Marc-Olivier Fogiel
Marc-Olivier Fogiel
Un couple se ressoude sur le terrain d'une ancienne décharge ; une enfant s'éveille à la conscience de soi et aux horreurs du monde le jour d'une éruption volcanique ; et le long de la tristement célèbre « autoroute des larmes » en Colombie-Britannique, des femmes disparaissent.Les lieux, la géographie et les cultures qui s'y développent sont indissociables. En appliquant aux paysages une réflexion proche d'un parcours poétique fait de métaphores, de souvenirs personnels et d'analyse où l'émotion convoque la raison, Sarah de Leeuw met en parallèle dans ce recueil les individus et leur territoire.Voyage très personnel porté par une écriture poignante marquée au coin du spectre de la perte, Là où ça fait mal suggère une prise de recul et une approche de survie au présent, assorties de la responsabilité fondamentale de témoigner. La singularité et la portée des essais ici présentés ne laisseront personne indifférent.
Le témoignage coup de poing d'un ministre hors norme : premier avocat pénaliste à devenir garde des Sceaux, Éric Dupond-Moretti se livre sans concession sur ses quatre années passées place Vendôme. 4 ans, 2 mois et 17 jours : c'est le temps qu'a passé Éric Dupond-Moretti place Vendôme, un record sous la présidence d'Emmanuel Macron. Entre confidences exclusives et décryptage du milieu politique, l'ex-garde des Sceaux raconte les coulisses d'un monde feutré qu'il a voulu bousculer au nom de ses convictions. Sa relation avec Gérald Darmanin – qui lui succède place Vendôme –, le couple présidentiel, sa relaxe par la Cour de justice de la République, l'ancien avocat joue cartes sur table. Il revient aussi sur sa bataille pour faire évoluer une institution corporatiste, ses grandes réformes – inscription de l'IVG dans la Constitution, renforcement de la justice pénale –, ainsi que sur les affaires marquantes de son mandat, comme l'évasion sanglante du détenu Mohamed Amra. Il interroge le statut d'héroïne de Gisèle Pelicot et dénonce une exploitation des faits divers toujours plus grande, qui pousse la justice à céder au diktat de l'émotion. Enfin, avec son franc-parler, il alerte sur la montée des extrêmes, contre lesquels il s'est toujours battu. Poussé par l'exigence sans faille de Marc-Olivier Fogiel, il se dévoile sans filtre, avec la sincérité d'un homme que rien ne prédestinait à devenir ministre et qui a fait le choix de la politique sans jamais devenir politicien professionnel.
Ce livre est le premier récit intime de Marc-Olivier Fogiel sur un sujet qui lui tient à coeur et tient toute la société française en haleine, la gestation pour autrui. Avec son mari François, il est devenu père de deux petites filles nées d'une GPA éthique aux États-Unis. Il nous raconte les origines de cette décision, comment il a dépassé ses propres a priori et pris le parti de la famille. Les obstacles. Les inquiétudes. Les joies. Si le père de famille est un aventurier du monde moderne, comme l'a dit un penseur, être père par GPA est une aventure avec plus d'obstacles qu'aucune autre, et d'autant plus de bonheurs. Père, et mère. Hétérosexuel, gay, ou lesbienne. Il n'existe pas de modèle, qui ferait de la GPA un mode de procréation pour « bobos », comme disent ceux qui méprisent. Et voilà pourquoi ce livre est bien plus qu'un récit intime. Marc-Olivier Fogiel est allé à la rencontre de dizaines de Français, hommes et femmes de toute condition, à Paris et en province, pour raconter « d'autres GPA que la mienne », comme il dit. Loin des fantasmes, voici des faits. Un livre qui permet de se faire une opinion en connaissance de cause. Ecoutez les histoires de Jules et d'Alexandra, enseignants, de Mathieu, célibataire, et de Thierry et Pascal, qui vivent ensemble, de tant d'autres... Personnel et pédagogique, compatissant et combatif, dépassionné et passionnant, voici un livre majeur pour une société détendue - et qui l'est déjà plus qu'on ne veut bien le croire.