaxing warmth you have around you. A prolific writer of seven plays, a novel and hundreds of short stories, Anton Chekhov (1860-1904) is considered one of the best practitioners of the short story genre in literature. True to life and painfully morbid with his miserable and realistic depictions of Russian everyday life, Chekhov's characters drift between humour, melancholy, artistic ambition, and death. Some of his best-known works include the plays "Uncle Vanya", "The Seagull", and "The Cherry Orchard", where Chekhov dramatizes and portrays social and existential problems. His short stories unearth the mysterious beneath the ordinary situations, the failure and horror present in everyday life. Contrary to pop culture belief, Chekhov was neither a gun enthusiast or a crew member of the USS Enterprise in Star Trek.
Antithèse de l'hagiographie, ce livre porte un regard froid, lucide, sans concession ni complicité aucune, sur ce chanteur singulier, ce personnage complexe qu'est Charlélie Couture. Ici, la vie et la personnalité de l'artiste sont reconstituées, grâce à la mémoire des autres. Bâti sur le mode d'une enquête de faits divers, cet ouvrage s'appuie sur de nombreux témoignages. Famille, enseignants, amis, ennemis, musiciens, médecin, premier flirt, etc., ont ainsi raconté leur Couture tantôt émouvant, passionnant, fort, tantôt vulnérable et autoritaire. Un livre différent ? Sûrement. Il présente en tout cas le précieux avantage de refuser la caricature et l'admiration aveuglante. Bien plus qu'une simple biographie, ce texte est aussi une réflexion sur la dualité entre le comportement des artistes, et l'image qu'ils voudraient donner d'eux-mêmes...
« Pourquoi ai-je choisi Roger Vailland ? Ce n'est pas moi qui l'ai choisi ; c'est lui qui m'a choisi. Ou, tout au moins, j'en ai, depuis quelque temps, ressenti la prétentieuse et mégalomane impression. Je m'explique. En rédigeant ce texte, j'ai pris conscience qu'au fil des années, trop de coïncidences nous réunissaient, nous unissaient, lui l'écrivain, moi le lecteur. Dans le désordre : son lieu de naissance (Acy-en-Multien), en Picardie, comme moi ; Acy-en-Multien à quinze kilomètres de Silly-le-Long, petit village où résidait mon arrière-grand-mère et où ma mère fut élevée ; son lieu d'adolescence (Reims) et j'ai passé mes vacances d'enfant et d'adolescent au château de Sept-Saulx, dans la Marne, à 21 kilomètres de Reims (mon grand-père maternel y était jardinier) ; la profession de journaliste nous est commune, de même que notre intérêt pour la condition ouvrière, les femmes et l'alcool. Le fait que j'ai été amené, par hasard, à connaître ses amis chers (Jacques-Francis Rolland, Jean-Jacques Brochier) ; ils devinrent les miens. Ils me manquent. Mais, au fond, tout ceci n'est rien. Je pense que Roger Vailland est l'un des plus grands stylistes français. J'aime également qu'il fût un hussard rouge. Un homme de gauche, d'une vraie gauche extrême, qui, jamais, ne fit la morale, et jamais ne négligea le plaisir. C'est si rare... Une manière d'aristocrate, adorateur de nos meilleurs écrivains : Laclos, Stendhal, Diderot, Bernis. » Philippe Lacoche La collection Duetto invite écrivains et critiques à évoquer leur grande passion littéraire, à parler d'un auteur qu'ils admirent, qu'il s'agisse d'un maître disparu depuis longtemps ou d'un contemporain qu'ils ont eu la chance de rencontrer.
Septembre 1968 : Delphine, couettes blondes, K-way vert, fait sa rentrée dans le collège d'une petite ville ouvrière. Jérôme entre en 5e. Pour lui, c'est le coup de foudre : il se prend pour le grand Meaulnes ; elle sera son Yvonne de Galais. Elle l'ignore tout d'abord, et leur amour mettra quelques années à éclore.Bien des années après, Jérôme, sexagénaire fatigué et mélancolique, revient sur les lieux de ce premier amour. Tout a changé. Pourquoi leur histoire a-t-elle tourné court ? Serait-ce à cause de Jean Martin, étrange séducteur au visage meurtri et douloureux, passionné de théâtre, qui s'était inséré au sein de leur couple ? Ou à cause de leurs oncles, chefs locaux de la Résistance, gardiens jaloux de leur passé ?Pour lever ces mystères et calmer ses remords, un matin de décembre 2012, Jérôme prend sa voiture et part retrouver Delphine et les lieux clés de leur amour. Vite, agir avant que la neige ne recouvre tout de son silence... Peut-être n'est-il pas trop tard pour comprendre ?
Lors d'une séance de signature de son dernier livre à Amiens, le narrateur apprend que Clara, une jeune fille qu'il a aimée, est morte depuis vingt ans. Il la croyait mariée, mère de famille. Il éprouve un choc... Il la revoit, gaie, délurée, apprentie hippie au cours des seventies, au côté de son amie Katia, morte elle aussi dans un accident de voiture. Le narrateur, perturbé, erre dans la ville, et finit par appeler son copain Pierrot qui, lui aussi, les a connues. Les deux amis se retrouvent, se remémorent des souvenirs. Les boums. L'histoire amoureuse du narrateur et de Clara. Puis sa liaison avec Katia. Un jour, un représentant de commerce, vulgaire, aviné, se vante d'avoir " cueilli " une jeune auto-stoppeuse qui s'est offerte à lui. C'était Clara. Le narrateur la revoit un peu plus tard, vers 1980, amaigrie, au Golf Drouot, à Paris, une nuit. Ce fut là leur dernier contact.Le narrateur s'apprête à quitter la maison de Pierrot. Il s'enfonce dans la nuit. Dans le silence où se balancent, ballottés par le vent, les rires de Clara et de Katia. Comme des rires qui s'éteignent.