Maud Lethielleux
Maud Lethielleux
Quand un homme nu surgit devant sa voiture en hurlant avoir vu un cadavre, Agatha Raisin se lance dans une enquête aussi déroutante que savoureuse.
Un télex d'Interpol en provenance d'Amsterdam un règlement de comptes en plein seizième arrondissement, dans lequel est impliqué Roberto, ex-soldat perdu et « roi du non-lieu », une agression inexplicable contre une jolie bourgeoise, violée et marquée de la « croix des vaches » comme une vulgaire prostituée, voilà qui suffit au commissaire Pierre Griffon pour flairer la grosse affaire... A laquelle ses supérieurs ne croient pas... Mais Pierre Griffon n'est pas pour rien à la tête du commando spécial de la Police des Moeurs. A partir de l'arrestation d'un petit voyou de banlieue, de la mise à sac d'un « clandé » mondain, des demi-confidences des frères Zanoum, caïds arrivés, et surtout de l'intrusion de Kikyo Learoy, jeune Asiatique aussi belle que mystérieuse, Savary, Gribo, Sophie Leclerc et leur patron en personne démonteront peu à peu le mécanisme d'un trafic de femmes et de drogue télécommandé depuis les Pays-Bas. Et c'est à Amsterdam, capitale du vice et de la drogue, que Pierre Griffon et ses étranges alliés affronteront enfin le terrifiant caïd du vice surnommé « le Dragon », dans l'horreur et dans le sang.
Moon a choisi la rue parce qu'elle a décidé d'être « elle-même dans ce monde où les gens sont devenus des autres ». Elle ne fait pas la manche, elle vend des sourires, et observe avec malice le manège des gens pressés. « Je dis : Avec cinquante centimes d'euros, qu'est-ce qu'on achète à notre époque ? J'insiste, il accélère, petite pirouette : Non sans déc', à ce prix, franchement, tu trouves des trucs intéressants à acheter ? Le type finit par s'arrêter, il se demande où je veux en venir, et c'est là que je sors le grand jeu, tutti et compagnie, je dis : Un sourire à ce prix-là, c'est pas cher payé ! Et j'attends pas qu'il accepte, je lui refourgue un petit sourire façon majorette à dentelles, épaules en arrière et tête haute. Le type soupire, il pense qu'il se fait avoir. Il n'a que dix centimes mais je lui fais quand même le sourire en entier. Je suis pas une radine. »Autour d'elle, il y a Michou et Suzie avec leur Caddie, Boule, son crâne rasé et sa boule de billard à dégainer en cas de baston, les kepons migrateurs avec leurs crêtes de toutes les couleurs, et surtout, il y a Fidji et ses projets sur Paname. Pour lui, elle a décidé d'écrire un roman, un vrai. Et il y a Slam qui sort de prison, Slam qui aime les mots de Moon et a une certitude : un jour, elle décrochera la lune...
Des parents pas drôles qui s'aiment trop et se disent tout. Comment les séparer pour bénéficier des avantages des enfants de divorcés ?
Moi j'aime bien l'idée du journal. Il paraît que personne ne lira ce que j'écris alors je peux tout dire, c'est pratique, j'aime bien tout dire quand personne ne peut l'entendre. Je sais pas ce que je peux raconter, si je dois dire mon âge et me présenter, par exemple écrire sur la première page « Bonjour, je m'appelle Malo, je viens d'arriver chez Marlène... » ou si je dois parler de ce qu'on fait tous les jours, ou plutôt de mes pensées, de mes rêves ou de mes cauchemars. Je sais pas si je peux parler de Jul et de Solam. Je sais pas si je dois expliquer pourquoi je suis là, toute façon, je suis pas sûr et certain de savoir
Capucine et Martin sont dans la même classe. Elle, belle, arrogante et intelligente, obsédée à l'idée de faire l'amour pour la première fois et lui, musicien perdu dans ses rêves, s'ignorent ; mais plus pour longtemps.