Peggy Larrieu
Peggy Larrieu
À l'heure actuelle, les données des neurosciences bénéficient d'un intérêt grandissant en matière pénale, à travers ce qu'il est convenu d'appeler le "neurodroit". De manière générale, le système judiciaire peut faire appel aux sciences du cerveau à des fins préventives, répressives ou thérapeutiques. Cependant, si les applications des neurosciences peuvent contribuer à la prévention et à la répression du phénomène criminel, ne risquent-elles pas, à plus ou moins long terme, de bouleverser les principes fondamentaux de la justice et du droit ?
La crise sanitaire révèle les failles béantes de nos sociétés : elle agit comme un révélateur au sens de précipité chimique. Nous nous retrouvons tous démunis. À l'évidence, le coronavirus est un accélérateur d'entropie. Cette entropie que nous refusions d'accepter, que nous avons cherché à éradiquer par tous les moyens, cette entropie qui est la cible des utopies transhumanistes, la voilà qui ressurgit de façon violente.