Michel Schneider
Michel Schneider
Freud l'affirme sans cesse : les grands littérateurs ont devancé la psychanalyse dans le dévoilement de l'âme humaine. À son tour, divisé, dédoublé entre ceux qu'il lit ou écrit et ceux qu'il entend, l'auteur adresse sa quête d'un sens des mots « lus et entendus » et, à travers eux, celui de sa propre histoire, aux deux instances - psychanalyse et littérature - auxquelles sa vie intellectuelle fut et reste soumise. Non sans marquer clairement les différences d'objet, d'approche ou de style qui requièrent l'écriture de l'une et de l'autre. Il ne s'agit pas de psychanalyser l'inconscient des livres, encore moins celui de leurs auteurs, mais en quelque sorte de se laisser analyser par ce qu'ils nous disent d'eux-mêmes, du monde et de nous qui lisons notre propre « livre intérieur », comme dit Proust, à travers les leurs, dans nos journées, nos nuits, nos vies de lectures. Cet ouvrage se compose de sept chapitres consacrés à des oeuvres de Nabokov, Freud, Henry James, Schnitzler, Pessoa, Rancé et Proust, suivis de deux textes, l'un sur les liens problématiques entre écriture littéraire et psychanalytique, l'autre sur ceux entre le crime et les artistes - en particulier les écrivains.
Comme par hasard, notre système éducatif continue sa descente inexorable dans les palmarès internationaux. Comme par hasard, nos organisations se trouvent confrontées à trouver des économies et des gains de productivité par une quête désespérée de solutions technologiques démesurément complexes dans lesquelles, ensuite, elles se perdent. Comme par hasard, nos sociétés occidentales ont de plus en plus de mal à trouver un modèle social gagnant-gagnant. Et s'il n'y avait pas de hasard ? La plupart des spécialistes de l'Éducation et de la Formation défendent avec acharnement un modèle trop exclusivement fondé sur les connaissances. De même, côté entreprises, on promeut fréquemment en tant que managers des experts qui ont réussi mais qui se trouvent ensuite en difficulté quand il s'agit de sortir de leur expertise initiale. Trop souvent, on construit une équipe sur des talents individuels qu'on se contente ensuite de juxtaposer. Et si nous remettions en cause, tant qu'il en est encore temps, nos manières cloisonnées de réfléchir ? Enseignants et managers ne sont-ils pas, en grande partie, des praticiens d'un même métier : faire vivre un collectif pour développer des apprentissages au service de la société ? Il existe des réponses simples pour changer la donne. L'auteur les a trouvées en faisant son propre chemin : dans le monde de la formation - jusqu'à créer et diriger une école d'ingénieurs qui forme autrement - puis dans le monde du management, en devenant coach de managers et d'équipes qui fonctionnent différemment. Il convoque également des spécialistes de la pédagogie, du coaching et de l'intelligence collective qui confortent sa réflexion. Il nous invite ainsi à trouver nos propres « clés » pour nous prendre en main sans attendre. L'ouvrage s'adresse tant aux enseignants et formateurs qu'aux managers et dirigeants d'entreprises et d'organisations. Il intéressera également les consultants et les coachs amenés à accompagner des organisations et des équipes, les parents, les bénévoles d'associations et toute personne qui veut dynamiser le travail en équipe.
Lacan, diabolisé par les uns, canonisé par les autres, continue de répandre son aura sur ceux qui lui aliènent leur être. « Nul n'y gagna, tous y perdirent, / Celui qu'ils craignaient fut le maître », dit La Fontaine. Les multiples faces de son personnage, séducteur, méprisant, violent dans ses paroles et parfois ses gestes, son style d'écriture comme son style de vie, ont le plus souvent conduit soit à la soumission, soit au rejet. De sorte que les articles réellement critiques sur son oeuvre sont finalement rares. Théories, proférations, rhétorique et paradoxes, le fauve a exercé une incroyable fascination qu'il est temps d'analyser vingt ans après.« Regardant ce Lion comme un terrible sire », Michel Schneider, qui s'engagea d'abord passionnément dans son sillage, a publié depuis 1980 des textes d'une justesse critique incomparable. La réunion de ces textes a un effet saisissant... « Amour est un étrange maître. »
Michel Schneider est mort le 21 juillet 2022, laissant derrière lui un texte : Ma vie avec Joseph Conrad. "Sera-t-il mon dernier opus ? D'où la tentation de l'inachever pour vivre encore après ces pages laissées en plan", écrivait-il. C'est la lettre posthume et bouleversante d'un écrivain qui, lisant et relisant depuis l'adolescence l'auteur d'Au coeur des ténèbres, évoque la place de la littérature dans sa vie, mais aussi ce qui a constitué sa vie d'homme : la famille, les femmes, la psychanalyse, la musique. Il se remémore, à travers Conrad, ses rêves et ses cauchemars, ses vivants et ses morts, ses voyages (intérieurs). "Je suis écrivain parce que je suis un pianiste raté", ajoutait-il. Ma vie avec Joseph Conrad est suivi ici de la réédition de Glenn Gould, piano solo, publié originellement dans la collection "L'un et l'autre" de J.-B. Pontalis. Antoine Compagnon, de l'Académie française, qui a été son ami dès leurs années d'étudiants, a donné une préface à ce volume : en manière d'hommage, il nous invite dans sa vie avec Michel Schneider, qui devient par ricochet un peu la nôtre.
Michel Schneider est mort le 21 juillet 2022, laissant derrière lui un texte : Ma vie avec Joseph Conrad. "Sera-t-il mon dernier opus ? D'où la tentation de l'inachever pour vivre encore après ces pages laissées en plan", écrivait-il. C'est la lettre posthume et bouleversante d'un écrivain qui, lisant et relisant depuis l'adolescence l'auteur d'Au coeur des ténèbres, évoque la place de la littérature dans sa vie, mais aussi ce qui a constitué sa vie d'homme : la famille, les femmes, la psychanalyse, la musique. Il se remémore, à travers Conrad, ses rêves et ses cauchemars, ses vivants et ses morts, ses voyages (intérieurs). "Je suis écrivain parce que je suis un pianiste raté", ajoutait-il. Ma vie avec Joseph Conrad est suivi ici de la réédition de Glenn Gould, piano solo, publié originellement dans la collection "L'un et l'autre" de J.-B. Pontalis. Antoine Compagnon, de l'Académie française, qui a été son ami dès leurs années d'étudiants, a donné une préface à ce volume : en manière d'hommage, il nous invite dans sa vie avec Michel Schneider, qui devient par ricochet un peu la nôtre.
Une boîte à mégots bricolée par Picasso, une eau-forte de Tiepolo... une collection ouvre sur un monde grandiose ou minuscule qu'un homme a constitué par un mélange d'extravagance et d'entêtement. Pierre Le-Tan fait parler ici sa mémoire : il évoque des figures fascinantes ou troubles par des histoires douces et étranges. « La collection que je connais le mieux et dont il m'est le plus difficile de parler est évidemment la mienne. Elle est insaisissable. J'ai possédé, je peux le dire, des milliers d'objets. Même si aujourd'hui la plupart ne sont plus que des souvenirs, je continue à chercher, à trouver, à acquérir. L'acquisition étant, pour une raison mystérieuse, l'acte le plus important, comme celui du joueur qui lance un dé. L'idée de spéculation ne m'a jamais effleuré, ni celle de "décoration". Collectionner m'est à la fois indispensable et parfaitement inutile. »
Une boîte à mégots bricolée par Picasso, une eau-forte de Tiepolo... une collection ouvre sur un monde grandiose ou minuscule qu'un homme a constitué par un mélange d'extravagance et d'entêtement. Pierre Le-Tan fait parler ici sa mémoire : il évoque des figures fascinantes ou troubles par des histoires douces et étranges. « La collection que je connais le mieux et dont il m'est le plus difficile de parler est évidemment la mienne. Elle est insaisissable. J'ai possédé, je peux le dire, des milliers d'objets. Même si aujourd'hui la plupart ne sont plus que des souvenirs, je continue à chercher, à trouver, à acquérir. L'acquisition étant, pour une raison mystérieuse, l'acte le plus important, comme celui du joueur qui lance un dé. L'idée de spéculation ne m'a jamais effleuré, ni celle de "décoration". Collectionner m'est à la fois indispensable et parfaitement inutile. »
Dans ce voyage autour de sa bibliothèque, celui qui se nomme lui-même l'homme aux livres expose une maladie étrange. Porté par un même désir vers les femmes et les livres, longtemps il s'était couché tard, prenant les unes pour les autres. Et l'inverse. Devenu vieux, marchant dans sa chambre-bibliothèque parmi et parfois sur les livres, il croise des amis écrivains perdus et retrouvés : Montaigne, Pascal, Flaubert, Sartre, Proust... L'homme aux livres est l'autoportrait d'un écrivain qui se regarde au miroir de ses livres. Non tant ceux qu'il a écrits que ceux qui l'ont écrit. On ne trouvera pas ici un éloge béat de la lecture, ni un réquisitoire contre les livres, accusés d'atteinte à la vie bonne et simple des corps. Non plus un Requiem sur la disparition du lecteur assassiné par les images numérisées. Ni un adieu aux livres, marotte d'un auteur à la recherche de son moi perdu. Se traitant lui-même comme un cas pathologique (le titre évoque les cas célèbres de Freud : L'homme aux loups, L'Homme aux rats), l'auteur raconte avec mélancolie et humour la vie d'un bibliomane.
Dans ce voyage autour de sa bibliothèque, celui qui se nomme lui-même l'homme aux livres expose une maladie étrange. Porté par un même désir vers les femmes et les livres, longtemps il s'était couché tard, prenant les unes pour les autres. Et l'inverse. Devenu vieux, marchant dans sa chambre-bibliothèque parmi et parfois sur les livres, il croise des amis écrivains perdus et retrouvés : Montaigne, Pascal, Flaubert, Sartre, Proust... L'homme aux livres est l'autoportrait d'un écrivain qui se regarde au miroir de ses livres. Non tant ceux qu'il a écrits que ceux qui l'ont écrit. On ne trouvera pas ici un éloge béat de la lecture, ni un réquisitoire contre les livres, accusés d'atteinte à la vie bonne et simple des corps. Non plus un Requiem sur la disparition du lecteur assassiné par les images numérisées. Ni un adieu aux livres, marotte d'un auteur à la recherche de son moi perdu. Se traitant lui-même comme un cas pathologique (le titre évoque les cas célèbres de Freud : L'homme aux loups, L'Homme aux rats), l'auteur raconte avec mélancolie et humour la vie d'un bibliomane.
En mars 1921, quand les plaisirs et les jours viennent à manquer, Marcel Proust, entrant dans la phase finale du Temps retrouvé, écrit une étrange lettre à un jeune lecteur inconnu, Thiébault Sisson. Il y joint un article d'une dizaine de pages, sur À la recherche du temps perdu. Croyant sans doute qu'on n'est jamais mieux critiqué que par soi-même, il souhaite le faire publier anonymement sous l'intitulé : L'Esthétique de Marcel Proust. Proust par Proust, donc, mais sans son nom. L'auteur et l'homme qui vit et meurt sont deux. L'auteur, c'est toujours l'autre, écrivait-il dans Contre Sainte-Beuve jamais publiée, cette analyse, dit-il, "le seul document valable sur son roman". Elle livrera "le secret de son oeuvre et de sa composition". C'est ce texte inédit qui sert de noyau à la réflexion de Michel Schneider, qui se fait le double de Proust pour nous montrer un étrange ballet d'ombres où l'on voudrait ne pas être celui qu'on est, et vivre sur le papier ce qu'on ne vivra jamais, et qui s'appelle le roman. Prix du Cercle littéraire Proustien 2015
En mars 1921, quand les plaisirs et les jours viennent à manquer, Marcel Proust, entrant dans la phase finale du Temps retrouvé, écrit une étrange lettre à un jeune lecteur inconnu, Thiébault Sisson. Il y joint un article d'une dizaine de pages, sur À la recherche du temps perdu. Croyant sans doute qu'on n'est jamais mieux critiqué que par soi-même, il souhaite le faire publier anonymement sous l'intitulé : L'Esthétique de Marcel Proust. Proust par Proust, donc, mais sans son nom. L'auteur et l'homme qui vit et meurt sont deux. L'auteur, c'est toujours l'autre, écrivait-il dans Contre Sainte-Beuve jamais publiée, cette analyse, dit-il, "le seul document valable sur son roman". Elle livrera "le secret de son oeuvre et de sa composition". C'est ce texte inédit qui sert de noyau à la réflexion de Michel Schneider, qui se fait le double de Proust pour nous montrer un étrange ballet d'ombres où l'on voudrait ne pas être celui qu'on est, et vivre sur le papier ce qu'on ne vivra jamais, et qui s'appelle le roman. Prix du Cercle littéraire Proustien 2015
Série « Secrets et rivalités » - Tome 1 & 2 / 4 À Sunset Ranch, désir et sentiments mènent la danse... Retour à Sunset Ranch, Charlene Sands De retour à Sunset Ranch, après douze ans, Sophia est aussi émue qu'inquiète. C'est là que Logan Slade lui a offert son premier baiser - un instant de rêve qui s'est vite transformé en cauchemar quand il l'a rejetée aussitôt après... Hélas, revoir Logan est un nouveau choc pour Sophia. Non seulement sa beauté la trouble toujours autant, mais cet homme, furieux qu'elle ait hérité des terres de sa famille, semble résolu à lui mener la vie dure... Une nuit à Sunset ranch, Charlene Sands C'est le coeur battant qu'Audrey parcourt la route qui doit la conduire à Sunset Ranch. Enfin, elle va pouvoir s'expliquer avec Luke. Lui dire combien elle regrette d'avoir quitté son lit après la nuit d'extase qu'ils ont partagée un mois plus tôt. Luke comprendra qu'elle ait paniqué. Hélas, lorsque Audrey retrouve Luke, la réaction de ce dernier la plonge dans une profonde détresse. L'homme qu'elle aime en secret depuis l'adolescence a tout oublié de leurs ébats... Romans réédités
Dans la vie d'un lecteur, certains auteurs occupent une place à part : lectures inaugurales, compagnons de tous les jours, sources auxquelles on revient. La collection « Les auteurs de ma vie » invite de grands écrivains d'aujourd'hui à partager leur admiration pour un classique, dont la lecture a particulièrement compté pour eux. De Pascal, Michel Schneider a choisi de faire le portrait, non d'un visage, mais d'une écriture ; non d'un croyant, mais d'un auteur. Il fait entendre les mots de la dramaturgie pascalienne, repris et entrelacés, dans des motifs presque musicaux : ordre, vérité, coeur, figure, preuve, Dieu. « Pascal n'est personne. Il est celui qui ne sait pas qui il est mais qui le sait mieux que personne. Il est chacun de nous. Écrites pour lui seul, amères, sévères, les Pensées parlent à tous ceux qui ont souffert, désiré, perdu. » Psychanalyste et écrivain, Michel Schneider a notamment publié Glenn Gould piano solo (1988), Musiques de nuit (2001), Schumann, les voix intérieures (2006) et Prima Donna (2001).
L'opéra est sexuel de part en part. La voix définit un rôle dans la scénographie du désir et de l'amour, et les quatre tessitures (basse, contralto, ténor, soprano) inscrivent la scène du complexe d'OEdipe aussi sûrement que le jeu des familles : le père, la mère, le fils et la fille. En suivant Michel Schneider dans l'analyse d'une quinzaine d'opéras, nous découvrons ces jeux archaïques de l'inconscient entre le sens et le son. Parmi les ombres inquiétantes où se cherche le désir masculin, avec Carmen, Orphée ou Vanessa, c'est une voix des origines que font entendre sur la scène de l'opéra les trois figures que Freud avait mises en lumière dans les mythes et les tragédies : la mère, l'amante et la mort. Dans le deuil éclatant de son destin, à chacune sa voix. Toujours "étrangère, incompréhensible, inaccessible", comme Freud disait de la musique. Psychanalyste et écrivain, Michel Schneider a notamment publié Glenn Gould piano solo (1988), Musiques de nuit (2001), Schumann, les voix intérieures (2006) et Prima Donna (2001).
Trente mois durant, de janvier 1960 au 4 août 1962, ils formèrent le couple le plus improbable : la déesse du sexe d'Hollywood, Marilyn Monroe, et le psychanalyste freudien strict, Ralph Greeson. Elle lui avait donné comme mission de l'aider à jouer au cinéma, de l'aider à se lever, de l'aider à ne pas mourir. Il s'était donné comme mission de l'entourer d'amour, de famille, de sens, comme un enfant en détresse. Il voulut être sa peau, mais pour avoir été la dernière personne à l'avoir vue vivante et la première à l'avoir trouvée morte, on l'accusa d'avoir eu sa peau. « Je suis une vraie blonde, disait Marilyn à Truman Capote. Mais personne ne l'est naturellement comme ça. » Ce roman est comme les cheveux de Marilyn, vraiment faux. Contrairement à l'avertissement désuet des romans et des films, ici, tous les personnages évoqués et les faits rapportés ont existé. Les citations de leurs récits, notes, dictées, lettres, films, articles, entretiens, livres, etc., sont leurs propres mots. « Mes premiers plans sont inventés et mes fonds réels », disait Flaubert à propos de L'Education sentimentale.
"Nous travaillons dans les ténèbres, nous faisons ce que nous pouvons, nous donnons ce que nous avons. Notre doute est notre passion, et notre passion est notre devoir. Le reste est la folie de l'art." C'est ce que Henry James fait dire à Dencombe, écrivain célèbre, dans la nouvelle Entre deux âges. Dans The Ghost Writer, roman de Philip Roth, cette phrase est épinglée au-dessus du bureau où écrit Lonoff, écrivain fantôme, l'un de ses doubles. Elle était aussi collée au-dessus du pupitre de Roth, le 5 septembre 2012, lorsqu'au cours d'un entretien il m'annonça qu'il n'écrirait plus jamais. Cette devise de l'écrivain tel que je le vois ou que je me vois, quand il m'arrive de croire que je le suis, m'a poursuivi de livre en livre et d'auteur en auteur durant mes séjours chez Melville, Kafka, Musil, Flaubert, Baudelaire... Dans ces essais sur la littérature, la psychanalyse s'est souvent invitée entre les lignes, mais non comme une série de clefs ouvrant les portes du mystère de la création. Ce n'est pas elle qui éclaire la littérature, mais l'inverse. Après Baudelaire, les années profondes (1994), Maman (1999), Morts imaginaires (2003), Lu et entendu (2013) et L'auteur, l'autre, Proust et son double (2014), Michel Schneider poursuit son voyage au bout de la nuit des écrivains. Il rassemble, écrits dans le noir, des essais littéraires dispersés et publiés en revues depuis trente ans.
Une politique sans narcissisme n'existe pas. Une politique du narcissisme est une ruine matérielle et morale.
Une politique sans narcissisme n'existe pas. Une politique du narcissisme est une ruine matérielle et morale.
« Il y a des histoires qui veulent être racontées. J'écris celle de mon frère comme en un miroir. Mais on ne sépare pas d'un miroir l'image qui s'y reflète. »M.S.Comme une ombre, c'est l'histoire de deux frères, Michel et Bernard, de leur enfance, de leur rivalité secrète, de leur impossible amour. D'effrayantes symétries entre les objets, les noms, les guerres, les amours. Des images obsédantes : une piscine municipale au bord de la Seine, un dancing, une caserne à Blida, un été espagnol... Et la mystérieuse L.Michel Schneider raconte ici l'enquête du narrateur sur les traces de son double perdu : la guerre d'Algérie et ses douleurs, la musique et ses consolations, les femmes partagées - à commencer par la mère -, le désir, la trahison. Il explore le plus intime et confie la difficulté de grandir privé de son ombre.Cherchant les mots qu'il ne lui a pas dits, et qui lui auraient ouvert ses bras, le survivant adresse au frère disparu une lettre qui ne lui parviendra pas.