Michel Feltin-Palas
Michel Feltin-Palas
« C'est quoi déjà le mot en français ? » Qui ne s'est pas déjà posé cette question... De fait, les anglicismes envahissent notre quotidien, nos dictionnaires, notre langue. Je n'ai pourtant rien contre l'anglais. Rien du tout. Je suis simplement un amoureux de la diversité culturelle. Or, nous sommes en train de passer d'un échange jubilatoire avec les langues du monde à la domination d'une seule d'entre elles, avec un risque réel de standardisation et d'uniformisation. Le problème n'est pas seulement linguistique. Il est aussi social et politique. Car si l'anglais est souvent considéré comme la langue de la modernité, il peut être aussi perçu comme celle de l'impérialisme et d'un capitalisme sans foi ni loi.
Pourquoi dit-on un « petit t-ami » et pas un « chat t-affamé » ? Pourquoi dit-on « quatre-vingts » et pas « trois-vingts » ? Pourquoi dit-on « grand-mère » et pas « grande-mère » ? Onomatopée, zeugme, argot, cédille, accent circonflexe ou tréma : la langue française ne cesse de nous surprendre. Ses anomalies comme ses originalités nous fascinent autant qu'elles nous agacent. Dans cet essai, Michel Feltin-Palas s'amuse à décortiquer notre langue, examine minutieusement ; ses rouages, ses emprunts, ses évolutions historiques et ses multiples curiosités linguistiques. Un concentré de culture générale tout en légèreté.
Dans l'esprit d'une majorité de Français, les langues dites régionales ne seraient que des « patois », de vulgaires déformations du français, de vagues idiomes tout juste bons à décrire des banalités. Pourquoi devraient-ils s'émouvoir de leur effacement ? Or, tous les linguistes le savent : le basque, le breton, l'alsacien, le corse, le picard et les autres, n'ont rien à envier au français, à l'anglais, à l'arabe ou au mandarin. La seule différence entre les « petites langues » et les autres, c'est que les premières n'ont pas eu la chance de devenir des langues officielles d'un État. Cet ouvrage affiche une ambition assumée : réconcilier la France avec sa diversité. Pour que le français reste notre langue commune, sans devenir notre langue unique.
Pourquoi, en France, un seul accent est-il jugé " normal " ? Pourquoi n'entend-on jamais ou presque à la télévision ou à la Comédie-Française les intonations du Gers, du Nord, d'Alsace ou de Corse ? Et qui s'est arrogé le pouvoir de définir la " bonne " manière de parler ? Il existe en France une discrimination par les accents. Elle se traduit souvent par des moqueries, parfois par l'impossibilité d'accéder à certains métiers, que ce soit dans l'audiovisuel ou le cinéma, le monde des affaires ou l'université... Jean-Michel Aphatie est l'un des rares journalistes à faire carrière à la radio et à la télévision " malgré " son accent basque. Michel Feltin-Palas est un amoureux des langues de France et de la diversité culturelle. Tous deux délivrent des témoignages émouvants et un diagnostic choc sur cette discrimination méconnue, source de souffrances psychologiques plus graves qu'on ne le croit et qui concerne près de trente millions de personnes.
Voici les secrets d'un couple qui a occupé le devant de la scène politique pendant près de quarante ans. Un véritable roman d'amour et d'ambition ! Où l'on découvre comment Bernadette a su imposer à ses parents un mariage dont ils ne voulaient pas ; comment Jacques, fils unique et adulé, s'est imposé comme le seul centre d'intérêt de sa propre famille, au point de peser lourdement sur le destin des siens ; comment, à l'Élysée, il a su utiliser la rivalité entre sa femme et sa fille cadette, Claude, pour mieux rester le seul patron. On comprend les raisons de ses désaccords avec son épouse concernant Sarkozy, Juppé ou Villepin. On rit en découvrant leur comportement extravagant en Corrèze, savant mélange d'engagement sincère et de clientélisme permanent. On saisit à quel point le drame traversé par leur fille Laurence a contribué à souder leur union. Et pourquoi, malgré les innombrables conquêtes de l'ancien Président, ce couple, dont la complicité a triomphé de toutes les tempêtes, n'a jamais cédé à la tentation du divorce.