Paul Cézanne
Paul Cézanne
L'amateur de Balzac se heurte plus souvent qu'on ne croit au paradoxe d'un texte jamais plus difficile à cerner que quand il se désigne lui-même, qui inscrit sa signification dans ses transformations et dans ses dérobades, qui accueille fausses pistes, contradictions et des structures narratives sous-jacentes souvent incompatibles avec le programme narratif nécessaire. Histoires promises et pas tout à fait racontées, histoires virtuelles, histoires frustrantes qui voient disparaître héros et illusions de cohérence, les histoires de La Comédie Humaine méritent d'être lues avec une prudence, voire une méfiance qui permet d'en détecter les délicieux écueils. L'amateur de Balzac se heurte plus souvent qu'on ne croit au paradoxe d'un texte jamais plus difficile à cerner que quand il se désigne lui-même, qui inscrit sa signification dans ses transformations et dans ses dérobades, qui accueille fausses pistes, contradictions et des structures narratives sous-jacentes souvent incompatibles avec le programme narratif nécessaire. Histoires promises et pas tout à fait racontées, histoires virtuelles, histoires frustrantes qui voient disparaître héros et illusions de cohérence, les histoires de La Comédie Humaine méritent d'être lues avec une prudence, voire une méfiance qui permet d'en détecter les délicieux écueils.
Paul Cézanne aimait passer pour un simple, un rustique, un bougon. En réalité, peu de peintres ont réfléchi autant que lui à leur art, et avec une originalité intellectuelle incomparable. Nous en conservons un témoignage unique grâce aux conversations qu'il a eues avec un autre Aixois, Joachim Gasquet (de qui il a peint le portrait, aujourd'hui au musée national de Prague), publiées par celui-ci en 1921, en annexe de son essai Cézanne, dont la dernière édition, épuisée, date de 1983. Voici, pour la première fois publiées séparément, ces entretiens dont l'importance est cruciale pour la compréhension de l'oeuvre de Cézanne en particulier et de la peinture en général ; Gilles Deleuze les cite fréquemment dans son cours de peinture récemment publié. Mises en scènes, vivantes, elles débordent d'observations incomparables. « La nature, je voulais la copier, je n'arrivais pas. Il fallait représenter par autre chose... par la couleur. » Les propos géniaux d'un grand peintre qui conclut : « Je veux mourir en peignant. »
On connaît Cézanne le peintre, fondateur d'une modernité esthétique qui a profondément marqué le XXe siècle. On connaît moins l'épistolier, qui n'est pas moins important. De 1858 à sa mort, en 1906, il n'a cessé d'écrire des lettres. Intimes, amicales, intellectuelles, elles sont essentielles pour comprendre l'homme, avec son impétuosité, ses souffrances et sa générosité. Particulièrement émouvantes sont celles qu'il adresse à son plus vieil ami, Emile Zola. (Les réponses de Zola sont comprises dans le volume). On rencontrera un artiste qui réfléchit sur son art : qu'il s'adresse à Pissarro (avec affection) ou au surintendant des Beaux-Arts (avec violence), c'est toujours pour la plus grande gloire de la peinture. Un livre essentiel, qui comprend l'intégralité des lettres du peintre.
Deux grands artistes, l'un peintre, l'autre écrivain. Deux amis de toujours et pour toujours. Leur amitié a débuté en 1853 ou 1854, au lycée d'Aix, et résistera longtemps à l'éloignement. Entre Cézanne et Zola, ce ne fut pas seulement une forte complicité de jeunesse, de proximité géographique ou de milieu, mais un même choix de sujets, de communautés d'artistes, de refus des académismes et des conventions, une même compréhension de l'époque. Leur correspondance, publiée jusqu'ici séparément, n'avait jamais été rassemblée ni confrontée. Pourtant, ces cent quinze lettres - malgré les pertes et les années manquantes - témoignent de leur dialogue entre 1858 et 1887 : leur sens véritable ne réside pas seulement dans leurs allusions aux événements de la vie privée ou de la vie sociale de chacun, mais dans leur existence même, et dans les autres échanges qu'elles présupposent, dont la trace s'est perdue. Si John Rewald, le premier éditeur de la correspondance de Zola en 1937, a pu affirmer jusqu'ici que les deux hommes s'étaient brouillés à la suite de la publication de L'OEuvre - pour le critique, le personnage de Lantier et son échec représentaient Cézanne et le sien -, une nouvelle lettre retrouvée en 2013, postérieure à celle de la "rupture", vient remettre en question toutes les thèses établies. C'est sous ce nouvel éclairage rendu possible par la recherche littéraire qu'Henri Mitterand nous guide à travers l'oeuvre picturale et l'oeuvre romanesque des deux artistes.
Deux grands artistes, l'un peintre, l'autre écrivain. Deux amis de toujours et pour toujours. Leur amitié a débuté en 1853 ou 1854, au lycée d'Aix, et résistera longtemps à l'éloignement. Entre Cézanne et Zola, ce ne fut pas seulement une forte complicité de jeunesse, de proximité géographique ou de milieu, mais un même choix de sujets, de communautés d'artistes, de refus des académismes et des conventions, une même compréhension de l'époque. Leur correspondance, publiée jusqu'ici séparément, n'avait jamais été rassemblée ni confrontée. Pourtant, ces cent quinze lettres - malgré les pertes et les années manquantes - témoignent de leur dialogue entre 1858 et 1887 : leur sens véritable ne réside pas seulement dans leurs allusions aux événements de la vie privée ou de la vie sociale de chacun, mais dans leur existence même, et dans les autres échanges qu'elles présupposent, dont la trace s'est perdue. Si John Rewald, le premier éditeur de la correspondance de Zola en 1937, a pu affirmer jusqu'ici que les deux hommes s'étaient brouillés à la suite de la publication de L'OEuvre - pour le critique, le personnage de Lantier et son échec représentaient Cézanne et le sien -, une nouvelle lettre retrouvée en 2013, postérieure à celle de la "rupture", vient remettre en question toutes les thèses établies. C'est sous ce nouvel éclairage rendu possible par la recherche littéraire qu'Henri Mitterand nous guide à travers l'oeuvre picturale et l'oeuvre romanesque des deux artistes.
L'inspecteur Sonchaï Jitpleecheep est chargé d'enquêter sur un meurtre sanglant commis dans un quartier chaud de Bangkok. Frank Charles, célébrissime réalisateur de Hollywood, a été assassiné de manière barbare : l'homme a été éventré, trépané, et une partie de son cerveau a semble-t-il terminé dans l'estomac de son agresseur. Même si la résolution de cette affaire spectaculaire pourrait lui valoir une promotion, Sonchaï a d'autres soucis en tête. Voilà des mois qu'il est devenu le consigliere de Vikorn, son patron dans la police et mafieux à ses heures perdues, et qu'il se rend à Katmandou pour acheter de l'héroïne à un lama tibétain charismatique en exil au Népal. Le temps où Sonchaï Jitpleecheep était le seul policier intègre du pays est bel et bien révolu...
« Il y a deux sortes de peinture : la peinture bien couillarde, la mienne, et celle des ottres. » Peintre inclassable, Paul Cézanne (1839-1906) est un provocateur qui a du « temmpérammennte ». Longtemps refusé aux Salons officiels, ce misanthrope s'en prend aux critiques, à ses confrères et cherche à se démarquer des courants, tant réaliste qu'impressionniste ou néo-impressionniste dans lesquels on voudrait l'enfermer. Dans ces propos choisis, surgit un Cézanne « brut de brut » qui parle avec l'accent du Midi et critique vertement la peinture et les institutions de son époque.